9 · Smartphones et tablettes : sécuriser vos appareils mobiles
Module 9 · Cybersécurité : les bons réflexes
Smartphones et tablettes : sécuriser vos appareils mobiles
Votre téléphone contient-il plus de secrets que votre ordinateur ? Souvent oui, et il se perd bien plus facilement. Voici les dix bonnes pratiques de Cybermalveillance.gouv.fr pour sécuriser smartphones et tablettes, et la marche à suivre en cas de perte.
Objectifs pédagogiques
Ce que vous allez apprendre
Protéger l’accès à l’appareil
: code de verrouillage, code PIN, chiffrement, verrouillage automatique.
Garder la maîtrise des usages
: applications officielles, autorisations contrôlées, connexions sans fil désactivées, informations secrètes protégées.
Réagir à une perte ou à un vol
: localiser, verrouiller ou effacer à distance, suspendre la ligne, bloquer le code IMEI, changer les mots de passe.
Introduction
Un jeudi d’octobre, Sofia rentre d’une visite de chantier par le RER. Elle descend à Saint-Germain-en-Laye, son téléphone professionnel resté sur la banquette. Elle s’en aperçoit une heure plus tard. Dans l’appareil : la messagerie de l’agence, les conversations avec les clients, des centaines de photos de chantiers, l’accès au stockage partagé.
Beaucoup de choses ont bien fonctionné. Le téléphone était protégé par un code à six chiffres et par son empreinte. Ses données étaient chiffrées. Le prestataire avait activé la localisation et l’effacement à distance. Les photos étaient sauvegardées automatiquement. Le téléphone a été effacé le soir même et la ligne suspendue. Sofia a retrouvé ses données sur un appareil neuf le lendemain.
Une chose a moins bien fonctionné. Dans une note, Sofia avait inscrit le code du portail d’un client et le code d’une alarme de chantier. Il a fallu prévenir le client et faire changer les deux codes.
Smartphones et tablettes contiennent autant d’informations qu’un ordinateur, parfois plus. Ils se perdent et se volent plus facilement. Ils sont pourtant souvent moins protégés. Ce module reprend les dix bonnes pratiques de Cybermalveillance.gouv.fr et ajoute la marche à suivre en cas de perte ou de vol.
1. Pourquoi les appareils mobiles sont exposés
Un téléphone intelligent concentre tout : messagerie, contacts, photos, agenda, banque, réseaux sociaux, applications professionnelles, codes de validation reçus par SMS. Ses capacités égalent, voire dépassent, celles d’un ordinateur. Il donne accès à la quasi-totalité de votre vie numérique.
Trois raisons le rendent plus vulnérable qu’un ordinateur de bureau.
Il se perd et se vole : dans un train, un café, une voiture, sur un chantier.
Il est moins protégé : la fiche de Cybermalveillance.gouv.fr note que leurs propriétaires sécurisent généralement bien moins leurs mobiles que leurs ordinateurs. Des cybercriminels se sont spécialisés dans ces appareils pour cette raison.
Il se connecte partout : wifi publics, Bluetooth, sans contact, réseaux d’opérateurs étrangers.
Pour une entreprise, un téléphone perdu peut donner accès à la messagerie, aux fichiers partagés, aux clients. Et souvent à la double authentification des autres comptes, puisque les codes arrivent sur ce téléphone.
Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA de lister ce qu’une personne malveillante pourrait faire en une heure avec un téléphone professionnel déverrouillé, dans votre métier. Lisez la liste à l’équipe avant de lui présenter les dix bonnes pratiques.
Exemples :
- Téléphone oublié dans un train : accès potentiel à la messagerie, aux photos et aux clients.
- Tablette volée dans une voiture de chantier : plans et devis consultables si elle n’est pas verrouillée.
- Téléphone prêté à un inconnu « pour un appel » : quelques secondes suffisent pour installer une application espion.
2. Codes d’accès et chiffrement
Mettez en place les codes d’accès. Deux protections se complètent.
Le code de verrouillage : mot de passe, schéma, code chiffré ou biométrie. Il empêche de se servir de l’appareil si on ne le connaît pas. Choisissez un code difficile à deviner : ni « 0000 », ni « 1234 », ni une date de naissance. Préférez six chiffres ou plus, ou un mot de passe.
Le code PIN : composé de quatre chiffres, il bloque la carte SIM. Sans lui, impossible d’utiliser votre carte dans un autre appareil. Changez le code fourni par l’opérateur.
Activez le verrouillage automatique : l’appareil doit redemander le code au bout de quelques minutes d’inactivité, pour le cas où vous le laisseriez sans surveillance.
Chiffrez les données de l’appareil. En cas de perte ou de vol, seul le chiffrement garantit qu’une personne malintentionnée ne pourra pas contourner le code pour lire vos informations, par exemple en démontant la mémoire. Tous les appareils récents le proposent. Sur la plupart, il est même activé par défaut dès qu’un code de verrouillage est défini : vérifiez-le dans les réglages. Si vous utilisez une carte mémoire d’extension, vérifiez qu’elle est chiffrée elle aussi.
Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA où vérifier, sur votre modèle de téléphone, que le chiffrement est actif, que le verrouillage automatique est réglé sur une ou deux minutes et que le code PIN de la carte SIM est activé. Précisez la marque et la version du système, puis suivez l’aide officielle.
Exemples :
- Sofia : code à six chiffres, empreinte digitale, verrouillage automatique après une minute.
- Un artisan change le code PIN « 0000 » fourni avec sa carte SIM.
- Une tablette de chantier sans code est désormais verrouillée par un mot de passe.
3. Mises à jour et sauvegardes
Appliquez les mises à jour de sécurité du système (Android, iOS) et des applications dès qu’elles sont proposées. Elles corrigent souvent des failles qui permettraient de prendre le contrôle de l’appareil. Activez leur installation automatique.
Attention aux appareils anciens : au bout de quelques années, le fabricant cesse de fournir des correctifs. Un téléphone qui ne reçoit plus de mises à jour de sécurité ne devrait plus servir au travail. C’est ce qui a conduit Verdier Architectes à fournir un téléphone professionnel à Sofia, dont le téléphone personnel n’en recevait plus. Le module « Mises à jour » détaille comment anticiper la fin de support.
Faites des sauvegardes. Votre téléphone contient souvent des informations que vous n’avez nulle part ailleurs : contacts, messages, photos. Une casse, une perte ou un vol : tout disparaît. Activez la sauvegarde automatique proposée par le système ou par votre entreprise. Vérifiez de temps en temps qu’elle fonctionne.
Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA comment savoir jusqu’à quand votre modèle de téléphone recevra des mises à jour de sécurité. Vérifiez la réponse sur le site du fabricant, puis notez la date sur la fiche de l’annexe.
Exemples :
- Mises à jour automatiques activées sur les cinq téléphones de l’agence.
- Le téléphone personnel de Sofia, trop ancien, ne reçoit plus la messagerie de l’agence.
- Sauvegarde automatique des photos de chantier chaque nuit : Sofia les a toutes retrouvées sur son nouvel appareil.
4. Applications : sources, autorisations, protection
N’installez des applications que depuis les magasins officiels. Eux seuls vous assurent au mieux que les applications ne sont pas piégées. Méfiez-vous des sites parallèles, qui ne contrôlent rien. Méfiez-vous aussi des applications payantes proposées gratuitement : elles sont généralement piégées. Consultez le nombre de téléchargements et les avis avant d’installer. Au moindre doute, choisissez-en une autre.
Contrôlez les autorisations de vos applications, à l’installation et après chaque mise à jour, car elles peuvent évoluer. Certaines applications demandent des droits surprenants. La fiche cite l’exemple d’un simple jeu de cartes gratuit qui réclamerait l’accès au répertoire, aux mots de passe, aux messages, à la position ou à l’appareil photo. C’est évidemment suspect. Au moindre doute, n’installez pas l’application. Faites aussi le tri de temps en temps : les réglages du téléphone permettent de retirer une autorisation déjà accordée.
Utilisez une solution de sécurité contre les virus et les autres attaques. Rançongiciels et hameçonnage visent aussi les téléphones, souvent moins bien protégés que les ordinateurs.
Avec l’IA. Donnez à un assistant d’IA la liste des autorisations demandées par une application, telles qu’affichées par le magasin. Demandez-lui lesquelles sont nécessaires à sa fonction. Gardez la décision finale : en cas de doute, n’installez pas.
Exemples :
- Application de scan de documents gratuite qui demande l’accès aux contacts, au micro et à la position : Sofia la supprime et en choisit une qui ne demande que l’appareil photo.
- Application de navigation : l’accès à la position est normal, l’accès aux contacts ne l’est pas.
- Jeu téléchargé hors du magasin officiel par l’enfant d’un salarié sur un téléphone professionnel : interdit par la charte de l’agence.
5. Au quotidien : surveillance et connexions sans fil
Ne laissez pas votre appareil sans surveillance. Une personne malintentionnée peut profiter d’un moment d’inattention pour lire vos informations ou piéger l’appareil. Pour la même raison, la fiche déconseille fortement de laisser un inconnu se servir de votre téléphone, pour passer un appel par exemple, sans garder le contrôle de ce qu’il en fait.
Évitez les réseaux wifi publics ou inconnus. Ils peuvent être contrôlés par des cybercriminels qui interceptent les connexions et récupèrent identifiants, mots de passe ou données de carte bancaire. En déplacement, préférez le réseau mobile de votre forfait.
Désactivez les connexions sans fil quand vous ne vous en servez pas : wifi, Bluetooth, sans contact. Ce sont autant de portes d’entrée ouvertes sur l’appareil. Et elles vident la batterie pour rien.
Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA comment empêcher votre téléphone de se connecter automatiquement aux réseaux wifi ouverts. Demandez aussi comment oublier ceux que vous n’utilisez plus. Faites la manipulation une fois pour toutes.
Exemples :
- Au café, Julien pose son téléphone face contre la table et garde le réseau mobile, wifi désactivé.
- Un inconnu demande à téléphoner avec l’appareil de Tom : Tom compose le numéro lui-même et met le haut-parleur.
- Le Bluetooth est coupé en dehors des trajets en voiture.
6. Ne rien stocker de secret sans protection
Ne notez jamais d’informations secrètes en clair sur votre téléphone : mots de passe, codes bancaires, codes d’accès. Ni dans le répertoire, ni dans la messagerie, ni dans une note, ni dans un fichier non chiffré. Un cybercriminel qui prendrait le contrôle de l’appareil les récupérerait facilement. Certaines applications installées peuvent aussi y accéder.
Pour protéger ces informations, utilisez une solution de chiffrement protégée par un mot de passe solide. Le plus simple est le gestionnaire de mots de passe présenté dans le module « Mots de passe » : il fonctionne aussi sur téléphone, avec un coffre chiffré.
Le cas de Sofia le montre : même quand le téléphone est chiffré et effacé à distance, un doute subsiste sur ce qui a pu être vu entre la perte et l’effacement. Les codes du portail et de l’alarme du client ont dû être changés. Rangés dans le gestionnaire, ils n’auraient posé aucun problème.
Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA une liste des endroits où l’on range souvent des secrets par mégarde sur un téléphone : notes, captures d’écran, brouillons de messages, photos de documents. Passez en revue votre appareil avec cette liste et déplacez chaque secret dans le gestionnaire.
Exemples :
- Code du portail d’un client et code d’une alarme de chantier : sortis des notes, rangés dans le coffre partagé de l’agence.
- Photo d’une carte bancaire dans la galerie : supprimée.
- Mot de passe de la box dans les contacts sous le nom « Box » : déplacé dans le gestionnaire.
7. Perte ou vol : se préparer et réagir
La réaction se prépare avant l’incident.
Notez le code IMEI de votre appareil, son numéro de série de quinze à dix-sept chiffres selon la fiche. Il figure souvent sur la boîte ; vous pouvez aussi l’afficher en tapant *#06# sur le clavier d’appel. En cas de vol, il permet de bloquer l’usage du téléphone sur tous les réseaux.
Activez la localisation et l’effacement à distance proposés par le système : Apple comme Google en fournissent un. Vérifiez que vous savez vous connecter au compte associé depuis un autre appareil.
En entreprise, un outil de gestion de flotte mobile permet au prestataire de configurer, de verrouiller et d’effacer à distance les téléphones professionnels. Il sépare aussi les données de l’entreprise des données personnelles.
Le jour où l’appareil disparaît :
- Localisez-le depuis un autre appareil, sans aller le récupérer seul s’il semble volé.
- Verrouillez-le à distance avec un message de contact ; effacez-le s’il ne peut pas être récupéré rapidement.
- Appelez votre opérateur pour suspendre la ligne et, en cas de vol, bloquer l’appareil grâce au code IMEI.
- Changez les mots de passe des comptes ouverts sur le téléphone, messagerie en premier, depuis un appareil sain.
- Prévenez l’entreprise, puis les personnes concernées si des informations sensibles s’y trouvaient.
- Déposez plainte en cas de vol : l’opérateur ou l’assureur peuvent en demander une copie.
Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA la procédure de localisation, de verrouillage et d’effacement à distance pour votre système, depuis un ordinateur. Faites un essai de localisation dès aujourd’hui : le jour de la perte n’est pas le moment de découvrir que vous avez oublié le mot de passe du compte.
Exemples :
- Sofia localise le téléphone sur la ligne du RER, le verrouille avec un message, puis demande l’effacement le soir même.
- La ligne est suspendue en dix minutes par un appel à l’opérateur ; la carte SIM de remplacement arrive le lendemain.
- Le prestataire retire l’appareil perdu de l’outil de gestion et active le nouveau téléphone.
Résumé
Smartphones et tablettes concentrent vos informations, se perdent facilement et sont souvent moins protégés que les ordinateurs.
Protégez l’accès : un code de verrouillage difficile à deviner, un code PIN changé, le verrouillage automatique et le chiffrement. Tenez l’appareil à jour et sauvegardez-le. N’installez que des applications officielles et contrôlez leurs autorisations. Gardez l’appareil sous surveillance, évitez les wifi publics, coupez les connexions sans fil inutiles. Ne stockez aucun secret en clair.
Préparez la perte : code IMEI noté, localisation et effacement à distance activés. Le jour venu, localisez, verrouillez ou effacez, suspendez la ligne, changez les mots de passe, prévenez et portez plainte en cas de vol.
Remplissez la fiche de l’annexe pour chaque appareil : c’est la neuvième page du plan de sécurité de votre entreprise.
Questions fréquentes
L’empreinte digitale suffit-elle à protéger mon téléphone ?
Elle est pratique et solide au quotidien, mais elle repose sur un code de secours. C’est ce code qui protège vraiment l’appareil : choisissez-le long et difficile à deviner. Le téléphone le redemande après un redémarrage ou plusieurs échecs.
Mon téléphone est-il chiffré ?
Sur la plupart des appareils récents, le chiffrement est activé par défaut dès qu’un code de verrouillage est défini. Vérifiez-le dans les réglages de sécurité. Sans code de verrouillage, le chiffrement ne protège presque rien.
Faut-il un antivirus sur un smartphone ?
La fiche de Cybermalveillance.gouv.fr recommande une solution de sécurité, car les attaques visent aussi les mobiles. Elle ne remplace pas les bases : mises à jour, applications officielles, autorisations contrôlées. En entreprise, demandez conseil à votre prestataire.
Que faire si mon téléphone professionnel est volé ?
Localisez-le, verrouillez-le puis effacez-le à distance. Faites suspendre la ligne par l’opérateur et bloquer l’appareil grâce à son code IMEI. Changez les mots de passe des comptes ouverts sur le téléphone, prévenez l’entreprise et déposez plainte.
Puis-je utiliser mon téléphone personnel pour le travail ?
Oui, si l’entreprise l’accepte et s’il respecte les mêmes règles : code solide, chiffrement, mises à jour, applications officielles. Il doit encore recevoir des correctifs de sécurité. Le module « Usages pro et perso » détaille les conditions à fixer.
Termes clés
- Code de verrouillage : mot de passe, code, schéma ou donnée biométrique qui empêche d’utiliser un appareil sans le connaître.
- Code PIN : code à quatre chiffres qui protège la carte SIM et empêche son usage dans un autre appareil.
- Chiffrement : transformation de données en un contenu illisible sans la clé qui permet de les déchiffrer.
- Autorisation d’application : droit accordé à une application d’accéder à une fonction ou à des données du téléphone, comme la position ou les contacts.
- Code IMEI : numéro de série d’un téléphone mobile, qui permet de le bloquer sur tous les réseaux en cas de vol.
- Effacement à distance : fonction qui supprime toutes les données d’un appareil perdu ou volé depuis un autre appareil.
- Gestion de flotte mobile : outil qui permet à une entreprise de configurer, sécuriser et effacer à distance ses téléphones et tablettes.
Références
- Cybermalveillance.gouv.fr — La sécurité des appareils mobiles
- CNIL — Comment sécuriser au maximum l’accès à votre smartphone ?
- Cybermalveillance.gouv.fr — Piratage de compte : que faire ?
- Cybermalveillance.gouv.fr — Les sauvegardes
QCM (une seule bonne réponse par question)
Question 1 — Un bon code de verrouillage de téléphone :
- « 0000 » ou « 1234 », pour s’en souvenir facilement
- Difficile à deviner, avec un verrouillage automatique au bout de quelques minutes
- Inutile si le téléphone reste dans la poche
Question 2 — Quelle est la différence entre le code de verrouillage et le code PIN ?
- Le code PIN protège la carte SIM, le code de verrouillage protège l’appareil
- Ce sont deux noms pour le même code
- Le code PIN protège uniquement les photos
Question 3 — Le chiffrement des données du téléphone :
- Accélère l’appareil
- Est inutile si l’on a un code de verrouillage
- Empêche de lire les données même si quelqu’un contourne le code
Question 4 — Un jeu de cartes gratuit demande l’accès à vos contacts, au micro et à votre position. Vous :
- Acceptez, c’est normal pour un jeu
- N’installez pas l’application : ces autorisations sont suspectes
- Acceptez, puis désinstallez le jeu plus tard
Question 5 — Où installer une nouvelle application ?
- Depuis le magasin officiel, après avoir regardé les avis et le nombre de téléchargements
- Depuis un site qui propose gratuitement une application payante
- Depuis un lien reçu par SMS
Question 6 — Le wifi, le Bluetooth et le sans contact :
- Doivent rester toujours activés
- Sont à désactiver quand on ne s’en sert pas
- Sont sans risque pour la sécurité
Question 7 — Un inconnu vous demande votre téléphone pour passer un appel urgent. Vous :
- Le lui prêtez et le laissez s’éloigner
- Le lui laissez le temps qu’il faut
- Refusez, ou composez vous-même le numéro en gardant l’appareil en main
Question 8 — Où conserver le code de votre carte bancaire ?
- Nulle part en clair sur le téléphone ; si besoin, dans un gestionnaire chiffré
- Dans vos contacts, sous un faux nom
- Dans une note du téléphone
Question 9 — Le code IMEI permet :
- De débloquer la carte SIM
- De bloquer le téléphone sur tous les réseaux en cas de vol
- De payer sans contact
Question 10 — Votre téléphone professionnel a disparu. Première action :
- Attendre que quelqu’un le rapporte
- Acheter un nouveau téléphone
- Le localiser, le verrouiller ou l’effacer à distance, puis faire suspendre la ligne
Voir les réponses et les explications
Réponses : 1→2 · 2→1 · 3→3 · 4→2 · 5→1 · 6→2 · 7→3 · 8→1 · 9→2 · 10→3
Explications.
- Un code facile à deviner ne protège rien ; le verrouillage automatique couvre les moments d’inattention.
- Les deux codes se complètent : l’un protège la carte SIM, l’autre l’appareil.
- Le chiffrement protège les données même si la mémoire est lue sans passer par le code.
- Un jeu n’a besoin ni des contacts, ni du micro, ni de la position ; c’est le signe d’une application intrusive.
- Les magasins officiels contrôlent les applications ; les avis aident à repérer les pièges.
- Chaque connexion active est une porte d’entrée possible ; les couper réduit l’exposition.
- Quelques secondes hors de vue suffisent pour piéger un téléphone.
- Tout secret noté en clair peut être lu par un pirate ou une application.
- L’IMEI identifie l’appareil lui-même ; l’opérateur s’en sert pour le bloquer.
- Plus on agit vite, moins une personne malintentionnée a de temps pour exploiter l’appareil.
Exercices
Exercice 1 — Auditer votre téléphone (15 min) Prenez votre téléphone et vérifiez les dix points de la liste de contrôle de l’annexe. Pour chaque point non conforme, faites la correction tout de suite si elle prend moins de deux minutes, sinon notez-la avec une date.
Exercice 2 — Juger des autorisations (10 min) Pour chaque application, dites quelles autorisations accepter et lesquelles refuser.
- a) Lampe de poche : appareil photo, contacts, position.
- b) Scanner de documents : appareil photo, contacts, micro, position.
- c) Application de navigation : position, contacts.
- d) Messagerie professionnelle : notifications, contacts, appareil photo.
- e) Jeu gratuit : SMS, contacts, micro, stockage.
Exercice 3 — Le téléphone de Sofia (20 min) Sofia constate à 19 h qu’elle a oublié son téléphone professionnel dans le RER. Classez ces actions dans l’ordre et indiquez qui s’en charge (Sofia, Claire, le prestataire) : changer le mot de passe de la messagerie ; localiser le téléphone ; suspendre la ligne ; verrouiller à distance avec un message ; prévenir le client dont le code de portail était noté ; effacer à distance ; activer un nouvel appareil et restaurer la sauvegarde ; retirer l’appareil perdu de l’outil de gestion.
Corrections des exercices
Exercice 1 — Exemple d’audit de Julien : code à quatre chiffres remplacé par six chiffres ; verrouillage automatique passé de cinq minutes à une minute ; chiffrement déjà actif ; code PIN encore celui de l’opérateur, changé ; mises à jour automatiques activées ; sauvegarde automatique active mais jamais vérifiée, test prévu vendredi ; deux applications inutilisées supprimées ; connexion automatique aux wifi ouverts désactivée ; mot de passe de la box trouvé dans une note, déplacé ; code IMEI noté sur la fiche. Huit corrections sur dix ont pris moins de deux minutes chacune.
Exercice 2 — a) Lampe de poche : l’appareil photo peut servir au flash ; refuser contacts et position. b) Scanner : appareil photo seulement ; refuser contacts, micro et position, ou choisir une autre application. c) Navigation : position oui ; contacts non nécessaires. d) Messagerie professionnelle : notifications, contacts et appareil photo cohérents avec sa fonction. e) Jeu : tout refuser ; mieux, ne pas l’installer. La question à se poser est toujours la même : cette autorisation est-elle nécessaire à ce que fait l’application ?
Exercice 3 — Ordre proposé :
- Sofia, depuis l’ordinateur de l’agence : localiser le téléphone.
- Sofia : verrouiller à distance avec un message et un numéro de contact.
- Sofia : appeler l’opérateur pour suspendre la ligne.
- Sofia, depuis un appareil sain : changer le mot de passe de la messagerie.
- Prestataire : effacer à distance si le téléphone n’est pas récupéré dans la soirée.
- Claire : prévenir le client dont le code de portail était noté ; faire changer le code de l’alarme de chantier.
- Prestataire : retirer l’appareil perdu de l’outil de gestion.
- Prestataire et Sofia : activer un nouvel appareil et restaurer la sauvegarde.
Localiser et verrouiller d’abord laisse une chance de récupérer le téléphone ; l’effacement vient ensuite, sans trop attendre.
Annexe — Fiche « Mon appareil mobile »
Une fiche par appareil, conservée hors du téléphone (papier ou gestionnaire).
| Rubrique | À compléter |
|---|---|
| Utilisateur | |
| Modèle et système | |
Code IMEI (*#06#) |
|
| Numéro de ligne | |
| Opérateur et numéro pour suspendre la ligne | |
| Localisation et effacement à distance activés | Oui / Non |
| Compte associé et qui y a accès | |
| Sauvegarde automatique activée, dernière vérification | |
| Fin des mises à jour de sécurité annoncée | |
| Qui prévenir dans l’entreprise |
Liste de contrôle des dix bonnes pratiques.
| Bonne pratique | Fait | À faire avant le |
|---|---|---|
| Code de verrouillage difficile à deviner, verrouillage automatique | ||
| Code PIN de la carte SIM changé | ||
| Chiffrement actif (carte mémoire comprise) | ||
| Mises à jour automatiques du système et des applications | ||
| Sauvegarde automatique vérifiée | ||
| Solution de sécurité installée | ||
| Applications issues des magasins officiels uniquement | ||
| Autorisations des applications vérifiées | ||
| Wifi publics évités, connexions sans fil coupées quand inutiles | ||
| Aucun secret noté en clair sur l’appareil |
Apple, iOS, Google et Android sont cités à titre d’exemple. Acadigit n’est ni affiliée, ni sponsorisée, ni approuvée par leurs éditeurs, ni par le dispositif Cybermalveillance.gouv.fr. Ce module a été rédigé avec l’aide de l’IA, puis relu, amélioré et validé par Acadigit.
Source et licence
Source : Cybermalveillance.gouv.fr – contenu adapté par Acadigit – Licence Ouverte Etalab 2.0 – source mise à jour : 18 mai 2026 (fiche PDF : version 2.0).
Ce support Acadigit reprend et adapte des contenus publiés par Cybermalveillance.gouv.fr sous Licence Ouverte Etalab 2.0. Les adaptations et compléments sont réalisés par Acadigit.
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