Les questions à se poser avant de commencer

Chapitre 1.1 · Marketing digital

Les questions à se poser avant de commencer

Avant d’ouvrir un compte, posez-vous sept questions. Quel résultat, pour qui, avec quelle offre, quels moyens et par quelles étapes vos clients arrivent jusqu’à vous. Fiche « Mes réponses aux sept questions » à remplir.

débutant
1 h
10 questions
Créé le 02/10/2026

Objectifs pédagogiques

Ce que vous allez apprendre

1

Partir d’un objectif plutôt que d’un outil

Reconnaître les bonnes et les mauvaises raisons de se lancer.

2

Répondre aux sept questions de départ

Résultat, client, offre, différence, moyens, chemin du client, point de départ.

3

Situer chaque question dans le parcours

pour savoir quel chapitre lire ensuite.

Introduction

Claire Hervaux dirige une menuiserie de douze salariés à Plaisir, dans les Yvelines. Six chantiers sur dix se font pour des professionnels : l’accueil d’un cabinet comptable, un open space, la vitrine d’une boutique. Un lundi, elle annonce à son chef d’atelier : « Cette année, on se met au digital. »

Karim lui demande ce que cela veut dire. Un site neuf ? Une page LinkedIn ? De la publicité sur Google ? Claire n’en sait rien. Elle sait seulement que ses concurrents « y sont » et qu’elle voudrait davantage de chantiers pour les entreprises.

Avant d’ouvrir le moindre compte, elle se pose sept questions. Ce chapitre vous les pose aussi. Pour chacune, vous trouverez la réponse de Claire en quelques lignes, puis le chapitre du parcours qui la développe. Vous repartirez avec une fiche d’une page : vos sept réponses, qui serviront de point de départ à tout le parcours.

La Menuiserie Hervaux est une entreprise imaginaire. Vous la suivrez tout au long du parcours.

1. Partir d’un objectif, pas d’un outil

Vidéo : les questions à se poser avant de commencer (exemple d’un commerçant ; une nouvelle version avec la Menuiserie Hervaux est en préparation)

Créer un site, publier sur LinkedIn ou lancer une publicité est devenu à la portée de tous. C’est justement le piège : on commence par l’outil, parce qu’il est là. On cherche ensuite à quoi il pourrait servir.

Les mauvaises raisons de se lancer reposent sur un outil ou sur les autres :

  • « J’ai déjà 500 relations sur LinkedIn. »
  • « Mon concurrent vient de refaire son site. »
  • « Tout le monde dit que la vidéo marche. »

Les bonnes raisons décrivent un résultat : plus de demandes de devis, de nouveaux clients dans un secteur précis, une meilleure image auprès des prescripteurs, moins de temps perdu sur des contacts qui n’aboutissent pas.

La règle tient en une phrase : on part d’un objectif, puis on choisit les outils qui y mènent. Un bon outil au service d’un objectif flou ne rapporte rien.

Pour Claire, la mauvaise raison était « mes concurrents y sont ». La bonne est « je veux davantage de chantiers d’agencement pour les entreprises ».

Avec l’IA. Écrivez à un assistant d’IA la phrase « Je veux me mettre au digital parce que… » et complétez-la honnêtement. Demandez-lui : « Ma raison décrit-elle un outil ou un résultat ? Reformule-la en objectif mesurable. »

Exemples :

  • Raison tournée vers l’outil : « Il faut que je sois sur Instagram. »
  • Raison tournée vers le résultat : « Je veux deux demandes de devis professionnelles de plus par mois. »
  • Test simple : terminez la phrase « Je fais cette action afin de… ». Si la suite est « parce que tout le monde le fait », revoyez l’objectif.

2. Quel résultat, en chiffres ?

Un objectif se mesure. « Développer l’activité » ne dit pas quoi faire lundi matin. Un montant le dit, à condition de le décomposer à rebours : combien de ventes, combien de devis, combien de rendez-vous, combien de personnes à contacter. C’est l’objectif en cascade.

La cascade de Claire tient en quatre lignes :

  • 180 000 € de chantiers professionnels nouveaux sur un an ;
  • avec un chantier moyen de 15 000 €, soit 12 chantiers à signer ;
  • un rendez-vous sur quatre aboutit, soit 48 rendez-vous ;
  • un contact sur dix accepte un rendez-vous, soit 480 contacts dans l’année, environ neuf par semaine.

Ce dernier chiffre change tout. Claire ne se demande plus « faut-il être sur LinkedIn ? », mais « où vais-je trouver neuf contacts par semaine ? ».

Le chapitre 1.2 détaille la méthode : trouver vos vrais taux, tenir compte du délai de décision, répartir les contacts par canal et choisir le bon levier.

Avec l’IA. Donnez à un assistant d’IA un montant visé, le prix moyen d’une vente et vos taux habituels, même approximatifs. Demandez-lui : « Calcule à rebours le nombre de ventes, de rendez-vous et de contacts nécessaires, puis par semaine. » Vérifiez une division à la main.

Exemples :

  • Trop vague : « Faire mieux que l’an dernier. »
  • Mesurable : « 180 000 € de chantiers professionnels nouveaux en douze mois. »
  • Utile pour agir : « Neuf contacts engagés par semaine. »

3. Pour qui ?

« Les entreprises » ne sont pas une cible. Un message qui parle à tout le monde ne retient personne. Le client idéal se décrit à deux niveaux : l’entreprise que vous servez le mieux, puis les personnes qui participent à l’achat.

Pour Claire :

  • l’entreprise idéale : un cabinet comptable, d’avocats ou de notaires, de 5 à 50 salariés, dans les Yvelines, qui déménage ou s’agrandit ;
  • les personnes : Laurent, l’associé qui décide ; Élodie, l’architecte d’intérieur qui conseille ; Isabelle, la responsable administrative qui passe la commande ; Nadia, à l’accueil, qui vivra avec le résultat.

Chacune attend autre chose. Laurent veut des bureaux prêts à la date. Élodie veut un artisan qui ne la met pas en difficulté. Isabelle veut un devis facile à comparer.

Le chapitre 1.3 vous apprend à décrire ces personnes, leur problème et le chemin qu’elles suivent avant de signer.

Avec l’IA. Décrivez à un assistant d’IA ce que vos cinq meilleurs clients ont en commun, sans nom ni coordonnées. Demandez-lui : « Résume mon entreprise idéale en trois lignes, puis liste les personnes qui participent à l’achat chez elle. »

Exemples :

  • Trop large : « Toutes les entreprises de la région. »
  • Précis : « Les cabinets de 5 à 50 salariés des Yvelines qui déménagent. »
  • Oubli fréquent : la personne qui passe la commande et vérifie le devis.

4. Que proposez-vous et pourquoi vous ?

Un prospect doit comprendre en quelques secondes ce que vous faites, pour qui et ce qui vous distingue. « Menuiserie de qualité » ne le dit pas : tous les concurrents peuvent l’écrire.

La réponse tient en une phrase, la proposition de valeur. Celle de Claire :

« Pour les cabinets qui ne peuvent pas fermer pendant leur déménagement, nous livrons des bureaux sur mesure à la date prévue, car nous fabriquons tout dans notre atelier. »

Elle dit à qui elle s’adresse, ce qu’elle promet et pourquoi on peut la croire. Le prix n’y figure pas : se battre sur le prix réduit les marges sans garantir plus de clients.

Le chapitre 1.4 vous aide à trouver le problème que vous résolvez mieux que les autres et à l’écrire en une phrase.

Avec l’IA. Donnez à un assistant d’IA votre offre et trois raisons pour lesquelles vos clients vous choisissent. Demandez-lui : « Lesquelles un concurrent pourrait-il reprendre mot pour mot ? » Gardez celles qui résistent.

Exemples :

  • Trop général : « Menuisier, agencement et rénovation. »
  • Lisible : « Agencement de bureaux pour cabinets, livré sans fermer vos locaux. »
  • Argument à éviter : « Les prix les plus bas du département. »

5. Avec quels moyens ?

Une stratégie doit être ambitieuse et tenable. Trois ressources décident de ce que vous pouvez faire vous-même, apprendre ou confier : le temps, les compétences et le budget.

Le temps. Comptez les heures que vous pouvez réellement réserver chaque semaine, puis réservez-les dans l’agenda comme un rendez-vous client. Claire bloque deux heures le vendredi matin. Cela suffit pour engager neuf contacts, relancer ses devis et publier une fois sur LinkedIn.

Les compétences. Notez ce que vous savez faire, ce que vous pouvez apprendre et ce qu’il vaut mieux confier. Claire écrit bien et connaît son métier : elle rédige ses messages elle-même. Elle confiera la refonte de son site.

Le budget. Fixez un montant annuel avant de choisir les outils. La publicité, un site ou un prestataire se décident ensuite, chiffres en main (chapitre 2.3).

Mieux vaut deux canaux tenus que cinq abandonnés. Publier chaque semaine sur LinkedIn, Facebook, Instagram et YouTube en plus d’un blog épuise une petite équipe en quelques semaines. Commencez par un ou deux canaux, tenez le rythme plusieurs mois, puis élargissez.

Avec l’IA. Donnez à un assistant d’IA votre objectif, le temps dont vous disposez chaque semaine et votre budget annuel. Demandez-lui : « Quels sont les deux canaux à privilégier ? Que puis-je y faire en ce temps-là ? » Écartez toute proposition qui demande plus de temps que celui que vous avez donné.

Exemples :

  • Temps : deux heures par semaine, le vendredi matin, notées dans l’agenda.
  • Compétences : rédiger soi-même, confier le site, apprendre la fiche Google.
  • Erreur fréquente : ouvrir cinq comptes en un mois, n’en tenir aucun.

6. Comment un inconnu devient-il client ?

Entre la première fois qu’un prospect entend parler de vous et la signature, il y a des étapes. Les voir permet de repérer celle où vous perdez le plus de monde.

Découverte → intérêt → contact → rendez-vous → devis → signature → fidélisation.

Pour Claire, un parcours type ressemble à ceci : Élodie la recommande à Laurent ; Laurent regarde sa fiche Google et ses avis, puis appelle ; une visite de l’atelier débouche sur un devis ; Isabelle compare trois devis et passe la commande ; après la livraison, Claire demande un avis et rappelle Laurent un an plus tard.

Chaque étape fait appel à un outil différent, classique ou digital : une recommandation, une fiche Google, un appel, un devis, un avis. Le marketing digital ne remplace pas le reste : il s’y ajoute.

Le chapitre 1.5 montre comment combiner marketing classique et digital en un seul système qui fait avancer le client d’une étape à la suivante.

Avec l’IA. Décrivez à un assistant d’IA comment votre dernier client vous a trouvé, puis ce qui s’est passé jusqu’à la signature. Demandez-lui : « Découpe ce parcours en étapes et indique, pour chacune, ce qui aurait pu le faire renoncer. »

Exemples :

  • Étape faible : beaucoup de contacts, peu de rendez-vous ; le premier message est à revoir.
  • Étape oubliée : l’après-vente, alors qu’un client satisfait revient et recommande.
  • Bon réflexe : demander « Comment nous avez-vous connus ? » à chaque nouveau contact.

7. Par où commencer ?

Vos réponses aux six premières questions disent déjà par quoi commencer. Le parcours suit le même ordre que la démarche de Claire :

Module Ce qu’il vous apporte
1 · Poser sa stratégie Votre objectif chiffré, votre client idéal, votre phrase de valeur, votre système de vente
2 · Être trouvé Votre place sur Google, dans les réponses des IA, sur la carte et dans les avis
3 · Produire du contenu qui attire Un calendrier, un ou deux réseaux, la vidéo et les visuels sans y passer vos soirées
4 · Transformer l’audience en clients Une offre gratuite, une newsletter, des e-mails automatiques et les messageries
5 · Suivre ses prospects avec un CRM Un pipeline clair, une routine de relance et un outil adapté, dans les règles du RGPD
6 · Accélérer avec la publicité La publicité sur les réseaux sociaux et le reciblage, quand les fondations sont posées
7 · Mesurer et améliorer Les quelques chiffres qui comptent, à lire en quinze minutes par mois
8 · Passer à l’action Votre plan sur 90 jours et l’IA comme équipe marketing

Faut-il tout lire dans l’ordre ? Le module 1 oui : tout le reste en dépend. Ensuite, allez d’abord au module qui répond à l’étape où vous perdez le plus de monde. Claire, qui reçoit peu de demandes, commence par le module 2.

Exemples :

  • Peu de demandes entrantes : commencer par le module 2, « Être trouvé ».
  • Beaucoup de contacts, peu de signatures : revoir le 1.4, puis le module 4.
  • Aucun suivi des prospects : commencer par le chapitre 1.2, puis le module 5.

Résumé

On ne part jamais d’un outil. On part d’un objectif, puis on choisit les outils qui y mènent.

Avant de se lancer, sept questions suffisent : quel résultat, en chiffres ; pour qui ; quelle offre et pourquoi vous ; avec quels moyens ; par quelles étapes un inconnu devient client ; par où commencer.

Le chiffre se décompose en cascade, jusqu’au nombre de contacts par semaine (chapitre 1.2). Le client idéal se décrit à deux niveaux, l’entreprise et les personnes (1.3). L’offre tient en une phrase qui vous distingue (1.4). Les moyens se comptent en temps, compétences et budget : mieux vaut deux canaux tenus que cinq abandonnés. Le chemin du client combine marketing classique et digital (1.5).

Questions fréquentes

Par quoi commencer en marketing digital ?

Par un objectif chiffré, pas par un outil. Une fois le résultat visé décomposé en ventes, rendez-vous et contacts, vous savez quels canaux choisir et combien de temps y consacrer.

Faut-il être présent sur tous les réseaux sociaux ?

Non. Une petite entreprise tient mieux un ou deux canaux bien choisis, avec un rythme régulier, que cinq comptes publiés de temps en temps. Le chapitre 3.2 vous aide à choisir.

Combien de temps faut-il consacrer au marketing digital ?

Le temps que vous pouvez tenir chaque semaine, réservé dans l’agenda. Deux heures régulières valent mieux qu’une journée par mois. Votre cascade (chapitre 1.2) dit ce que ce temps doit produire.

Le marketing digital est-il utile quand on vend à des entreprises ?

Oui. Un acheteur professionnel consulte votre fiche Google, vos avis et votre site avant d’appeler, même quand on vous a recommandé. Le digital ne remplace ni la recommandation ni le rendez-vous : il les rend plus faciles.

Faut-il suivre le parcours dans l’ordre ?

Le module 1 oui, car il fixe votre objectif et votre cible. Ensuite, commencez par le module qui répond à l’étape où vous perdez le plus de prospects.

Termes clés

  • Objectif : résultat chiffré à atteindre dans un délai donné, par exemple un montant de chiffre d’affaires nouveau sur un an.
  • Objectif en cascade : objectif décomposé à rebours en ventes, devis, rendez-vous et contacts nécessaires.
  • Client idéal : description de l’entreprise que vous servez le mieux, puis des personnes qui participent à l’achat.
  • Proposition de valeur : phrase qui dit à qui vous vous adressez, ce que vous promettez et pourquoi on peut vous croire.
  • Ressources : le temps, les compétences et le budget dont vous disposez pour votre marketing.
  • Pipeline client : suite des étapes qui mènent un inconnu jusqu’à la signature, puis à la fidélisation.
  • Canal : moyen par lequel un prospect vous découvre ou vous contacte : recommandation, fiche Google, LinkedIn, salon.

Références

QCM (une seule bonne réponse par question)

Question 1 — Avant de choisir un outil de marketing digital, il faut d’abord :

  1. Regarder ce que font les concurrents
  2. Définir un objectif concret et mesurable
  3. Ouvrir un compte sur chaque réseau

Question 2 — Quelle raison de se lancer décrit un résultat ?

  1. « Mon concurrent vient de refaire son site. »
  2. « J’ai déjà 500 relations sur LinkedIn. »
  3. « Je veux deux demandes de devis professionnelles de plus par mois. »

Question 3 — L’objectif en cascade consiste à :

  1. Décomposer un montant à rebours en ventes, rendez-vous et contacts
  2. Publier sur plusieurs réseaux à la suite
  3. Baisser ses prix pour signer plus vite

Question 4 — Claire vise 12 chantiers et signe un rendez-vous sur quatre. Il lui faut :

  1. 16 rendez-vous
  2. 48 rendez-vous
  3. 3 rendez-vous

Question 5 — En vente aux entreprises, le client idéal se décrit :

  1. Par l’âge et les revenus du client
  2. À deux niveaux : l’entreprise, puis les personnes qui participent à l’achat
  3. Par le nombre d’abonnés de l’entreprise

Question 6 — Une bonne proposition de valeur dit :

  1. Que vous êtes le moins cher
  2. À qui vous vous adressez, ce que vous promettez et pourquoi on peut vous croire
  3. Que vous faites de la qualité depuis longtemps

Question 7 — Les trois ressources à évaluer avant de se lancer sont :

  1. Le temps, les compétences et le budget
  2. Le logo, le site et la carte de visite
  3. Le nombre d’abonnés, de likes et de partages

Question 8 — Une petite équipe a intérêt à :

  1. Ouvrir tous les réseaux dès le départ
  2. Commencer par un ou deux canaux et tenir un rythme régulier
  3. Attendre d’avoir un grand budget publicitaire

Question 9 — Dans le parcours d’un client, le marketing digital :

  1. Remplace la recommandation et le rendez-vous
  2. S’ajoute aux outils classiques pour faire avancer le client d’une étape à la suivante
  3. Ne sert qu’après la signature

Question 10 — Après le module 1, une entreprise qui reçoit peu de demandes a intérêt à commencer par :

  1. Le module 2, « Être trouvé »
  2. Le module 6, « Accélérer avec la publicité »
  3. Le module 8, « Passer à l’action »
Voir les réponses et les explications

Réponses : 1→2 · 2→3 · 3→1 · 4→2 · 5→2 · 6→2 · 7→1 · 8→2 · 9→2 · 10→1

Explications.

  1. On choisit les outils en fonction de l’objectif, jamais l’inverse.
  2. Les deux autres raisons partent d’un outil ou d’un concurrent.
  3. On part du montant et on remonte jusqu’au nombre de contacts.
  4. 12 chantiers × 4 = 48 rendez-vous.
  5. Une entreprise ne lit pas vos messages : des personnes le font, chacune avec ses attentes.
  6. Le prix n’est pas une différence durable ; la promesse et sa preuve le sont.
  7. Ce sont elles qui décident de ce que vous ferez, apprendrez ou confierez.
  8. Un rythme tenu sur peu de canaux vaut mieux qu’une présence partout, vite abandonnée.
  9. Le digital ne remplace pas le reste : il s’y ajoute.
  10. Le module 2 apprend à être trouvé ; la publicité vient quand les fondations sont posées.

Exercices

Exercice 1 — Votre bonne raison (5 min) Complétez la phrase « Je veux développer mon marketing digital afin de… ». Si la suite décrit un outil, réécrivez-la jusqu’à obtenir un résultat mesurable.

Exercice 2 — Vos sept réponses (20 min) Remplissez l’annexe : votre résultat en chiffres, votre client idéal (en deux niveaux), votre offre et votre différence, vos moyens, le chemin de votre client et votre point de départ. Une ou deux lignes par question suffisent : les chapitres suivants les approfondiront.

Exercice 3 — Votre étape faible (5 min) Sur le parcours « découverte, intérêt, contact, rendez-vous, devis, signature, fidélisation », entourez l’étape où vous perdez le plus de monde. Notez le module du parcours à lire en priorité après le module 1.

Corrections des exercices

Exercice 1 — Exemple fictif de Sophie, consultante indépendante en recrutement près de Chartres. Première version : « afin d’être plus visible sur LinkedIn ». Version corrigée : « afin de signer six missions de recrutement de plus cette année auprès de PME industrielles ». Un outil n’est jamais un objectif.

Exercice 2 — Sophie. Résultat : 36 000 € de missions nouvelles, soit 6 missions. Client idéal : PME industrielles de 20 à 80 salariés sans service RH ; le dirigeant décide, son expert-comptable conseille. Offre et différence : « Je recrute vos techniciens en trois semaines, avec une garantie de remplacement pendant la période d’essai. » Moyens : trois heures par semaine, pas de budget publicitaire la première année. Chemin : recommandation de l’expert-comptable, visite du profil LinkedIn, appel, proposition. Point de départ : le module 2. Sept lignes suffisent pour savoir quoi faire lundi.

Exercice 3 — Sophie reçoit peu de demandes : son étape faible est la découverte. Elle lira le module 2 après le module 1, en commençant par sa fiche Google (chapitre 2.4). L’étape faible indique le prochain chapitre.

Annexe — Fiche « Mes réponses aux sept questions »

Question Ma réponse Chapitre qui l’approfondit
1. Pourquoi me lancer ? (un résultat, pas un outil) 1.1
2. Quel résultat, en chiffres ? (montant, ventes, rendez-vous, contacts par semaine) 1.2
3. Pour qui ? (entreprise idéale, personnes qui participent à l’achat) 1.3
4. Que proposez-vous et pourquoi vous ? (en une phrase) 1.4
5. Avec quels moyens ? (heures par semaine, compétences, budget annuel) 1.1
6. Comment un inconnu devient-il client ? (mes étapes, mon étape faible) 1.5
7. Par où commencer ? (le module à lire après le module 1) —

LinkedIn, Google, YouTube sont cités à titre d’exemple. Acadigit n’est ni affiliée, ni sponsorisée, ni approuvée par ces sociétés. Ce chapitre a été rédigé avec l’aide de l’IA, puis relu, amélioré et validé par Acadigit.

Chapitre 1.1 · Marketing digital

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