Comment fonctionne Claude : comprendre l’IA pour mieux l’utiliser
Module 1.2 · Découvrir Claude
Comment fonctionne Claude : comprendre l’IA pour mieux l’utiliser
Pourquoi l’IA se trompe-t-elle un jour et pas le lendemain ? Quelques notions simples suffisent pour comprendre les réponses de Claude, anticiper ses erreurs et en tirer beaucoup plus.
Objectifs pédagogiques
Ce que vous allez apprendre
Comprendre comment Claude produit ses réponses
: prédiction de la suite, connaissances datées, mémoire de travail limitée à la conversation.
Reconnaître les erreurs typiques
: informations inventées, détails rares, calculs, complaisance envers une idée fausse.
Adapter sa façon de travailler
: fournir ses documents, faire chercher et citer, vérifier, orienter le ton et le rôle.
Introduction
Février, chez Verdier Architectes. Sofia n’a pas oublié la date inventée par Claude le mois dernier, devant elle, sur le plan local d’urbanisme. Claire lui propose un marché : un mois d’essai avec son propre compte. Si Claude ne lui fait gagner aucun temps, elle n’y touchera plus.
Sofia accepte, à sa manière : elle veut comprendre avant de faire confiance. « Comment ça marche, ce truc ? Pourquoi il se trompe un jour et pas le lendemain ? »
Bonne question. On n’a pas besoin de savoir construire un moteur pour conduire une voiture. Mais connaître le rôle du frein et du carburant évite bien des pannes. Il en va de même avec Claude. Quelques notions suffisent pour comprendre ses réponses, anticiper ses erreurs et en tirer beaucoup plus.
Cette page présente ces notions sans jargon. Elle s’inspire du cours gratuit d’Anthropic sur les capacités et les limites de l’IA, adapté aux situations d’une petite entreprise.
1. Un modèle qui prédit la suite
Claude ne va pas chercher ses réponses dans une base de données. Il les écrit, morceau par morceau.
Ces morceaux s’appellent des jetons : des fragments de mots, de un à quelques caractères. Pour chaque nouveau jeton, Claude calcule quelle suite est la plus appropriée compte tenu de tout ce qui précède : votre demande, la conversation, les documents joints et ce qu’il a déjà écrit. Puis il recommence, jeton après jeton, jusqu’à la fin de la réponse.
Dit comme cela, le procédé paraît simple. Mais pour prédire correctement la suite d’un contrat, d’une démonstration ou d’un courriel délicat, le modèle a dû apprendre énormément de choses sur la langue, les raisonnements et le monde. C’est ce qui rend ses réponses si naturelles.
Deux conséquences pratiques en découlent.
Une réponse bien écrite n’est pas une réponse vérifiée. Claude produit un texte plausible. Le plus souvent, plausible et exact se rejoignent. Pas toujours.
La même question peut donner des réponses différentes. Claude ne recopie pas une fiche. Il reformule à chaque fois. Si deux réponses se contredisent sur un fait, c’est le signe qu’il faut vérifier.
Essayez avec Claude. Posez deux fois la même question ouverte, dans deux conversations différentes : « Donne-moi trois idées de publication LinkedIn pour [votre métier]. » Comparez. Les idées changent, le style aussi : c’est le fonctionnement normal d’un modèle qui écrit sa réponse.
Exemples :
- Sofia demande deux fois une définition du coefficient d’emprise au sol : les deux textes diffèrent mais disent la même chose.
- Elle demande deux fois la hauteur maximale autorisée dans une zone du plan local d’urbanisme, sans fournir le document : deux chiffres différents. Aucun n’est fiable.
- Julien fait reformuler trois fois une phrase de sa notice et choisit la version qui lui convient.
2. Ce que Claude sait et jusqu’à quand
Claude a appris en lisant une immense quantité de textes, jusqu’à une certaine date. Au-delà, il ne sait rien, sauf si vous lui donnez l’information ou s’il la cherche sur le web.
Anthropic publie pour chaque modèle une date limite des connaissances fiables. Au 3 octobre 2026 :
| Modèle | Connaissances fiables jusqu’à |
|---|---|
| Fable 5.1 | juin 2026 |
| Opus 5.5 | juin 2026 |
| Sonnet 5.5 | juin 2026 |
| Haiku 4.5 | février 2025 |
Plus un sujet est récent, local ou pointu, moins Claude en sait. Une loi votée le mois dernier, le règlement d’une petite commune, le tarif actuel d’un fournisseur : il risque de l’ignorer ou de l’inventer.
Surtout, Claude ne connaît pas votre entreprise : vos clients, vos prix, vos habitudes, vos modèles de documents. Tout ce qu’il en sait, c’est vous qui le lui dites.
Trois moyens de compléter ses connaissances :
- Joindre vos documents : Claude travaille alors sur votre texte, pas sur sa mémoire. C’est de loin le moyen le plus fiable.
- Faire chercher sur le web : demandez-lui de vérifier sur le web. Selon votre version de l’application, la recherche se lance d’un bouton ou d’elle-même quand elle est utile. Claude cite ses sources. Ouvrez-les.
- Présenter votre contexte : quelques lignes sur votre activité et votre demande changent la qualité de la réponse.
Essayez avec Claude. Demandez à Claude : « Quelle est la date limite de tes connaissances ? » Puis posez-lui une question sur un événement récent de votre secteur, une fois de mémoire, une fois en lui demandant de chercher sur le web. Notez la différence.
Exemples :
- Sofia joint le règlement du plan local d’urbanisme en PDF et repose sa question sur la hauteur maximale : Claude répond juste et cite l’article.
- Julien demande à Claude de chercher sur le web pour connaître les dernières évolutions d’une réglementation thermique : Claude cite trois pages officielles.
- Inès commence ses demandes par deux lignes sur l’agence : « agence d’architecture de cinq personnes, clientèle de particuliers et de petites collectivités ».
3. Sa mémoire de travail : la conversation
Pendant une conversation, Claude garde sous les yeux tout ce qui a été échangé : vos messages, ses réponses, les documents joints. On appelle cet espace la fenêtre de contexte.
Elle est grande. Pour les modèles récents, elle atteint un million de jetons, soit environ 555 000 mots selon Anthropic. C’est plusieurs romans. Haiku 4.5 se limite à 200 000 jetons, environ 150 000 mots. Ces estimations valent pour l’anglais : en français, comptez un peu moins de mots.
Trois règles découlent de ce fonctionnement.
Une nouvelle conversation part de zéro. Claude ne se souvient pas de vos échanges précédents, sauf si vous avez activé sa mémoire ou si vous travaillez dans un projet. Ces deux fonctions sont présentées dans le module « Organiser son travail dans Claude ».
Une conversation très longue perd en précision. Quand elle devient trop longue, Claude résume automatiquement les échanges les plus anciens. Des détails peuvent disparaître au passage. Elle consomme aussi davantage de votre limite d’utilisation.
Tout ce qui est dans la conversation compte. Un document joint au début, une consigne donnée en passant, une erreur non corrigée : Claude en tient compte jusqu’au bout. Si la conversation part dans une mauvaise direction, recommencer à neuf est souvent plus efficace que corriger.
Essayez avec Claude. Dans une conversation, donnez une consigne précise : « Tutoie-moi et réponds toujours en trois phrases. » Posez deux questions, puis ouvrez une nouvelle conversation et posez-en une troisième. Constatez que la consigne ne vous a pas suivi.
Exemples :
- Sofia ouvre une conversation par dossier client. Elle y joint dès le début le programme du client et les pièces utiles.
- Après quarante échanges sur un même projet, Julien constate que Claude a oublié une contrainte donnée au début. Il ouvre une nouvelle conversation avec un résumé des décisions.
- Inès garde ses consignes de ton dans un document qu’elle colle au début de chaque nouvelle conversation, en attendant de découvrir les projets.
4. Réfléchir avant de répondre
Les modèles récents de Claude peuvent réfléchir avant de répondre : ils décomposent le problème, envisagent des pistes, vérifient leur raisonnement. Dans l’application, cette réflexion apparaît dans une section « Réflexion » que vous pouvez déplier.
Cette réflexion est adaptative : Claude décide lui-même s’il doit réfléchir et combien de temps, selon la difficulté de la demande. Une question simple reçoit une réponse directe. Un problème complexe déclenche une réflexion plus longue.
Sur certains modèles, dont Opus 5.5 et Fable 5.1, la réflexion ne peut pas être désactivée. Sur d’autres, un bouton du menu des modèles l’active ou la désactive. Dans tous les cas, un réglage d’effort indique à Claude combien de travail consacrer à votre demande. Plus l’effort est élevé, plus la réponse est fouillée, plus elle est lente et plus elle consomme de votre limite. La page « Choisir son modèle Claude et son niveau d’effort » explique comment le régler.
Lire la réflexion de Claude est instructif. Vous y voyez comment il a compris votre demande et les hypothèses qu’il a faites. Si une hypothèse est fausse, vous savez quoi préciser.
Essayez avec Claude. Posez un problème concret à plusieurs étapes, par exemple : « Un chantier démarre le 3 mars et dure 14 semaines, avec 3 semaines de congés en août. Quand se termine-t-il ? » Dépliez la réflexion et vérifiez chaque étape du raisonnement.
Exemples :
- En lisant la réflexion de Claude, Sofia découvre qu’il a supposé une maison de plain-pied. Elle précise « deux niveaux » et la réponse change.
- Julien demande une estimation de planning : la réflexion montre que Claude a tenu compte des jours fériés. Julien ne l’avait pas demandé, mais c’est juste.
- Claire constate qu’une simple reformulation ne déclenche presque pas de réflexion : Claude a jugé la tâche facile.
5. Pourquoi Claude se trompe
Claude est fiable sur beaucoup de sujets. Il se trompe pourtant, de façons toujours prévisibles. Les connaître, c’est savoir où vérifier.
Il invente parfois. Faute d’information, il peut produire une réponse plausible mais fausse : une date, un chiffre, une référence d’article, le titre d’un livre, une citation. On parle d’hallucination. Le ton reste aussi assuré que quand il a raison.
Il est moins sûr sur les détails rares. Plus une information est rare dans ce qu’il a lu, plus le risque d’erreur augmente : une petite commune, un texte peu commenté, une entreprise peu connue.
Il calcule et compte mal de tête. Découpant le texte en jetons, il compte mal les lettres ou les mots. Il peut se tromper dans un calcul long. Pour les chiffres, demandez-lui d’utiliser un outil de calcul, ce que les offres récentes lui permettent, ou vérifiez dans un tableur.
Il peut aller trop dans votre sens. Si votre question contient une idée fausse, il risque de la reprendre au lieu de la corriger. On parle de complaisance. « Puisque la hauteur maximale est de 12 mètres… » peut suffire à l’emmener sur une mauvaise piste.
Il dépend de ce qu’on lui donne. Un document ancien, incomplet ou mal numérisé produit une réponse fausse, même parfaitement rédigée.
La page Acadigit « Risques et limites de l’IA » détaille ces erreurs, les biais et les méthodes de vérification. Retenez ici un principe : plus une erreur coûterait cher, plus la vérification s’impose.
Essayez avec Claude. Glissez volontairement une erreur dans une question : « Puisque la TVA sur les travaux de rénovation énergétique est de 10 %, quel sera le montant TTC de ce devis ? » Voyez si Claude corrige votre prémisse. Puis demandez-lui : « Vérifie d’abord si ma prémisse est juste. »
Exemples :
- Claude cite un article du code de l’urbanisme au bon intitulé mais au mauvais numéro : Sofia le repère en ouvrant le code sur le site officiel.
- Julien fait additionner les surfaces de douze pièces : une erreur de 2 m². Il lui demande ensuite d’utiliser un outil de calcul : le total devient juste.
- Claire écrit « comme la garantie décennale ne couvre pas les fenêtres… » : Claude la reprend et signale que cela dépend des cas, ce qui l’amène à vérifier auprès de son assureur.
6. Son caractère et ses règles
Claude n’a pas seulement appris à écrire. Anthropic l’a aussi entraîné à se comporter d’une certaine manière : être honnête, dire quand il ne sait pas, refuser certaines demandes, rester courtois.
Ces principes sont décrits dans un document public, la constitution de Claude, dont Anthropic a publié une nouvelle version le 22 janvier 2026. Elle sert directement à l’entraînement. Elle fixe quatre priorités, dans cet ordre en cas de conflit : ne pas compromettre la capacité des humains à superviser l’IA, agir de façon éthique, respecter les consignes d’Anthropic et enfin être réellement utile. Le texte est placé dans le domaine public : chacun peut le lire et le réutiliser librement.
Deux conséquences pratiques.
Claude refuse parfois. Une demande qui ressemble à une fraude, à une atteinte à une personne ou à un danger peut être déclinée, même si votre intention est honnête. Reformulez en expliquant le contexte professionnel.
Claude s’oriente facilement. Vous pouvez lui donner un rôle (« relis comme un maître d’ouvrage exigeant »), un ton (« simple, sans jargon »), un format (« tableau à trois colonnes »), des interdits (« n’invente aucun chiffre, écris « à vérifier » si tu n’es pas sûr »). Il en tient compte tout au long de la conversation.
Essayez avec Claude. Faites relire le même texte par Claude avec deux rôles différents : « relis comme un client pressé », puis « relis comme un juriste prudent ». Comparez les remarques. Ajoutez ensuite la consigne : « Signale ce dont tu n’es pas sûr. »
Exemples :
- Sofia ajoute à ses demandes : « Si l’information n’est pas dans le document joint, dis-le au lieu de la deviner. » Les réponses inventées disparaissent presque.
- Claude refuse d’abord d’écrire un faux avis client pour le site de l’agence. Claire comprend et lui demande plutôt un message pour inviter les vrais clients à laisser un avis.
- Julien demande une relecture « comme un contrôleur technique » : Claude relève deux points de conformité à vérifier.
7. Ce que ça change pour vous
Tout ce qui précède tient en six règles de vigilance.
- Donnez-lui la matière. Joignez vos documents plutôt que de compter sur sa mémoire.
- Faites chercher et citer pour l’actualité. Demandez-lui de chercher sur le web et ouvrez les sources.
- Une conversation par sujet. Recommencez à neuf quand la conversation dérive.
- Vérifiez ce qui compte. Chiffres, dates, noms, références, avis juridiques : à contrôler avant tout usage.
- Faites-lui avouer ses doutes. Demandez-lui de signaler ce dont il n’est pas sûr et de ne rien inventer.
- Posez des questions neutres. Évitez de glisser votre avis dans la question, ou demandez-lui de vérifier vos prémisses.
Ces règles ne font pas de vous un spécialiste de l’IA. Elles font de Claude un assistant fiable pour votre travail. Le module « La méthode 4D » les prolonge avec une méthode complète pour bien travailler avec l’IA.
Essayez avec Claude. Recopiez les six règles dans une nouvelle conversation et demandez à Claude de les adapter à votre métier, avec un exemple concret pour chacune. Gardez celles qui vous parlent pour le livrable de l’annexe.
Exemples :
- À la fin de son mois d’essai, Sofia garde son compte. Elle a affiché les six règles au-dessus de son écran.
- Inès ajoute une septième règle pour l’accueil : « Jamais de nom de client dans une demande. »
- Claire fait des six règles le point de départ de la charte d’usage de l’IA de l’agence.
Résumé
Claude écrit ses réponses jeton après jeton, en prédisant la suite la plus appropriée. Ses réponses sont donc plausibles, bien écrites et le plus souvent justes, mais pas vérifiées.
Ses connaissances s’arrêtent à une date qui dépend du modèle. Il ne connaît ni l’actualité récente ni votre entreprise. Vos documents, la recherche web et votre contexte comblent ces manques. Sa mémoire de travail se limite à la conversation en cours : une nouvelle conversation part de zéro, une trop longue perd des détails.
Les modèles récents réfléchissent avant de répondre, selon un effort que vous réglez. Claude se trompe de façons prévisibles : informations inventées, détails rares, calculs, complaisance envers une idée fausse. Son comportement suit des principes publics, la constitution de Claude. Il s’oriente facilement par un rôle, un ton ou des interdits.
Remplissez « Mes règles de vigilance » dans l’annexe : c’est la deuxième page de votre carnet d’utilisation.
Questions fréquentes
Claude comprend-il vraiment ce qu’il dit ?
La question fait débat, y compris chez les chercheurs. En pratique, retenez ceci : Claude traite le langage de façon remarquablement fine, mais il produit un texte plausible, pas une vérité contrôlée. Jugez ses réponses comme celles d’un collaborateur brillant qui répond de mémoire : souvent juste, parfois inexact, à relire dès que l’enjeu compte.
Pourquoi Claude ne se souvient-il pas de notre conversation d’hier ?
Chaque conversation est indépendante. Pour que Claude retrouve des informations d’une fois sur l’autre, utilisez sa mémoire, si elle est activée sur votre compte, ou un projet qui regroupe vos documents et vos consignes. Le module « Organiser son travail dans Claude » les présente.
Claude apprend-il de mes corrections ?
Pas durablement. Dans la conversation en cours, il tient compte de vos corrections. Dans la suivante, il repart de zéro. Ses modèles évoluent par de nouveaux entraînements menés par Anthropic, auxquels vos conversations ne participent que si le réglage d’amélioration du modèle est activé.
Comment savoir si Claude invente ?
Vous ne le voyez pas au ton, qui reste assuré. Trois indices aident : une information précise que vous ne lui avez pas fournie, une source impossible à retrouver, deux réponses qui se contredisent. Demandez-lui aussi de signaler ses doutes et de citer ses sources.
Qu’est-ce que la constitution de Claude ?
C’est un document public d’Anthropic qui décrit les valeurs et le comportement attendus de Claude. Il sert à son entraînement. La version actuelle date de janvier 2026 et se trouve sur le site d’Anthropic.
Termes clés
- Jeton : fragment de texte, de un à quelques caractères, que le modèle lit et écrit ; en anglais, token.
- Date limite des connaissances : date au-delà de laquelle un modèle n’a pas appris d’informations fiables.
- Fenêtre de contexte : quantité de texte que Claude garde sous les yeux pendant une conversation, mesurée en jetons.
- Réflexion : raisonnement que Claude mène avant de répondre, visible dans une section que l’on peut déplier.
- Hallucination : réponse d’une IA affirmée de façon convaincante mais en partie erronée ou inventée.
- Complaisance : tendance d’une IA à reprendre une idée ou une prémisse de l’utilisateur au lieu de la corriger.
- Constitution de Claude : document public d’Anthropic qui décrit les valeurs et le comportement attendus de Claude et sert à son entraînement.
Références
- Anthropic — Vue d’ensemble des modèles Claude
- Anthropic — Change the model, effort, and thinking settings
- Anthropic — Understanding usage and length limits
- Anthropic — Claude’s new constitution (22 janvier 2026)
- Claude Academy — AI Capabilities and Limitations (cours gratuit, en anglais)
- Acadigit — Risques et limites de l’IA en entreprise
QCM (une seule bonne réponse par question)
Question 1 — Comment Claude produit-il une réponse ?
- Il recopie la fiche correspondante dans une base de données
- Il l’écrit jeton après jeton, en prédisant la suite la plus appropriée
- Il transmet la question à un salarié d’Anthropic
Question 2 — Claude vous donne deux chiffres différents pour la même question, dans deux conversations. Vous en concluez :
- Qu’il faut vérifier ce chiffre dans une source fiable
- Que le second chiffre est forcément le bon
- Que le premier chiffre est forcément le bon
Question 3 — Au 3 octobre 2026, jusqu’à quand vont les connaissances fiables de Haiku 4.5 ?
- Juin 2026
- Janvier 2026
- Février 2025
Question 4 — Quel est le moyen le plus fiable de faire travailler Claude sur le règlement d’urbanisme d’une commune ?
- Lui demander de s’en souvenir
- Lui joindre le document officiel
- Lui demander de deviner à partir de communes voisines
Question 5 — Vous ouvrez une nouvelle conversation. Sans mémoire ni projet, Claude :
- Part de zéro et ne connaît pas vos échanges précédents
- Reprend automatiquement la conversation d’hier
- Connaît toutes vos conversations passées
Question 6 — Une conversation dure depuis des heures et Claude oublie une contrainte donnée au début. Le meilleur réflexe :
- Répéter la même demande dix fois
- Changer d’offre d’abonnement
- Ouvrir une nouvelle conversation avec un résumé des décisions
Question 7 — Qu’est-ce qu’une hallucination ?
- Une panne du service de Claude
- Une réponse affirmée avec assurance mais en partie erronée ou inventée
- Une image générée par Claude
Question 8 — Vous devez additionner les surfaces de douze pièces. Vous :
- Faites confiance au calcul de tête de Claude
- Demandez à Claude d’utiliser un outil de calcul ou vérifiez dans un tableur
- Arrondissez chaque surface pour simplifier
Question 9 — Votre question contient une prémisse fausse. Que risque-t-il de se passer ?
- Claude la reprend et bâtit sa réponse dessus
- Claude refuse toujours de répondre
- Claude bloque votre compte
Question 10 — La constitution de Claude, publiée par Anthropic en janvier 2026 :
- Est un contrat que vous devez signer pour utiliser Claude
- Décrit les valeurs et le comportement attendus de Claude et sert à son entraînement
- Est réservée aux clients de l’offre Enterprise
Voir les réponses et les explications
Réponses : 1→2 · 2→1 · 3→3 · 4→2 · 5→1 · 6→3 · 7→2 · 8→2 · 9→1 · 10→2
Explications.
- Claude écrit ses réponses par prédiction successive des jetons ; il ne consulte pas une base de réponses toutes faites.
- Deux réponses contradictoires sur un fait signalent une information incertaine : seule une source fiable tranche.
- Haiku 4.5 a les connaissances les plus anciennes de la gamme actuelle : février 2025.
- Un document fourni fait travailler Claude sur votre texte, pas sur sa mémoire, ce qui réduit fortement le risque d’erreur.
- Chaque conversation est indépendante ; seules la mémoire et les projets font le lien.
- Les longues conversations sont résumées automatiquement et perdent des détails ; repartir d’un résumé propre est plus efficace.
- L’hallucination est une réponse plausible mais fausse, présentée avec la même assurance qu’une réponse juste.
- Claude compte et calcule mal de tête ; un outil de calcul ou un tableur donne un résultat sûr.
- C’est la complaisance : Claude peut reprendre une idée fausse au lieu de la corriger. Demandez-lui de vérifier vos prémisses.
- La constitution est un document public, placé dans le domaine public, qui guide l’entraînement de Claude.
Exercices
Exercice 1 — Tester les limites de Claude sur votre métier (15 min) Posez à Claude trois questions dont vous connaissez la réponse : une générale, une récente, une très locale ou très pointue. Notez pour chacune si la réponse est juste, approximative ou inventée. Reposez ensuite la question la moins réussie en joignant un document ou en activant la recherche web.
Exercice 2 — Diagnostiquer quatre situations (5 min) Pour chaque situation, dites quelle notion de cette page l’explique et ce que vous faites.
- a) Claude cite un article de loi au bon titre mais au mauvais numéro.
- b) Après une longue conversation, Claude ne respecte plus le format demandé au début.
- c) Claude ne connaît pas un dispositif d’aide créé le mois dernier.
- d) Vous écrivez « puisque ce client est toujours en retard de paiement » et Claude en tient compte dans une relance destinée à un client qui a toujours payé à l’heure.
Exercice 3 — Écrire vos règles de vigilance (10 min) Reprenez les six règles du chapitre 7. Adaptez-les à votre métier dans le tableau de l’annexe : ce que vous vérifiez toujours, les documents que vous joignez, les consignes que vous ajoutez à vos demandes.
Corrections des exercices
Exercice 1 — Exemple de Sofia : question générale sur le coefficient d’emprise au sol, juste ; question récente sur un décret de 2026, approximative sans recherche web, juste avec ; question locale sur la hauteur maximale d’une zone du plan local d’urbanisme, inventée sans document, juste avec le règlement joint. Le risque d’erreur grandit avec la nouveauté et la rareté de l’information ; vos documents le font chuter.
Exercice 2 — a) Hallucination sur un détail précis : vérifier sur le site officiel. b) Longue conversation résumée automatiquement : nouvelle conversation avec les consignes et un résumé. c) Date limite des connaissances : recherche web ou document officiel joint. d) Complaisance : retirer l’idée fausse de la demande et relire la relance. Chaque erreur typique a sa parade ; aucune ne demande de compétence technique.
Exercice 3 — Exemple de Sofia : « 1. Je joins toujours le règlement d’urbanisme à jour. 2. Pour une nouveauté réglementaire, recherche web et lecture de la source. 3. Une conversation par dossier client. 4. Je vérifie toutes les surfaces, hauteurs et références d’articles. 5. J’ajoute : « Si ce n’est pas dans le document, dis-le. » 6. Je demande de vérifier mes prémisses avant de répondre. » Des règles écrites et affichées s’appliquent ; des règles retenues de tête s’oublient.
Annexe — Mes règles de vigilance
Deuxième page de votre carnet d’utilisation de Claude.
Mes tests sur mon métier.
| Question posée | Type (générale, récente, locale ou pointue) | Réponse juste, approximative ou inventée | Avec document ou recherche web |
|---|---|---|---|
Mes règles de vigilance.
| Règle | Chez moi, concrètement |
|---|---|
| Les documents que je joins toujours | |
| Les sujets pour lesquels je fais chercher sur le web | |
| Quand j’ouvre une nouvelle conversation | |
| Ce que je vérifie toujours avant usage | |
| Les consignes que j’ajoute à mes demandes | |
| Comment je formule mes questions pour rester neutre |
Marques, sources et usage de l’IA
Claude et Anthropic sont des marques d’Anthropic PBC, citées pour désigner le produit présenté. Acadigit est un organisme de formation indépendant : il n’est ni affilié à Anthropic, ni sponsorisé, ni approuvé par elle.
aucune autre marque citée.
Module conçu par Acadigit à partir de la documentation publique d’Anthropic et de ses cours en ligne gratuits (Claude Academy), consultés le 03/10/2026. Les fonctions et les offres de Claude évoluent vite : vérifiez-les sur le site d’Anthropic avant une décision importante.
Ce module a été rédigé avec l’aide de l’IA, puis relu, amélioré et validé par Acadigit.
Module 1.2 · Travailler avec Claude
Passez à l’action
Remplissez le livrable de ce module : page après page, il construit votre carnet d’utilisation de Claude.