La newsletter qui est lue : fréquence, ton, appel à l’action
Chapitre 4.3 · Marketing digital
La newsletter qui est lue : fréquence, ton, appel à l’action
La newsletter garde votre nom en tête jusqu’au jour du projet. Une liste dans les règles, trois blocs courts, un objet précis, une seule action et un envoi qui arrive en boîte de réception. Fiche « Ma newsletter » à remplir.
Objectifs pédagogiques
Ce que vous allez apprendre
Constituer une liste dans les règles
Qui peut la recevoir, avec quelle information, comment se désinscrire.
Écrire une édition qui est lue
Une formule fixe, un objet précis, un expéditeur humain, un seul appel à l’action.
Envoyer et mesurer correctement
Un outil d’envoi, un domaine authentifié, des indicateurs fiables (clics, réponses, rendez-vous).
Introduction
Chaque trimestre, Claire envoie une « lettre » à ses clients. Elle l’écrit dans sa messagerie, colle quarante adresses en copie cachée et l’intitule « Newsletter Menuiserie Hervaux n° 7 ». Trois personnes répondent pour se désinscrire. Une partie des messages arrive dans les courriers indésirables. Personne ne lui parle jamais du contenu.
Un an plus tard, la même lettre porte un autre visage. Elle part d’un outil d’envoi, signée « Claire, Menuiserie Hervaux ». L’objet dit : « Refaire un accueil sans fermer : le planning de Versailles ». Elle tient en trois blocs, se lit en deux minutes et se termine par une question. Laurent répond : « On en parle en septembre ? »
La newsletter par e-mail est le canal le plus simple pour rester présent auprès de ceux qui vous connaissent, jusqu’au jour où leur projet démarre. Ce chapitre vous aide à constituer votre liste dans les règles, à écrire une édition qui est lue et à l’envoyer correctement. Vous repartirez avec la fiche de votre newsletter.
1. Pourquoi une newsletter par e-mail
Elle vous appartient. Votre liste d’e-mails, comme votre site, ne dépend d’aucune plateforme (chapitre 3.3). Personne ne peut décider qui la verra ni en changer les règles du jour au lendemain.
Elle va chercher le lecteur. Elle arrive dans la boîte de réception, au lieu d’attendre qu’on passe sur votre site ou dans un fil d’actualité.
Elle entretient la mémoire. En B2B, un projet mûrit pendant des mois (chapitre 1.3). Une lettre régulière fait que, le jour venu, c’est votre nom qui revient.
Et la newsletter LinkedIn ? Le chapitre 5.5 du parcours LinkedIn la présente. Elle est utile pour toucher votre réseau, mais vous ne gérez pas la liste de ses abonnés comme une liste à vous. Les deux se complètent : la newsletter LinkedIn pour faire connaître, la newsletter par e-mail pour garder le lien avec vos clients, prospects et prescripteurs.
Avec l’IA. Décrivez à un assistant d’IA vos clients, vos prescripteurs et vos prospects. Demandez-lui : « Qu’est-ce qui leur serait utile de recevoir de ma part une fois par trimestre ? Propose dix idées de rubriques. »
Exemples :
- Client ancien : il reçoit la lettre et pense à Claire pour son second site.
- Prescripteur : Élodie transmet la lettre à un client qui cherche une menuiserie.
- Prospect : Laurent, abonné après le téléchargement du planning type (chapitre 4.1), répond au bon moment.
2. Constituer sa liste dans les règles
Le principe : l’accord de la personne. La règle de la prospection par e-mail est fixée par l’article L34-5 du Code des postes et des communications électroniques et expliquée par la CNIL. Pour les particuliers, l’accord préalable est obligatoire, sauf exception. Entre professionnels, la loi est plus souple, mais l’accord reste la voie la plus sûre.
| Destinataire | Ce que dit la règle | Ce que nous recommandons |
|---|---|---|
| Particulier, pas encore client | Accord préalable obligatoire | Une case non cochée, cochée par la personne |
| Particulier déjà client | Envoi possible sans accord pour des produits ou services analogues, s’il a été informé lors de la collecte de son adresse et peut refuser | Lui demander son accord lors de la commande |
| Professionnel, sujet lié à son métier | Envoi possible sans accord préalable, s’il a été informé lors de la collecte de son adresse que celle-ci servirait à de la prospection et s’il peut refuser simplement | Lui demander son accord chaque fois que c’est possible |
| Toute personne | Un moyen simple et gratuit de se désinscrire dans chaque envoi, pris en compte sans délai | Idem |
La loi ne l’impose pas toujours entre professionnels, mais une liste de personnes qui ont dit oui lit davantage, se désinscrit moins et vous met à l’abri d’une plainte.
Qui peut donc recevoir votre lettre :
- les clients, informés lors de leur commande et libres de refuser ;
- les prospects qui l’ont demandée, en cochant la case de votre formulaire (chapitres 4.1 et 4.2) ;
- les professionnels qui vous ont donné leur adresse en sachant qu’elle servirait à vous écrire sur leur métier.
Les autres contacts, comme les cartes de visite d’un salon, ne s’inscrivent pas d’office : écrivez-leur personnellement pour leur proposer de s’abonner ; n’ajoutez que ceux qui acceptent.
Ce qu’on évite : acheter un fichier, ajouter toutes les cartes de visite d’un salon, importer ses contacts LinkedIn sans les prévenir. Même quand c’est permis, une liste de personnes qui ne vous ont rien demandé lit peu, se désinscrit beaucoup et fait classer vos envois en courriers indésirables.
Dans chaque envoi :
- l’expéditeur clairement identifié ;
- un lien de désinscription simple, pris en compte sans délai ;
- une ligne qui rappelle pourquoi la personne reçoit la lettre.
Dans votre registre des traitements, notez la liste, sa finalité et sa durée de conservation : par exemple, retirer les contacts qui n’ont rien ouvert ni cliqué depuis trois ans.
Avec l’IA. Donnez à un assistant d’IA la liste des sources de vos contacts (clients, formulaire, salons, cartes de visite). Demandez-lui de classer chaque source : « peut recevoir la lettre », « à qui demander l’accord », « à exclure ». Vérifiez ses réponses avec les règles de la CNIL.
Exemples :
- Peut recevoir : les clients des trois dernières années (informés lors de leur commande) et les prospects qui ont coché la case.
- À qui demander l’accord : les architectes rencontrés au salon, avec un e-mail personnel qui propose de s’abonner ; seuls ceux qui acceptent sont ajoutés.
- À exclure : un fichier de « 5 000 dirigeants d’Île-de-France » proposé à l’achat.
3. Une formule fixe, une fréquence tenable
La fréquence. Mieux vaut une lettre trimestrielle tenue qu’une lettre mensuelle abandonnée au troisième numéro. Commencez par le rythme que vous tiendrez sans effort, dans votre calendrier (chapitre 3.1). Passez au mois seulement si vous avez la matière.
Une formule fixe. Chaque édition suit le même plan. Le lecteur s’y retrouve ; vous l’écrivez plus vite. Pour une entreprise B2B, trois blocs suffisent :
| Bloc | Contenu | Pour Claire |
|---|---|---|
| L’utile | Un conseil, une réponse à une question fréquente (chapitre 3.2) | « Les trois décisions à prendre avant de refaire un accueil » |
| La preuve | Un chantier récent, un chiffre, une citation (chapitre 3.4) | Le cabinet de Versailles, livré en trois semaines |
| Le rendez-vous | Une date, une invitation, une nouveauté | « Portes ouvertes de l’atelier le 12 juin » |
Court. Trois cents à cinq cents mots, lisibles en deux minutes sur un téléphone. Chaque bloc renvoie, si besoin, vers la version complète sur votre site.
Avec ce que vous avez déjà. Les blocs viennent de vos contenus déclinés (chapitre 3.6) : la rubrique de newsletter est l’un des dix formats d’un contenu pilier.
Avec l’IA. Donnez à un assistant d’IA vos publications des trois derniers mois et votre guide de voix (chapitre 3.6). Demandez-lui un premier jet de lettre en trois blocs, 400 mots au plus, avec les faits de vos fiches. Réécrivez-le avec vos mots.
Exemples :
- Rythme choisi : quatre lettres par an, la première semaine de chaque trimestre.
- Formule : l’utile, la preuve, le rendez-vous.
- Longueur : 380 mots, trois liens vers le site.
4. L’objet, l’expéditeur et le ton
L’expéditeur. Le nom affiché compte autant que l’objet. Une personne plutôt qu’une marque : « Claire, Menuiserie Hervaux » plutôt que « Newsletter ». Une adresse à laquelle on peut répondre, jamais « ne-pas-repondre@ ».
L’objet. Il dit ce que le lecteur va trouver, précisément et honnêtement. Évitez « Newsletter n° 7 » et les promesses exagérées.
- Faible : « Les actualités de l’automne ».
- Fort : « Refaire un accueil sans fermer : le planning de Versailles ».
Le pré-en-tête. C’est la ligne qui s’affiche après l’objet dans la boîte de réception. Utilisez-la pour compléter l’objet, pas pour répéter « Si ce message ne s’affiche pas correctement ».
Le ton. Celui de votre guide de voix (chapitre 3.6) : une personne qui écrit à des personnes qu’elle connaît. Vouvoiement, phrases courtes, un fait réel par bloc.
La mise en page. Simple et lisible sur téléphone : votre logo, un titre par bloc, une ou deux photos réelles au plus, des liens visibles. Une lettre qui ressemble à un e-mail est souvent mieux lue qu’une affiche.
Avec l’IA. Donnez à un assistant d’IA le contenu de votre lettre. Demandez-lui cinq objets de moins de 60 caractères, précis et sans exagération, avec un pré-en-tête pour chacun. Choisissez celui que vous ouvririez vous-même.
Exemples :
- Expéditeur : « Claire, Menuiserie Hervaux », adresse de Claire.
- Objet : « Ce que l’accueil de Versailles nous a appris ».
- Pré-en-tête : « Trois semaines de chantier, aucun jour de fermeture : le planning à télécharger. »
5. Un seul appel à l’action
Chaque édition propose une action principale, la même tout au long de la lettre. Plusieurs boutons qui tirent dans tous les sens n’en font cliquer aucun.
Les actions utiles en B2B :
- répondre à l’e-mail : « Votre projet ressemble à celui-ci ? Répondez simplement à ce message. » C’est souvent la plus efficace ; une réponse est la meilleure des mesures ;
- réserver un appel (chapitre 4.2) ;
- télécharger un document (chapitre 4.1) ;
- s’inscrire à un événement : une visite d’atelier, un petit-déjeuner.
Faire suivre. Une ligne en fin de lettre invite à la transmettre : « Un collègue prépare un projet ? Transférez-lui cette lettre. » Les prescripteurs, comme Élodie, le font volontiers.
Avec l’IA. Donnez votre lettre à un assistant d’IA. Demandez-lui : « Quelle est l’action principale ? Est-elle claire et répétée au bon endroit ? Y a-t-il des liens qui détournent de cette action ? »
Exemples :
- Action principale : « Répondez à ce message, je vous rappelle dans la semaine. »
- Action secondaire discrète : le lien vers l’étude de cas complète.
- Fin de lettre : « Vous recevez cette lettre en tant que client de la Menuiserie Hervaux. Se désinscrire. »
6. L’outil, l’envoi et la mesure
Un outil d’envoi. N’envoyez pas votre lettre depuis votre messagerie, avec des dizaines d’adresses en copie cachée : vos messages risquent d’être classés en courriers indésirables, la désinscription n’est pas gérée et une erreur de copie expose toutes les adresses. Un outil d’e-mailing gère la liste, la désinscription, la mise en page et les statistiques. À titre d’exemple, Brevo est un outil français, Mailchimp un outil américain ; vérifiez où sont stockées les données et le contrat RGPD proposé. Beaucoup proposent une offre gratuite pour une petite liste.
Un domaine authentifié. Les grandes messageries, comme Gmail ou Yahoo, exigent désormais que les envois soient authentifiés : votre outil vous guide pour ajouter quelques lignes techniques (SPF, DKIM, DMARC) au nom de domaine de votre site. Sans elles, une partie de vos lettres n’arrivera pas. Votre hébergeur ou votre prestataire web peut s’en charger en quelques minutes.
Tester avant d’envoyer. Envoyez-vous la lettre, lisez-la sur téléphone, cliquez chaque lien.
Mesurer ce qui compte. Le taux d’ouverture est devenu peu fiable : certaines messageries, comme celle d’Apple, chargent les e-mails automatiquement et comptent des ouvertures qui n’en sont pas. Suivez plutôt :
- les clics sur vos liens ;
- les réponses à la lettre ;
- les désinscriptions : une hausse signale un contenu ou un rythme inadapté ;
- les rendez-vous et devis qui suivent un envoi, notés dans votre outil de suivi (module 5).
Avec l’IA. Donnez à un assistant d’IA les chiffres de vos quatre dernières lettres : clics, réponses, désinscriptions. Demandez-lui quel bloc et quel objet ont le mieux fonctionné. Demandez aussi une hypothèse à tester au prochain envoi.
Exemples :
- Avant : 40 adresses en copie cachée depuis la messagerie de Claire.
- Après : un outil d’envoi, le domaine authentifié par le prestataire du site, une désinscription en un clic.
- Mesure d’une lettre : 12 clics, 3 réponses, 1 désinscription, 1 rendez-vous.
Résumé
La newsletter par e-mail vous appartient, va chercher le lecteur et entretient la mémoire jusqu’au jour du projet. Elle complète la newsletter LinkedIn, dont vous ne gérez pas la liste comme la vôtre.
Constituez votre liste avec l’accord des personnes chaque fois que c’est possible : obligatoire pour les particuliers, recommandé entre professionnels. Informez lors de la collecte de l’adresse, permettez de se désinscrire dans chaque envoi et n’achetez pas de fichier.
Tenez une fréquence réaliste, souvent trimestrielle au départ, avec une formule fixe en trois blocs : l’utile, la preuve, le rendez-vous. Signez d’un nom de personne, écrivez un objet précis et proposez une seule action, souvent « répondez à ce message ».
Envoyez depuis un outil d’e-mailing, avec un domaine authentifié. Mesurez les clics, les réponses, les désinscriptions et les rendez-vous plutôt que les ouvertures.
Questions fréquentes
À quelle fréquence envoyer une newsletter B2B ?
Au rythme que vous tiendrez : une lettre par trimestre est un bon départ pour une petite entreprise. Passez au mois seulement si vous avez assez de matière utile.
Peut-on envoyer une newsletter à des professionnels sans leur accord ?
La loi le permet si le sujet a un rapport avec leur métier, à condition qu’ils aient été informés, lors de la collecte de leur adresse, qu’elle servirait à de la prospection et qu’ils puissent s’y opposer simplement. Demander leur accord reste la voie la plus sûre. Pour les particuliers, l’accord préalable est la règle.
Faut-il un outil d’e-mailing ?
Oui, dès quelques dizaines de destinataires. Il gère la désinscription, évite d’exposer les adresses et améliore l’arrivée en boîte de réception. Beaucoup d’outils proposent une offre gratuite pour une petite liste.
Pourquoi mes e-mails arrivent-ils dans les courriers indésirables ?
Souvent parce que le domaine n’est pas authentifié, que la liste contient des adresses qui n’ont rien demandé ou que l’envoi part d’une messagerie classique. Authentifiez votre domaine et nettoyez votre liste.
Le taux d’ouverture est-il un bon indicateur ?
De moins en moins : certaines messageries comptent des ouvertures automatiques. Les clics, les réponses et les rendez-vous qui suivent un envoi sont plus fiables.
Termes clés
- Newsletter : lettre d’information envoyée régulièrement par e-mail à une liste de contacts.
- Liste de diffusion : ensemble des adresses qui reçoivent la newsletter.
- Objet : titre de l’e-mail, affiché dans la boîte de réception.
- Pré-en-tête : ligne affichée après l’objet dans la boîte de réception.
- Désinscription : lien qui permet au destinataire de ne plus recevoir la lettre.
- Outil d’e-mailing : service qui gère la liste, l’envoi, la désinscription et les statistiques.
- Authentification du domaine : réglages techniques (SPF, DKIM, DMARC) qui prouvent que vos envois viennent bien de vous.
- Taux de clic : part des destinataires qui cliquent sur un lien de la lettre.
Références
- Acadigit — Fidéliser son audience avec des articles et une newsletter LinkedIn (newsletter LinkedIn)
- Acadigit — Le contenu à télécharger : ce qu’on offre en échange d’un e-mail
- Acadigit — Un contenu, dix formats : décliner avec l’IA sans perdre sa voix
- CNIL — Les règles d’or de la prospection par courrier électronique (particuliers et professionnels, consulté le 22/10/2026)
- CNIL — La prospection commerciale par courrier électronique, SMS-MMS et automate d’appel (mise à jour du 10/06/2026, consultée le 22/10/2026)
- Légifrance — Code des postes et des communications électroniques, article L34-5 (règle de la prospection par voie électronique)
QCM (une seule bonne réponse par question)
Question 1 — Le principal avantage d’une newsletter par e-mail est :
- La liste vous appartient et la lettre va chercher le lecteur
- Elle remplace le site
- Elle est obligatoire
Question 2 — Qui peut recevoir votre newsletter sans démarche particulière ?
- Toutes les adresses trouvées en ligne
- Vos clients et les professionnels informés lors de la collecte de leur adresse, ainsi que les prospects qui l’ont demandée, tous libres de se désinscrire
- Les contacts d’un fichier acheté
Question 3 — Pour des particuliers qui ne sont pas clients, il faut :
- Leur accord préalable
- Rien
- Leur numéro de téléphone
Question 4 — Pour une petite entreprise, une bonne fréquence de départ est :
- Une lettre par jour
- Une lettre par trimestre, tenue dans la durée
- Une lettre quand on y pense
Question 5 — Une formule fixe d’édition, c’est par exemple :
- Un texte différent à chaque fois
- Trois blocs : l’utile, la preuve, le rendez-vous
- Une liste de promotions
Question 6 — Le meilleur nom d’expéditeur est :
- « Newsletter »
- « Claire, Menuiserie Hervaux »
- « ne-pas-repondre »
Question 7 — Une lettre efficace propose :
- Une seule action principale
- Dix boutons différents
- Aucune action
Question 8 — Envoyer sa lettre depuis sa messagerie avec 40 adresses en copie cachée :
- Est la bonne méthode
- Risque les courriers indésirables, ne gère pas la désinscription et peut exposer les adresses
- Est obligatoire en B2B
Question 9 — L’authentification du domaine (SPF, DKIM, DMARC) sert à :
- Décorer la lettre
- Prouver que vos envois viennent bien de vous, pour qu’ils arrivent en boîte de réception
- Compter les ouvertures
Question 10 — L’indicateur le plus fiable pour juger une lettre est :
- Le taux d’ouverture
- Les clics, les réponses et les rendez-vous qui suivent l’envoi
- Le nombre d’images
Voir les réponses et les explications
Réponses : 1→1 · 2→2 · 3→1 · 4→2 · 5→2 · 6→2 · 7→1 · 8→2 · 9→2 · 10→2
Explications.
- Un canal possédé ne dépend d’aucune plateforme.
- Ce sont les cas admis, avec information lors de la collecte et désinscription simple ; l’accord reste préférable.
- Pour les particuliers, l’accord préalable est la règle.
- Une lettre tenue vaut mieux qu’une lettre abandonnée.
- Une formule fixe se lit et s’écrit plus vite.
- On ouvre plus volontiers un message d’une personne.
- Plusieurs actions dispersent l’attention.
- Un outil d’e-mailing règle ces trois problèmes.
- Les grandes messageries exigent désormais des envois authentifiés.
- Les ouvertures sont faussées par certaines messageries.
Exercices
Exercice 1 — Faire le point sur votre liste (15 min) Listez les sources de vos contacts. Classez-les : peut recevoir la lettre, à qui demander l’accord, à exclure. Notez le nombre de contacts de chaque catégorie.
Exercice 2 — Écrire votre première édition (25 min) Choisissez votre fréquence et votre formule en trois blocs. Rédigez une édition de 400 mots au plus, son objet, son pré-en-tête et son action principale.
Exercice 3 — Préparer l’envoi (10 min) Choisissez un outil d’e-mailing, vérifiez où sont stockées les données et notez qui authentifiera votre domaine. Listez les quatre chiffres que vous suivrez.
Corrections des exercices
Exercice 1 — Exemple fictif de Sophie, consultante indépendante en recrutement. Peut recevoir : 18 clients des trois dernières années et 26 prospects qui ont coché la case en téléchargeant sa grille d’entretien. À qui demander l’accord : 35 dirigeants et experts-comptables rencontrés à des réunions de club d’entreprises, avec un e-mail personnel qui propose de s’abonner ; 21 acceptent. À exclure : 400 contacts LinkedIn importés sans les prévenir. 65 contacts qui ont dit oui plutôt que 479 qui n’ont rien demandé.
Exercice 2 — Fréquence : une lettre par mois, « La lettre aux dirigeants de PME industrielles ». Formule : l’utile (« Trois questions pour évaluer un technicien en entretien »), la preuve (le recrutement de Marc, avec son accord), le rendez-vous (un atelier de 45 minutes le mois suivant). Objet : « Recruter un technicien : les trois questions qui trient ». Pré-en-tête : « Et la grille d’entretien prête à imprimer. » Action : « Un poste ouvert ? Répondez à ce message. » Un objet précis, une seule action.
Exercice 3 — Outil : un outil d’e-mailing avec hébergement des données dans l’Union européenne et contrat RGPD, offre gratuite pour sa liste. Authentification du domaine confiée au prestataire de son site. Chiffres suivis : clics, réponses, désinscriptions, rendez-vous. La lettre arrive en boîte de réception et Sophie sait ce qu’elle rapporte.
Annexe — Fiche « Ma newsletter »
| Rubrique | Ma réponse |
|---|---|
| Nom de la lettre | |
| Fréquence (et dates des quatre prochaines) | |
| Sources de ma liste : peut recevoir / à qui demander l’accord / à exclure | |
| Ma formule : bloc 1, bloc 2, bloc 3 | |
| Nom d’expéditeur et adresse de réponse | |
| Objet et pré-en-tête de la prochaine édition | |
| Action principale | |
| Phrase « pourquoi vous recevez cette lettre » et lien de désinscription | |
| Outil d’envoi, lieu de stockage des données, contrat RGPD | |
| Domaine authentifié (SPF, DKIM, DMARC) ☐ — par qui | |
| Mes quatre chiffres : clics, réponses, désinscriptions, rendez-vous |
LinkedIn, Brevo, Mailchimp, Google, Yahoo, Apple sont cités à titre d’exemple. Acadigit n’est ni affiliée, ni sponsorisée, ni approuvée par ces sociétés. Ce chapitre a été rédigé avec l’aide de l’IA, puis relu, amélioré et validé par Acadigit.
Chapitre 4.3 · Marketing digital
Passez à l’action
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