Description : bien formuler ses demandes

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Module 2.3 · La méthode 4D

Description : bien formuler ses demandes

L’IA ne comprend jamais ce que vous voulez ? Elle ne devine pas : tout ce qu’elle sait de votre besoin, c’est ce que vous écrivez. Voici comment le décrire.

débutant à intermédiaire
1 h 10
10 questions
Créé le 03/10/2026

Objectifs pédagogiques

Ce que vous allez apprendre

1

Décrire le résultat attendu

: contexte, objectif, format, matériau, exemples et critères de réussite.

2

Décrire la démarche et le comportement

: étapes, questions préalables, rôle, ton, conduite à tenir en cas de doute.

3

Améliorer ses demandes

: itérer avec méthode et constituer une bibliothèque de demandes réutilisables.

Introduction

Fin avril, chez Verdier Architectes. L’autodiagnostic d’Inès l’a montré : sa priorité est la Description. Ses demandes tiennent en une ligne. « Fais une relance pour la facture 2031. » « Résume ce document. » « Écris un mail à la mairie. »

Claude répond, poliment, avec des textes corrects mais passe-partout. Inès passe ensuite dix minutes à tout réécrire. « Il ne comprend jamais ce que je veux », soupire-t-elle.

Julien jette un œil par-dessus son épaule. « Il ne peut pas deviner. Tu ne lui dis pas à qui tu écris, ni le ton, ni ce qui s’est passé avant. Imagine que tu demandes ça à une intérimaire le premier jour. »

La Description est la deuxième compétence de la méthode 4D. Elle consiste à expliquer à l’IA ce que l’on attend d’elle, assez clairement pour qu’elle produise quelque chose d’utile. Le module « Découvrir Claude » en a posé la base avec les quatre éléments d’une bonne demande. Cette page va plus loin.

1. Décrire, c’est plus que poser une question

Une demande à Claude n’est pas une question posée à un moteur de recherche. C’est une consigne donnée à un collaborateur compétent, qui ne connaît ni votre entreprise, ni vos clients, ni vos habitudes. Tout ce qu’il sait de votre besoin, c’est ce que vous écrivez.

Le cadre AI Fluency distingue trois choses que l’on peut décrire :

  • le résultat : ce que l’on veut obtenir, sous quelle forme, pour qui ;
  • la démarche : comment avancer ensemble, par quelles étapes ;
  • le comportement : quel rôle l’IA doit tenir, quel ton adopter, que faire en cas de doute.

La plupart des demandes ne décrivent que le résultat. Et encore, à moitié. Ajouter la démarche et le comportement transforme souvent une réponse moyenne en réponse utilisable.

Anthropic propose un test simple : considérer Claude comme un employé brillant mais nouveau, qui ne connaît pas vos habitudes. Relisez votre demande à sa place : aurait-il tout ce qu’il faut pour faire un bon travail ? Si la réponse est non, complétez.

Essayez avec Claude. Écrivez une de vos demandes habituelles, puis ajoutez : « Avant de répondre, dis-moi quelles informations te manquent pour faire un excellent travail. » Notez les questions de Claude : elles montrent ce que votre demande ne décrivait pas.

Exemples :

  • « Fais une relance pour la facture 2031 » ne dit ni à qui, ni le montant, ni l’ancienneté du retard, ni le ton voulu.
  • « Résume ce document » ne dit ni pour qui, ni pour quoi faire, ni en combien de lignes.
  • « Écris un mail à la mairie » ne dit ni l’objet, ni le contexte du dossier, ni l’interlocuteur.

2. Décrire le résultat attendu

Le module « Découvrir Claude » a présenté les quatre éléments d’une bonne demande : contexte, objectif, format et matériau. Ils décrivent le résultat. Trois précisions les rendent plus efficaces.

Le destinataire et l’usage. Pour qui est ce texte ? Qu’en fera-t-il ? Un résumé pour un client pressé ne ressemble pas à un résumé pour l’équipe technique. Anthropic conseille d’ailleurs d’expliquer à Claude pourquoi vous demandez quelque chose : connaître le but l’aide à faire les bons choix.

Le ton et la longueur. « Cordial mais ferme », « simple, sans jargon », « dix lignes au plus » : ces précisions coûtent trois secondes et évitent une réécriture.

Les critères de réussite. Qu’est-ce qui fera dire que le résultat est bon ? « Le client doit comprendre en une lecture ce qu’il doit faire et avant quelle date. » Un critère clair guide Claude et vous aide ensuite à juger.

Voici la demande d’Inès, avant et après.

Avant Après
Fais une relance pour la facture 2031. Je suis assistante dans une agence d’architecture de cinq personnes (contexte). Je dois relancer un client particulier qui n’a pas réglé une facture de 2 400 € échue depuis 45 jours, après une première relance restée sans réponse (objectif et matériau). Rédige un courriel de huit lignes au plus, cordial mais ferme, qui rappelle le montant et propose un paiement en deux fois si besoin (format et ton). Le client doit comprendre en une lecture ce qu’il doit faire et avant quand (critère de réussite).

La seconde demande prend une minute de plus à écrire. Elle fait gagner dix minutes de réécriture.

Essayez avec Claude. Prenez une demande courte que vous avez faite cette semaine. Réécrivez-la avec le contexte, l’objectif, le format, le matériau, le destinataire, le ton et un critère de réussite. Envoyez les deux versions dans deux conversations et comparez les réponses.

Exemples :

  • Sofia précise « pour un client particulier qui n’a jamais fait construire » : Claude remplace le vocabulaire technique par des explications.
  • Claire indique « pour le comité de sélection d’un concours, qui lira trente dossiers » : Claude resserre la note sur trois idées fortes.
  • Julien ajoute le critère « chaque pièce doit être reliée à l’article du règlement qui la demande » : il peut ensuite tout vérifier en cinq minutes.

3. Montrer plutôt qu’expliquer : les exemples

Décrire un style avec des mots est difficile. Le montrer est facile. Un exemple de référence vaut souvent mieux qu’un long paragraphe d’explications : Anthropic le recommande dans ses conseils de rédaction.

Trois façons de s’en servir :

  • Un modèle à imiter : « Voici une relance que j’ai écrite le mois dernier et qui a bien fonctionné. Écris la nouvelle dans le même style. »
  • Plusieurs exemples variés : deux ou trois exemples différents aident Claude à saisir ce qui est commun sans recopier un seul modèle.
  • Un contre-exemple : « Voici ce que je ne veux pas : trop long, trop formel. » Utile, mais à compléter par ce que vous voulez à la place.

Une précaution : Claude imite fidèlement. Si votre exemple contient une tournure maladroite ou une erreur, il risque de la reproduire. Choisissez des exemples dont vous êtes fier. Anonymisez-les s’ils contiennent des données de clients.

Un conseil voisin d’Anthropic mérite d’être retenu : dites ce qu’il faut faire plutôt que ce qu’il ne faut pas faire. « Écris en phrases courtes » fonctionne mieux que « n’écris pas de phrases longues ».

Essayez avec Claude. Choisissez un texte que vous avez écrit et que vous aimez : courriel, présentation, publication. Anonymisez-le si besoin. Donnez-le à Claude comme modèle de style pour un nouveau texte sur un autre sujet. Comparez avec ce qu’il produit sans modèle.

Exemples :

  • Inès donne à Claude ses trois meilleures relances de l’année : les nouvelles ont enfin « la voix de l’agence ».
  • Julien fournit une notice descriptive validée par un client comme modèle de structure pour toutes les autres.
  • Claire montre à Claude une publication LinkedIn qu’elle trouve trop commerciale : « pas comme ça ». Elle ajoute ce qu’elle veut : « un ton de conversation entre confrères ».

4. Décrire la démarche

Pour une tâche simple, décrire le résultat suffit. Pour une tâche complexe, il est utile de décrire aussi la démarche : comment Claude doit avancer. C’est ce que le cadre AI Fluency appelle la description du processus.

Quelques consignes de démarche très efficaces :

  • « Pose-moi d’abord tes questions. » Claude vous interroge avant de produire, au lieu de deviner.
  • « Propose d’abord un plan, j’en valide la structure, puis tu rédiges. » Vous corrigez la direction avant que le travail soit fait.
  • « Procède par étapes : d’abord… ensuite… enfin… » Utile pour les analyses en plusieurs temps.
  • « Propose trois options, avec leurs avantages et inconvénients. » Vous gardez la décision.
  • « Commence par lire tout le document, puis réponds à ma question. » Avec un long document, joignez-le d’abord et posez votre question à la fin : c’est aussi un conseil d’Anthropic.

Décrire la démarche, c’est passer de l’exécution à la collaboration : vous restez dans la boucle à chaque étape importante. La démarche se décrit en début de conversation ; Claude la suit ensuite tout au long de l’échange.

Essayez avec Claude. Pour votre prochaine tâche complexe, commencez par : « Avant de rédiger, pose-moi les cinq questions les plus utiles, puis propose-moi un plan. Ne rédige qu’après ma validation. » Notez le temps total et le nombre de corrections.

Exemples :

  • Pour une note d’intention, Julien demande un plan d’abord : il corrige l’ordre des parties en une minute au lieu de réécrire trois pages.
  • Sofia demande à Claude de poser ses questions avant de préparer un rendez-vous client : trois des cinq questions portent sur des points qu’elle avait oubliés.
  • Claire demande trois options de planning pour un chantier retardé, avec leurs conséquences sur le budget : elle choisit en connaissance de cause.

5. Décrire le comportement attendu

Troisième dimension : le comportement. Il s’agit de dire à Claude quel rôle tenir, quel ton adopter et comment réagir dans certaines situations.

Le rôle : « Relis comme un maître d’ouvrage exigeant », « explique comme à un client qui n’a jamais fait construire ». Le rôle oriente le vocabulaire, le niveau de détail et les priorités.

Le ton et le style : vouvoiement, phrases courtes, pas de jargon, pas de formules commerciales.

La conduite en cas de doute : « Si une information n’est pas dans le document, dis-le au lieu de la deviner », « Signale ce dont tu n’es pas sûr », « Écris à vérifier devant chaque chiffre que tu n’as pas trouvé dans mes documents ». Ces consignes réduisent nettement les informations inventées, présentées dans le module « Découvrir Claude ».

Les limites : « Ne propose pas de prix », « Ne donne pas d’avis juridique, signale seulement les points à faire vérifier ».

Le cadre AI Fluency donne une portée plus large à cette dimension : quand on configure une IA pour qu’elle travaille de façon durable, par exemple pour répondre aux questions d’un client ou préparer un document chaque semaine, il faut décrire son comportement une fois pour toutes. C’est ce que permettent les consignes de projet et les skills de Claude, présentés dans le module « Organiser son travail dans Claude ».

Essayez avec Claude. Ajoutez à votre prochaine demande trois lignes de comportement : un rôle, une conduite en cas de doute et une limite. Comparez la réponse avec celle obtenue sans ces lignes.

Exemples :

  • Sofia ajoute systématiquement : « Si ce n’est pas dans le règlement joint, dis-le. » Les réponses inventées disparaissent presque.
  • Inès écrit : « Tu es l’assistante de l’agence : ton chaleureux, vouvoiement, jamais de formule du type « n’hésitez pas ». »
  • Julien demande : « Ne propose aucun matériau ni marque : je les choisirai. » Claude se concentre sur la structure de la notice.

6. Itérer avec méthode

Même bien décrite, une demande donne rarement le résultat parfait du premier coup. C’est normal : c’est la boucle Description et Discernement présentée dans la page « La méthode 4D ». On décrit, on juge, on précise. Le tout est de préciser avec méthode.

Soyez précis dans vos retours. « Pas terrible » n’aide pas Claude. « Le deuxième paragraphe est trop technique pour un particulier ; remplace les termes de structure par des mots simples » l’aide beaucoup.

Une correction à la fois. Si tout est à revoir, commencez par le plus important : le fond avant la forme, la structure avant les phrases.

Citez le passage. « Dans la phrase qui commence par « Conformément à », supprime la référence au code. » Claude sait exactement où intervenir.

Repartez à neuf quand ça tourne en rond. Après cinq ou six tours sans progrès, ouvrez une nouvelle conversation avec une demande réécrite, en intégrant tout ce que vous avez appris. C’est souvent plus rapide.

Demandez à Claude d’améliorer votre demande. « Voici ma demande et ta réponse, qui ne me convient pas parce que… Réécris ma demande pour qu’elle donne un meilleur résultat. » Claude est un bon conseiller pour mieux s’adresser à lui.

Essayez avec Claude. Lors de votre prochaine conversation, notez chaque correction que vous demandez. À la fin, demandez à Claude de réécrire votre demande de départ en y intégrant toutes ces corrections. Gardez cette nouvelle version : elle rejoindra votre bibliothèque.

Exemples :

  • Inès passait cinq tours à corriger ses relances. En intégrant ses corrections habituelles à sa demande de départ, elle n’en fait plus qu’un.
  • Julien ouvre une nouvelle conversation après six tours infructueux sur une note : avec une demande réécrite, la bonne version arrive au deuxième essai.
  • Claire demande à Claude d’améliorer sa demande pour la synthèse mensuelle : il lui propose d’ajouter le destinataire et le nombre de points attendus.

7. Construire sa bibliothèque de demandes

Une bonne demande se réutilise. Les tâches qui reviennent chaque semaine méritent une demande type, écrite une fois avec soin et améliorée au fil des usages.

Une demande type contient :

  • un titre clair : « Relance de facture, deuxième rappel » ;
  • le texte de la demande, avec le contexte, l’objectif, le format, la démarche et le comportement ;
  • des zones à compléter entre crochets : [nom du client anonymisé], [montant], [date d’échéance] ;
  • une note sur ce qu’il faut toujours vérifier dans la réponse.

Rangez ces demandes dans un document partagé de l’équipe. Datez-les et notez qui les a écrites. Chaque fois qu’une demande type donne un mauvais résultat, corrigez-la plutôt que de corriger la réponse à la main.

Cette bibliothèque est une première étape. Le module « Organiser son travail dans Claude » montre comment aller plus loin : les projets gardent les consignes et les documents d’un dossier. Les skills, eux, transforment une demande type en savoir-faire que Claude applique de lui-même.

Essayez avec Claude. Choisissez votre tâche la plus fréquente. Écrivez sa demande type avec des zones entre crochets, puis demandez à Claude de la critiquer : « Qu’est-ce qui manque pour qu’un collègue obtienne le même bon résultat que moi ? »

Exemples :

  • La bibliothèque de l’agence compte huit demandes types en mai : relances, comptes rendus de chantier, courriers à la mairie, listes de pièces, résumés d’appels d’offres.
  • Sofia ajoute à chaque demande type la ligne « Toujours vérifier : surfaces, hauteurs, références d’articles ».
  • Inès note en face de la demande « Relance, deuxième rappel » : « améliorée le 28/04 après une relance trop sèche ».

Résumé

La Description consiste à expliquer à l’IA ce que l’on attend d’elle. Claude ne devine pas : tout ce qu’il sait de votre besoin, c’est ce que vous écrivez.

On décrit le résultat avec le contexte, l’objectif, le format et le matériau, complétés par le destinataire, le ton, la longueur et un critère de réussite. Un exemple de référence vaut souvent mieux qu’une longue explication. Pour les tâches complexes, on décrit aussi la démarche : questions d’abord, plan avant rédaction, options. On décrit enfin le comportement : un rôle, un ton, une conduite en cas de doute et des limites.

Une demande s’améliore par itération, avec des retours précis, une correction à la fois puis un nouveau départ quand ça tourne en rond. Les meilleures demandes se gardent dans une bibliothèque partagée.

Remplissez « Ma bibliothèque de demandes » dans l’annexe : c’est la sixième page de votre carnet d’utilisation.

Questions fréquentes

Faut-il écrire des demandes très longues ?

Non. Il faut écrire des demandes complètes. Une tâche simple se décrit en deux lignes. Une tâche complexe peut demander quinze lignes : ce temps est largement rattrapé par la qualité de la réponse.

Faut-il être poli avec Claude ?

La politesse ne nuit pas, mais elle ne remplace pas la clarté. Une demande précise et courtoise donne de meilleurs résultats qu’une demande vague et polie.

Existe-t-il des formules magiques ?

Non. Les formules toutes faites qui circulent en ligne fonctionnent rarement mieux qu’une description claire de votre besoin. Le contexte, l’objectif et des exemples comptent bien plus que les mots-clés.

Pourquoi Claude ne suit-il pas toutes mes consignes ?

Souvent parce que la demande en contient trop, ou qu’elles se contredisent. Hiérarchisez : mettez les consignes importantes en premier, supprimez les doublons et, si la conversation est longue, recommencez avec une demande propre.

Peut-on réutiliser la même demande pour d’autres outils d’IA ?

En grande partie, oui. Les principes de la Description valent pour tous les assistants. Quelques réglages propres à chaque outil changent, mais une demande claire reste une demande claire.

Termes clés

  • Demande : texte que l’on écrit à l’IA pour obtenir un résultat ; en anglais, prompt.
  • Description du résultat : précision de ce que l’on veut obtenir : contexte, objectif, format, matériau, destinataire, ton, critère de réussite.
  • Exemple de référence : texte fourni à l’IA comme modèle de style ou de structure à imiter.
  • Description de la démarche : précision des étapes à suivre, comme poser des questions d’abord ou proposer un plan avant de rédiger.
  • Description du comportement : précision du rôle, du ton, des limites et de la conduite à tenir en cas de doute.
  • Itération : amélioration d’un résultat par des retours successifs et précis.
  • Bibliothèque de demandes : ensemble de demandes types, réutilisables et améliorées au fil du temps, partagé par une équipe.

Références

QCM (une seule bonne réponse par question)

Question 1 — Selon le cadre AI Fluency, quelles sont les trois choses que l’on peut décrire à l’IA ?

  1. Le résultat, la démarche et le comportement
  2. Le prix, le délai et la qualité
  3. Le modèle, l’effort et l’offre

Question 2 — Le test de « l’employé brillant mais nouveau » sert à vérifier :

  1. Que la demande est assez polie
  2. Que la demande contient tout ce qu’il faut pour faire un bon travail
  3. Que l’on utilise le bon modèle

Question 3 — Pourquoi expliquer à Claude le but de votre demande ?

  1. Pour allonger la demande
  2. Parce que c’est obligatoire
  3. Parce que connaître le but l’aide à faire les bons choix

Question 4 — Pour obtenir un texte dans le style de l’agence, le plus efficace est :

  1. Écrire « style professionnel »
  2. Fournir un ou plusieurs exemples de référence
  3. Répéter la demande trois fois

Question 5 — Quelle consigne est la mieux formulée ?

  1. « Écris en phrases courtes, de quinze mots au plus »
  2. « N’écris surtout pas de phrases longues »
  3. « Pas de longueur »

Question 6 — « Pose-moi d’abord tes questions, puis propose un plan avant de rédiger » est une description :

  1. Du résultat
  2. Du comportement
  3. De la démarche

Question 7 — Quelle consigne réduit le plus le risque d’informations inventées ?

  1. « Sois créatif »
  2. « Si l’information n’est pas dans le document joint, dis-le au lieu de la deviner »
  3. « Réponds vite »

Question 8 — La réponse ne convient pas. Le retour le plus utile :

  1. « Pas terrible, recommence »
  2. « Le deuxième paragraphe est trop technique pour un particulier : remplace les termes de structure par des mots simples »
  3. « Fais mieux »

Question 9 — Après six tours sans progrès, le meilleur réflexe :

  1. Ouvrir une nouvelle conversation avec une demande réécrite
  2. Continuer encore dix tours
  3. Changer d’abonnement

Question 10 — Une demande type de votre bibliothèque contient :

  1. Uniquement le nom du client
  2. Un titre, le texte de la demande, des zones à compléter et ce qu’il faut toujours vérifier
  3. La réponse de Claude recopiée
Voir les réponses et les explications

Réponses : 1→1 · 2→2 · 3→3 · 4→2 · 5→1 · 6→3 · 7→2 · 8→2 · 9→1 · 10→2

Explications.

  1. Le cadre distingue la description du résultat, du processus et du comportement.
  2. Une demande complète donne à Claude ce qu’un employé brillant mais nouveau aurait besoin de savoir.
  3. Anthropic conseille d’expliquer le pourquoi : le but oriente les choix de Claude.
  4. Un exemple montre ce que les mots décrivent mal ; Anthropic le recommande.
  5. Dire ce qu’il faut faire, avec un repère précis, fonctionne mieux qu’une interdiction vague.
  6. Les étapes à suivre relèvent de la description de la démarche.
  7. Une conduite claire en cas de doute réduit fortement les inventions.
  8. Un retour précis, qui situe le problème et la correction attendue, fait progresser en un tour.
  9. Une conversation qui tourne en rond se relance mieux à neuf, avec ce que l’on a appris.
  10. Une demande type se réutilise et s’améliore : elle doit contenir de quoi être reprise par un collègue.

Exercices

Exercice 1 — Réécrire trois demandes (15 min) Réécrivez ces trois demandes en décrivant le résultat, la démarche et le comportement. Inventez les détails nécessaires.

  • a) « Résume ce document. »
  • b) « Écris un mail à la mairie. »
  • c) « Fais-moi une présentation de l’entreprise. »

Exercice 2 — Mesurer l’effet d’un exemple (10 min) Demandez à Claude un texte de votre métier sans exemple, puis le même avec un exemple de référence anonymisé. Notez les différences de ton, de structure et de longueur.

Exercice 3 — Écrire trois demandes types (15 min) Pour vos trois tâches les plus fréquentes, écrivez une demande type complète dans l’annexe, avec des zones à compléter et ce qu’il faut toujours vérifier.

Corrections des exercices

Exercice 1 — Exemple pour a) : « Je suis architecte. Voici le compte rendu du conseil municipal joint (matériau). Je dois savoir si une décision touche nos projets en cours dans la commune (objectif). Lis tout le document, puis liste en cinq points au plus les décisions qui concernent l’urbanisme, avec la page où elles figurent (format, démarche). Si aucune décision ne concerne l’urbanisme, dis-le (comportement). » Pour b) : préciser l’objet (demande de rendez-vous au service urbanisme), le dossier, le ton (formel), la longueur et les pièces à joindre. Pour c) : préciser le public (comité de sélection d’un concours), le nombre de diapositives, les trois messages clés et demander un plan avant la rédaction. Les trois demandes deviennent plus longues, mais les réponses deviennent utilisables.

Exercice 2 — Exemple d’Inès : sans exemple, une relance correcte mais impersonnelle, douze lignes ; avec un exemple, huit lignes, une phrase d’accroche propre à l’agence, la signature habituelle. Un exemple bien choisi règle en une fois le ton, la structure et la longueur.

Exercice 3 — Exemple de demande type de Sofia : « Compte rendu de visite de chantier. Je suis architecte, je suis un chantier de [type de construction] pour [client anonymisé]. Voici mes notes dictées et les photos. Rédige le compte rendu selon le modèle joint : présents, avancement par lot, réserves, décisions, prochaine visite. Ton factuel, phrases courtes. N’invente aucune information absente de mes notes : écris « à préciser » si besoin. Toujours vérifier : dates, noms des entreprises, réserves. » Une demande type bien écrite peut être utilisée par un collègue avec le même résultat.

Annexe — Ma bibliothèque de demandes

Sixième page de votre carnet d’utilisation de Claude.

Titre de la demande type Texte de la demande (résultat, démarche, comportement) Zones à compléter Toujours vérifier Date et auteur

Mes consignes de comportement favorites, à ajouter à mes demandes.

Situation Consigne
En cas de doute
Ton et style
Limites

Marques, sources et usage de l’IA

Claude et Anthropic sont des marques d’Anthropic PBC, citées pour désigner le produit présenté. Acadigit est un organisme de formation indépendant : il n’est ni affilié à Anthropic, ni sponsorisé, ni approuvé par elle.

aucune autre marque citée.

Module conçu par Acadigit à partir de la documentation publique d’Anthropic et de ses cours en ligne gratuits (Claude Academy), consultés le 03/10/2026. Les fonctions et les offres de Claude évoluent vite : vérifiez-les sur le site d’Anthropic avant une décision importante.

La méthode 4D présentée dans ce module s’appuie sur le cadre AI Fluency (Delegation, Description, Discernment, Diligence), © 2025 Rick Dakan, Joseph Feller et Anthropic, publié sous licence Creative Commons BY-NC-SA 4.0. Les textes, exemples et exercices de cette page sont rédigés par Acadigit : aucun support du cours n’est reproduit.

Ce module a été rédigé avec l’aide de l’IA, puis relu, amélioré et validé par Acadigit.

Module 2.3 · Travailler avec Claude

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