10 · Réseaux sociaux : protéger vos comptes et votre réputation

Module 10 · Cybersécurité : les bons réflexes

Réseaux sociaux : protéger vos comptes et votre réputation

Qui pourrait reprendre la page de votre entreprise demain ? Faux concours, faux support, comptes piratés ou usurpés : les réseaux sociaux attirent les arnaques. Voici les dix bonnes pratiques de Cybermalveillance.gouv.fr, pour vos comptes et ceux de l’entreprise.

débutant
1 h 15
10 questions
Mis à jour le 27/09/2026

Objectifs pédagogiques

Ce que vous allez apprendre

1

Sécuriser l’accès aux comptes

personnels et d’entreprise : mot de passe unique, double authentification, sessions surveillées, plusieurs administrateurs.

2

Maîtriser son exposition

: paramètres de confidentialité, publications réfléchies, applications tierces et connexions avec son compte limitées.

3

Déjouer les arnaques et réagir

: faux profils, faux support, faux concours, piratage, usurpation, contenu illicite.

Introduction

En novembre, plusieurs clients de Verdier Architectes reçoivent un message privé sur Instagram. Il vient d’un compte qui reprend le logo, les photos de projets et presque le nom de l’agence. Il annonce un concours : une étude de faisabilité offerte, à condition de remplir un formulaire avec son adresse, son téléphone et 9,90 € de « frais de dossier » par carte bancaire. Une cliente appelle Claire pour savoir si c’est sérieux.

La même semaine, Claire reçoit un message au nom de l’« équipe de sécurité » de la plateforme : la page de l’agence serait supprimée sous 24 heures pour violation des droits d’auteur, sauf contestation par un lien. Elle ne clique pas. Dans les réglages officiels de l’application, aucune alerte.

En faisant le point, l’agence découvre deux fragilités. Claire était la seule administratrice déclarée du compte ; Inès s’y connectait avec les identifiants rangés dans le coffre partagé. Si Claire avait perdu son accès, personne n’aurait pu le récupérer. Et une application de programmation de publications, testée deux ans plus tôt, avait toujours accès au compte.

Les réseaux sociaux sont devenus la vitrine de beaucoup de petites entreprises. Ils attirent aussi escroqueries, usurpations, chantage, vol d’informations, cyberharcèlement et fausses informations. Ce module reprend les dix bonnes pratiques de Cybermalveillance.gouv.fr, pour vos comptes personnels comme pour ceux de l’entreprise.

1. Les risques sur les réseaux sociaux

Un compte de réseau social contient beaucoup d’informations personnelles : identité, adresse postale ou électronique, numéro de téléphone, date de naissance, photos, contacts, messages privés. Il intéresse les cybercriminels pour plusieurs raisons.

Voler le compte pour le revendre, escroquer vos contacts en votre nom ou exiger une rançon pour vous le rendre.

Usurper votre identité ou celle de l’entreprise, en créant un faux compte qui vous imite.

Collecter des informations pour préparer une attaque ciblée : un hameçonnage crédible, une fraude au président, un cambriolage pendant vos vacances affichées en direct.

Escroquer par de faux concours, de fausses bonnes affaires, de faux recruteurs ou de fausses relations amoureuses.

Nuire par le harcèlement, la diffamation ou la diffusion de fausses informations.

Pour une entreprise, le compte est un actif. Des années d’abonnés, d’avis et de contenus peuvent disparaître en une soirée si l’accès est perdu. Et un faux compte qui arnaque vos clients abîme votre réputation, même si vous n’y êtes pour rien.

Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA de lister ce qu’un inconnu pourrait apprendre sur votre entreprise et son équipe en parcourant uniquement vos comptes publics : horaires, noms, projets, absences, fournisseurs. Faites l’exercice vous-même ensuite. Ce qui vous surprend est ce qu’il faut revoir.

Exemples :

  • Vol de compte : un pirate prend la main sur la page d’un restaurant et publie de fausses promotions.
  • Usurpation : un faux compte « officiel » de l’agence contacte ses abonnés pour un faux concours.
  • Collecte : un salarié publie une photo de son badge et de son bureau, avec le nom du logiciel utilisé visible à l’écran.

2. Protéger l’accès et surveiller les connexions

Protégez l’accès à vos comptes avec un mot de passe différent et suffisamment robuste pour chacun, rangé dans un gestionnaire. Activez la double authentification partout où elle est proposée. Le module « Mots de passe » détaille ces deux points.

Vérifiez régulièrement les connexions à votre compte. La plupart des réseaux sociaux affichent les sessions actives et les appareils connectés. Consultez cette liste de temps en temps. Déconnectez toute session inconnue ou que vous n’utilisez plus. Au moindre doute, considérez qu’il peut s’agir d’un piratage et changez immédiatement votre mot de passe.

Pour les comptes de l’entreprise, trois règles supplémentaires :

Au moins deux administrateurs, chacun avec son propre compte personnel protégé par la double authentification. Si l’un perd son accès, l’autre peut agir.

Des accès nominatifs : passez par l’espace de gestion professionnel du réseau social pour donner des droits à chaque personne, plutôt que de partager un mot de passe commun.

Des accès retirés au départ d’un salarié, d’un stagiaire ou d’une agence de communication, le jour même.

Vérifiez aussi l’adresse de messagerie et le numéro de téléphone de récupération : ce sont eux qui vous permettront de reprendre la main.

Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA où trouver, sur le réseau social que vous utilisez pour l’entreprise, la liste des sessions actives, la gestion des administrateurs et les coordonnées de récupération. Vérifiez sur l’aide officielle de la plateforme : les menus changent souvent.

Exemples :

  • Le compte Instagram de l’agence a désormais deux administratrices, Claire et Inès, avec double authentification.
  • Une session ouverte depuis un ancien téléphone est déconnectée lors du contrôle mensuel.
  • L’agence de communication qui gérait la page LinkedIn il y a deux ans n’a plus aucun accès.

3. Confidentialité et publications

Vérifiez vos paramètres de confidentialité. Par défaut, la visibilité de vos informations (numéro de téléphone, adresse électronique) et de vos publications est souvent très ouverte. Réglez-la pour garder la maîtrise de ce que les autres voient. Revoyez ces paramètres régulièrement : ils peuvent changer sans que vous le sachiez, au gré des évolutions de la plateforme.

Maîtrisez vos publications. Même dans un cercle que l’on croit restreint, une publication peut être copiée, rediffusée, interprétée bien au-delà de ce que vous imaginiez. Ne diffusez pas d’informations personnelles ou sensibles qui pourraient servir à vous nuire : dates d’absence, adresse, photos de badges, de documents ou d’écrans. Faites preuve de discernement quand vous parlez de votre travail : vous pourriez vous porter préjudice, ainsi qu’à votre entreprise.

Respectez la loi. Internet n’est pas une zone de non-droit et l’anonymat n’y est pas absolu. Les propos incitant à la haine ou à la violence, le cyberharcèlement, l’atteinte au droit à l’image ou au droit d’auteur sont punis. Pour une entreprise, publier la photo d’un client ou de sa maison suppose son accord.

La fiche rappelle aussi qu’en France, un mineur peut consentir seul au traitement de ses données à partir de quinze ans ; avant, l’accord d’un titulaire de l’autorité parentale est nécessaire.

Avec l’IA. Avant de publier pour l’entreprise, demandez à un assistant d’IA de relire votre texte et la description de votre photo : « Qu’est-ce qu’un inconnu malveillant pourrait en tirer ? » Retirez ce qui n’apporte rien au message.

Exemples :

  • Photo d’une maison livrée : publiée avec l’accord écrit des clients, sans numéro de rue visible.
  • « Toute l’équipe en séminaire à Lisbonne du 12 au 15 » : publié au retour, pas pendant.
  • Numéro de téléphone personnel de Claire masqué sur son profil ; seul le numéro de l’agence reste visible.

4. Faites attention à qui vous parlez

Les cybercriminels utilisent les réseaux sociaux pour escroquer et voler des informations. Soyez vigilant, y compris avec vos contacts : leur compte peut avoir été piraté à leur insu et vous envoyer des contenus malveillants.

Les faux profils : une personne séduisante, un recruteur généreux, un investisseur, un prétendu client. Photo volée, historique récent, peu d’amis communs, demande qui arrive vite.

Le faux support de la plateforme : un message privé qui menace de fermer votre compte et demande de cliquer sur un lien ou de donner un code. Les plateformes signalent les problèmes dans les notifications officielles de l’application, pas par un message privé pressant.

Les faux concours, gains inattendus et super affaires : ils cachent souvent un hameçonnage. Le module « Hameçonnage » en donne les signes.

Les faux comptes qui imitent votre entreprise : signalez-les à la plateforme depuis le profil concerné, demandez à vos abonnés de le signaler aussi et publiez un avertissement sur votre vrai compte.

La fiche ajoute deux règles fermes. N’envoyez jamais d’argent à quelqu’un sans avoir vérifié son identité par un autre moyen. N’envoyez jamais de photos ou de vidéos intimes à un contact en ligne : elles peuvent servir à un chantage, qu’on appelle sextorsion.

Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA de décrire les signes d’un faux profil sur le réseau que vous utilisez le plus, puis appliquez la liste aux trois dernières demandes de contact que vous avez reçues. Pour un doute sur une photo, une recherche d’image inversée révèle souvent une photo volée.

Exemples :

  • Le faux compte de l’agence : signalé par Claire, par l’équipe et par une dizaine d’abonnés ; supprimé par la plateforme en trois jours ; avertissement publié sur le vrai compte.
  • Un « ami » envoie « Regarde cette vidéo où tu apparais » avec un lien court : son compte a été piraté.
  • Un « recruteur » propose 300 € par jour pour aimer des vidéos : arnaque classique, on ne répond pas.

5. Applications tierces et connexion avec son compte

Contrôlez les applications tierces. Jeux, quiz, outils de programmation de publications, applications pour gérer son compte : beaucoup proposent de se connecter à votre réseau social. Elles demandent des autorisations qu’il faut lire avec attention. Une fois accordées, elles peuvent accéder à vos informations, vos contacts, vos publications, parfois vos messages privés. Ne les installez que depuis les sites ou magasins officiels. Si elles paraissent trop intrusives, renoncez. Et retirez leurs droits dès que vous ne vous en servez plus.

Utilisez en conscience la connexion avec votre compte de réseau social sur d’autres sites. Le bouton « Se connecter avec » évite de créer un compte et un mot de passe de plus. Mais le réseau social apprend ce que vous faites sur le site. Le site, lui, peut obtenir des droits sur votre compte. Surtout, si votre compte de réseau social est piraté, le pirate accède automatiquement à tous les sites qui en dépendent. Avant d’accepter, vérifiez les autorisations demandées.

Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA où trouver, dans les réglages de votre réseau social, la liste des applications et des sites connectés à votre compte. Passez-la en revue et retirez tout ce que vous ne reconnaissez pas ou n’utilisez plus.

Exemples :

  • L’application de programmation testée il y a deux ans perd son accès au compte de l’agence.
  • Un quiz « Quel architecte êtes-vous ? » demande l’accès aux messages privés : Tom ne l’installe pas.
  • Le compte du logiciel de facturation est créé avec une adresse et un mot de passe dédiés, pas avec le bouton du réseau social.

6. Ordinateurs publics et informations douteuses

Évitez les ordinateurs et les réseaux wifi publics. Un ordinateur en libre accès ou un wifi public peut être piégé ou contrôlé par un cybercriminel. Vous risquez de vous faire voler votre mot de passe. Évitez d’y saisir des informations personnelles. Si vous n’avez pas le choix, déconnectez-vous bien de votre compte après usage, pour que personne ne puisse y accéder après vous.

Faites preuve de discernement avec les informations publiées. Les réseaux sociaux informent vite, mais n’importe qui peut y publier n’importe quoi, sans vérification. Certaines informations sont partiellement ou totalement fausses, parfois délibérément. Les fausses informations peuvent avoir de graves conséquences pour les personnes qui en sont victimes. Avant de croire ou de relayer une information, vérifiez sa source et sa véracité.

La vigilance vaut aussi pour les images et les voix. Les outils d’IA permettent aujourd’hui de fabriquer de fausses vidéos ou de faux messages vocaux très réalistes, appelés hypertrucages. Une vidéo choquante d’un dirigeant ou d’une personnalité mérite une vérification avant tout partage.

Avec l’IA. Face à une information choc, demandez à un assistant d’IA quelles questions poser pour vérifier une information en ligne : qui la publie, depuis quand, qui d’autre la confirme. Faites ensuite la vérification vous-même auprès de sources reconnues.

Exemples :

  • En salon, Julien consulte le compte de l’agence sur son téléphone, en réseau mobile, plutôt que sur l’ordinateur partagé du stand.
  • Une rumeur sur la faillite d’un fournisseur circule : Claire appelle le fournisseur avant de la relayer.
  • Une vidéo d’un élu tenant des propos surprenants : aucune source sérieuse ne la reprend, elle n’est pas partagée.

7. En cas de problème et comptes inutilisés

Supprimez votre compte si vous ne l’utilisez plus. Un compte abandonné peut être piraté sans que vous le remarquiez, ou servir à usurper votre identité. Pour l’entreprise, faites l’inventaire des comptes ouverts au fil des ans et fermez ceux qui dorment.

Votre compte est piraté. Utilisez la procédure de récupération de la plateforme, depuis un appareil sain. Changez le mot de passe, activez la double authentification, déconnectez toutes les sessions, vérifiez l’adresse et le téléphone de récupération. Prévenez vos contacts. La CNIL publie un guide pour prévenir, repérer et réagir face au piratage de ses comptes sociaux.

On usurpe votre identité ou celle de l’entreprise. Signalez le faux compte à la plateforme, conservez des captures d’écran et portez plainte : l’usurpation d’identité est un délit (article 226-4-1 du code pénal).

Une publication vous gêne. Demandez-en la suppression à son auteur, puis à la plateforme. La CNIL explique comment signaler pour obtenir la suppression.

Vous êtes victime de cyberharcèlement. Le 3018, numéro national gratuit, conseille par téléphone ou sur 3018.fr.

Vous voyez un contenu illicite. Signalez-le sur Internet-signalement.gouv.fr, la plateforme Pharos du ministère de l’Intérieur.

Dans tous les cas, 17Cyber guide les victimes pas à pas.

Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA de rédiger un court message à publier sur le compte de l’entreprise quand un faux compte l’imite : ce qui se passe, ce que vous ne demandez jamais, comment signaler. Gardez-le prêt. Le jour venu, chaque heure compte.

Exemples :

  • Avertissement publié par l’agence : « Un faux compte nous imite. Nous n’organisons aucun concours et ne demandons jamais de paiement par message. Merci de le signaler. »
  • Un ancien compte Facebook de l’agence, inutilisé depuis quatre ans, est supprimé.
  • Une cliente piégée par le faux concours fait opposition sur sa carte ; l’agence lui transmet ses captures d’écran pour sa plainte.

Résumé

Les réseaux sociaux concentrent informations personnelles et contacts. Ils attirent vol de comptes, usurpations, escroqueries, harcèlement et fausses informations. Pour une entreprise, le compte est un actif à protéger.

Protégez l’accès : mot de passe unique, double authentification, sessions vérifiées, au moins deux administrateurs pour les comptes d’entreprise, accès retirés aux départs. Réglez la confidentialité et réfléchissez avant de publier. Méfiez-vous des faux profils, du faux support, des concours et des bonnes affaires. Limitez les applications tierces et la connexion avec votre compte sur d’autres sites. Évitez les ordinateurs publics et vérifiez les informations avant de les relayer.

En cas de problème : procédure de récupération, signalement, plainte en cas d’usurpation, 3018 pour le harcèlement, Pharos pour les contenus illicites. Fermez les comptes qui dorment.

Remplissez la liste de contrôle et la procédure de l’annexe : c’est la dixième page du plan de sécurité de votre entreprise.

Questions fréquentes

Comment protéger le compte Instagram ou LinkedIn de mon entreprise ?

Désignez au moins deux administrateurs, chacun avec son compte personnel protégé par la double authentification. Donnez des accès nominatifs par l’espace de gestion professionnel plutôt qu’un mot de passe partagé. Vérifiez les sessions et les applications connectées chaque mois. Retirez les accès le jour d’un départ.

Un message dit que mon compte va être supprimé : est-ce vrai ?

Presque toujours non. Les plateformes signalent les problèmes dans les notifications officielles de l’application ou par leur centre d’aide, pas par un message privé pressant avec un lien. Ne cliquez pas, ouvrez l’application vous-même et vérifiez l’état de votre compte.

Un faux compte imite mon entreprise : que faire ?

Signalez-le à la plateforme depuis son profil et demandez à votre entourage de le signaler aussi. Prévenez vos abonnés sur votre vrai compte, conservez des captures d’écran et portez plainte pour usurpation d’identité si le faux compte escroque des personnes.

Mon compte a été piraté : comment le récupérer ?

Passez par la procédure de récupération officielle de la plateforme, depuis un appareil sain. Changez le mot de passe, activez la double authentification, déconnectez toutes les sessions et vérifiez les coordonnées de récupération. Prévenez vos contacts, que le pirate peut solliciter en votre nom.

Faut-il utiliser « Se connecter avec » son réseau social ?

C’est pratique, mais cela partage des informations entre le site et le réseau social. Surtout, un piratage du réseau social ouvrirait tous les sites qui en dépendent. Pour les services importants, préférez un compte dédié avec un mot de passe unique rangé dans un gestionnaire.

Termes clés

  • Paramètres de confidentialité : réglages qui déterminent qui peut voir vos informations et vos publications sur un réseau social.
  • Session active : connexion en cours à un compte depuis un appareil donné, visible dans les réglages de sécurité du service.
  • Faux profil : compte créé sous une fausse identité, ou qui imite une personne ou une entreprise, pour tromper ses interlocuteurs.
  • Application tierce : application extérieure au réseau social à laquelle on donne accès à son compte, comme un jeu ou un outil de publication.
  • Connexion avec un réseau social : fonction qui permet de se connecter à un site en utilisant son compte de réseau social plutôt qu’un compte dédié.
  • Fausse information : information inexacte ou inventée, parfois diffusée délibérément pour tromper ; en anglais, fake news.
  • Usurpation d’identité : fait de se faire passer pour une autre personne ou un autre organisme, puni par l’article 226-4-1 du code pénal.

Références

QCM (une seule bonne réponse par question)

Question 1 — Pour protéger l’accès à un compte de réseau social :

  1. Un mot de passe unique et robuste, avec la double authentification
  2. Le même mot de passe que la messagerie, pour s’en souvenir
  3. Sa date de naissance, facile à retenir

Question 2 — Les paramètres de confidentialité :

  1. Se règlent une fois pour toutes à la création du compte
  2. Sont à vérifier régulièrement, car ils peuvent changer sans prévenir
  3. Ne servent à rien sur un compte d’entreprise

Question 3 — Vous recevez en message privé : « Équipe de sécurité : votre page sera supprimée sous 24 h, contestez via ce lien ». Vous :

  1. Cliquez vite pour éviter la suppression
  2. Répondez en donnant votre mot de passe pour prouver votre identité
  3. Ne cliquez pas et vérifiez l’état du compte dans les réglages officiels de l’application

Question 4 — Un ami vous demande par message de lui envoyer de l’argent en urgence. Vous :

  1. Vérifiez son identité par un autre moyen avant toute chose
  2. Envoyez l’argent, c’est un ami
  3. Envoyez la moitié de la somme

Question 5 — Un compte qui imite votre entreprise organise un faux concours. Vous :

  1. L’ignorez, cela finira par cesser
  2. Le signalez à la plateforme et prévenez vos abonnés sur votre vrai compte
  3. Participez pour comprendre comment il fonctionne

Question 6 — Une application de quiz demande l’accès à vos messages privés. Vous :

  1. Acceptez, c’est un simple jeu
  2. Acceptez, puis oubliez l’application
  3. Refusez, puis retirez régulièrement les accès des applications inutilisées

Question 7 — Le bouton « Se connecter avec » votre réseau social sur un autre site :

  1. Est pratique, mais un piratage de votre compte social ouvrirait aussi ce site
  2. Est toujours plus sûr qu’un compte dédié
  3. Est interdit en entreprise

Question 8 — Vous repérez une session inconnue dans les connexions actives de votre compte. Vous :

  1. L’ignorez
  2. La déconnectez et changez immédiatement votre mot de passe
  3. Attendez qu’elle disparaisse d’elle-même

Question 9 — Avant de relayer une information choc :

  1. Vous la partagez vite, avant les autres
  2. Vous la partagez si elle a déjà beaucoup de mentions « J’aime »
  3. Vous vérifiez sa source et sa véracité

Question 10 — Un ancien compte de l’entreprise ne sert plus depuis des années. Vous :

  1. Le laissez public, il ne gêne personne
  2. Le supprimez, pour éviter qu’il soit piraté ou usurpé
  3. Confiez son mot de passe à un stagiaire
Voir les réponses et les explications

Réponses : 1→1 · 2→2 · 3→3 · 4→1 · 5→2 · 6→3 · 7→1 · 8→2 · 9→3 · 10→2

Explications.

  1. Un mot de passe unique limite les dégâts d’une fuite ; la double authentification bloque un voleur de mot de passe.
  2. Les plateformes modifient leurs réglages : ce qui était privé peut devenir visible.
  3. Le faux support est un hameçonnage ; les vraies alertes apparaissent dans l’application.
  4. Le compte de votre ami peut avoir été piraté ; seul un autre canal permet de vérifier.
  5. Le signalement fait supprimer le faux compte ; l’avertissement protège vos abonnés.
  6. Une application tierce peut garder l’accès à vos données tant qu’on ne le lui retire pas.
  7. La connexion avec un réseau social crée une dépendance : un seul piratage ouvre plusieurs portes.
  8. Une session inconnue peut signaler un piratage ; il faut couper et changer le mot de passe.
  9. N’importe qui peut publier une fausse information ; le nombre de mentions ne prouve rien.
  10. Un compte abandonné peut être repris sans que personne le remarque.

Exercices

Exercice 1 — Auditer les comptes sociaux de l’entreprise (20 min) Pour chaque compte de l’entreprise, remplissez la liste de contrôle de l’annexe : administrateurs, double authentification, sessions actives, applications connectées, coordonnées de récupération, confidentialité. Corrigez tout de suite ce qui peut l’être en cinq minutes.

Exercice 2 — Vrai ou faux ? Cinq messages (10 min) Pour chaque message, dites s’il est légitime, frauduleux ou à vérifier. Indiquez ce que vous faites.

  • a) Message privé de l’« équipe de sécurité » de la plateforme : votre compte enfreint les règles, contestez sous 24 heures par un lien.
  • b) Notification dans les réglages de sécurité de l’application : nouvelle connexion depuis un appareil à Lyon, sans lien ni demande.
  • c) Message d’un contact habituel : « Regarde cette vidéo où tu apparais », avec un lien court.
  • d) Commentaire sous une publication de l’agence : « Bravo pour ce projet, très réussi. »
  • e) Message d’un « recruteur » : 300 € par jour pour aimer des vidéos depuis chez soi.

Exercice 3 — Écrire la procédure « compte piraté ou usurpé » (15 min) En dix lignes au plus : qui agit, dans quel ordre, avec quelles coordonnées de récupération, quel message publier, où signaler, quand porter plainte. Préparez le message d’avertissement aux abonnés.

Corrections des exercices

Exercice 1 — Exemple de Verdier Architectes. Instagram : deux administratrices (Claire et Inès), double authentification activée pour les deux, une session d’un ancien téléphone déconnectée, application de programmation retirée, adresse de récupération remplacée par une adresse de l’agence. LinkedIn : Claire seule administratrice, Julien ajouté ; ancienne agence de communication retirée. Ancien compte Facebook : supprimé. La découverte la plus fréquente est un administrateur unique : c’est aussi la plus rapide à corriger.

Exercice 2 — a) Frauduleux : urgence, lien, message privé ; ne pas cliquer, vérifier dans l’application, signaler le compte. b) À vérifier, probablement légitime : elle apparaît dans les réglages officiels, sans lien ; si la connexion n’est pas la vôtre, déconnecter la session et changer le mot de passe. c) Frauduleux : compte du contact probablement piraté ; ne pas cliquer, le prévenir par un autre moyen. d) Légitime : aucune demande. e) Frauduleux : arnaque aux fausses missions, qui finit par demander de l’argent ; ne pas répondre, signaler. Le critère décisif reste la demande : un lien, un code, de l’argent ou des données.

Exercice 3 — Exemple de l’agence : « 1. Inès ou Claire lance la récupération depuis un appareil sain. 2. Nouveau mot de passe depuis le gestionnaire, double authentification, toutes les sessions déconnectées.

  1. Vérification des administrateurs et des applications connectées.
  2. Message aux abonnés sur les autres réseaux et par courriel aux clients si

le pirate les sollicite. 5. Faux compte : signalement par toute l’équipe, captures d’écran conservées. 6. Plainte si des clients sont escroqués.

  1. Assistance : 17Cyber. » *Les coordonnées de récupération à jour font

toute la différence : sans elles, la plateforme ne peut pas vous rendre votre compte.*

Annexe — Liste de contrôle des comptes sociaux de l’entreprise

Une colonne par réseau social utilisé.

Point de contrôle Réseau 1 : Réseau 2 : Réseau 3 :
Au moins deux administrateurs, chacun avec son compte personnel
Double authentification activée pour chaque administrateur
Accès nominatifs, aucun mot de passe partagé
Sessions actives vérifiées ce mois-ci
Applications connectées passées en revue
Adresse et téléphone de récupération à jour
Paramètres de confidentialité vérifiés
Anciens salariés et prestataires retirés
Message d’avertissement prêt en cas de faux compte

Comptes inutilisés à fermer : à compléter.

En cas de problème.

Situation Où agir
Compte piraté Procédure de récupération de la plateforme ; guide de la CNIL ; 17cyber.gouv.fr
Faux compte qui imite l’entreprise Signalement à la plateforme ; avertissement aux abonnés ; plainte pour usurpation
Publication gênante Demande à l’auteur, puis à la plateforme ; conseils de la CNIL
Cyberharcèlement 3018 (gratuit) ou 3018.fr
Contenu illicite internet-signalement.gouv.fr
Escroquerie subie Opposition bancaire, plainte, Info Escroqueries 0 805 805 817

Instagram, Facebook et LinkedIn sont cités à titre d’exemple. Acadigit n’est ni affiliée, ni sponsorisée, ni approuvée par leurs éditeurs, ni par le dispositif Cybermalveillance.gouv.fr. Ce module a été rédigé avec l’aide de l’IA, puis relu, amélioré et validé par Acadigit.

Source et licence

Source : Cybermalveillance.gouv.fr – contenu adapté par Acadigit – Licence Ouverte Etalab 2.0 – source mise à jour : 26 février 2026 (fiche PDF : version 2.0).

Ce support Acadigit reprend et adapte des contenus publiés par Cybermalveillance.gouv.fr sous Licence Ouverte Etalab 2.0. Les adaptations et compléments sont réalisés par Acadigit.

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