8 · Sauvegardes : ne jamais perdre les données de l’entreprise

Module 8 · Cybersécurité : les bons réflexes

Sauvegardes : ne jamais perdre les données de l’entreprise

Si votre serveur disparaissait ce soir, que perdriez-vous demain ? Une sauvegarde branchée en permanence ou jamais testée ne protège pas. Voici les dix bonnes pratiques de Cybermalveillance.gouv.fr, organisées autour de la règle 3-2-1.

débutant
1 h 15
10 questions
Mis à jour le 27/09/2026

Objectifs pédagogiques

Ce que vous allez apprendre

1

Identifier les données à sauvegarder

et la fréquence nécessaire, appareil par appareil et service par service.

2

Mettre en place une sauvegarde résistante

: règle 3-2-1, copie déconnectée, copie hors site, protection des supports.

3

Vérifier la sauvegarde

par des tests de restauration réguliers et préparer la reprise.

Introduction

Avant l’attaque de juin, Verdier Architectes pensait être bien sauvegardée. Chaque nuit, le NAS copiait tous les fichiers sur un disque externe. Le disque restait branché en permanence : c’était plus simple. Quand le rançongiciel a chiffré le NAS, il a chiffré le disque dans la foulée.

Ce qui a sauvé l’agence, c’est une habitude de Claire : une fois par mois, elle copiait le serveur sur un second disque qu’elle rapportait chez elle. La dernière copie avait trois semaines. Trois semaines de plans, de modifications et de comptes rendus à reconstituer, à partir des courriels et de copies éparses.

Une sauvegarde qui reste branchée n’est qu’un double exposé aux mêmes risques. Une sauvegarde jamais testée n’est qu’une promesse. Ce module reprend les dix bonnes pratiques de Cybermalveillance.gouv.fr et les organise autour d’une règle simple, la règle 3-2-1, pour qu’aucune panne, aucun vol et aucune attaque ne vous fasse perdre plus que ce que vous avez décidé d’accepter.

1. Pourquoi sauvegarder

Les appareils numériques s’abîment ou sont abîmés. Perte, vol, panne, piratage, incendie, dégât des eaux : dans chaque cas, les données enregistrées sur l’appareil peuvent disparaître, parfois pour toujours. La fiche de Cybermalveillance.gouv.fr invite à prendre le réflexe de sauvegarder régulièrement.

Pour mesurer l’enjeu, posez-vous une question simple : si votre ordinateur ou votre serveur disparaissait ce soir, que perdriez-vous demain matin ? Devis en cours, factures, dossiers clients, plans, photos de chantier, contrats, comptabilité, carnet d’adresses. Pour une petite entreprise, la réponse fait souvent froid dans le dos.

Une sauvegarde est une copie de vos données, conservée ailleurs que sur l’appareil d’origine, qui permet de les retrouver en cas de problème. L’opération inverse, qui remet les données en place à partir de la copie, s’appelle la restauration. C’est elle qui compte : une sauvegarde ne vaut que par la restauration qu’elle permet.

Avec l’IA. Décrivez votre activité à un assistant d’IA et demandez-lui de lister les conséquences concrètes, jour après jour, de la perte de tous vos fichiers. Lisez la liste à voix haute en réunion. Le budget d’une sauvegarde sérieuse paraîtra soudain raisonnable.

Exemples :

  • Panne : le disque d’un portable lâche la veille d’une remise de projet.
  • Vol : l’ordinateur d’un indépendant disparaît dans sa voiture.
  • Attaque : le NAS de l’agence et son disque de sauvegarde branché sont chiffrés en une nuit.

2. Où sont vos données et lesquelles sauvegarder

Identifiez les appareils et supports qui contiennent des données : ordinateurs, serveurs ou NAS, téléphones, tablettes, disques durs, clés USB. Leur nombre augmente sans qu’on y prenne garde.

N’oubliez pas les services en ligne : messagerie, logiciel de facturation ou de comptabilité, stockage en ligne, site internet. L’éditeur sauvegarde ses serveurs, mais cela ne vous protège pas toujours contre une suppression par erreur, un compte piraté ou la fermeture du service. Vérifiez ce que le contrat prévoit et gardez vos propres exports.

Déterminez quelles données doivent être sauvegardées. Tout sauvegarder n’est ni toujours possible ni toujours utile. La fiche propose deux questions :

  • Quelles données ne peuvent pas être récupérées ailleurs en cas de perte ?
  • Quelles données sont consultées régulièrement ou vous sont le plus souvent demandées ?

Un logiciel se réinstalle, un fichier de devis réalisé à la main ne se retrouve pas. Les photos d’un chantier terminé ne se reprennent pas.

Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA un tableau vide à quatre colonnes : données, emplacement, récupérables ailleurs (oui ou non), fréquence de consultation. Remplissez-le vous-même, sans y coller de données réelles. Il servira de base à l’exercice 1.

Exemples :

  • À sauvegarder : dossiers clients et plans, devis et factures, contrats, comptabilité, photos de chantier.
  • Moins prioritaire : logiciels réinstallables, documents téléchargés depuis des sites publics.
  • Service en ligne : export mensuel du logiciel de facturation, en plus des sauvegardes de l’éditeur.

3. Choisir la solution et le rythme

Choisissez une solution adaptée à vos besoins. Il existe des solutions gratuites et payantes. Comparez les fonctions, l’espace nécessaire et la simplicité d’usage. Les principales familles :

La copie manuelle sur un disque externe ou une clé USB : simple, mais elle dépend de votre mémoire.

L’outil intégré au système : la plupart des systèmes d’exploitation proposent une sauvegarde vers le support ou le service de votre choix.

Le NAS, serveur de stockage de l’entreprise : pratique pour centraliser, mais il doit lui-même être sauvegardé ailleurs.

Le service de sauvegarde en ligne : copies automatiques hors de vos locaux, souvent avec conservation des versions précédentes.

Planifiez vos sauvegardes. La plupart des solutions permettent une sauvegarde automatique à échéance régulière. Vérifiez qu’elle est activée et que sa fréquence convient. Sans solution dédiée, fixez-vous un rendez-vous de sauvegarde manuelle.

La fréquence découle d’une question déjà posée dans le module « Rançongiciels » : combien de jours de travail pouvez-vous accepter de perdre ? Un jour, il faut une sauvegarde quotidienne. Une semaine, une sauvegarde hebdomadaire peut suffire.

La fiche distingue trois types de sauvegardes. La sauvegarde complète copie la totalité des données. La sauvegarde incrémentale ne copie que les fichiers créés ou modifiés depuis la dernière sauvegarde, quelle qu’elle soit. La sauvegarde différentielle copie tous les fichiers créés ou modifiés depuis la dernière sauvegarde complète. Beaucoup d’outils combinent une complète régulière et des incrémentales entre deux.

Avec l’IA. Donnez à un assistant d’IA le volume approximatif de vos données et votre perte acceptable. Demandez-lui de comparer deux ou trois familles de solutions selon le coût, la simplicité et la résistance à un rançongiciel. Vérifiez ensuite les offres réelles auprès des fournisseurs ou de votre prestataire.

Exemples :

  • Indépendant : outil intégré au système vers un disque externe, chaque vendredi, plus un service en ligne automatique.
  • Verdier Architectes : sauvegarde en ligne chaque nuit, complète le dimanche et incrémentale les autres jours.
  • Logiciel de facturation en ligne : export mensuel rangé dans le plan de sauvegarde.

4. La règle 3-2-1 et la copie déconnectée

La règle 3-2-1 résume les conseils de protection de la fiche :

3 copies des données : l’original et deux sauvegardes.

2 supports différents, par exemple un disque externe et un service en ligne, pour ne pas dépendre d’une seule technologie.

1 copie hors site, dans un autre lieu que les données d’origine, pour résister à un vol, un incendie ou un dégât des eaux.

Ajoutez-y un point que l’attaque de juin a rendu évident : au moins une copie doit être déconnectée. La fiche est explicite. Si votre sauvegarde reste connectée à l’ordinateur ou au réseau, un rançongiciel peut la détruire en même temps que le reste. Débranchez le support après chaque sauvegarde, ou utilisez un service qui interdit la modification des copies pendant une durée donnée.

Pour une petite entreprise, une organisation simple fonctionne bien : une sauvegarde en ligne automatique chaque nuit, plus deux disques externes qui alternent chaque semaine, l’un toujours hors du bureau.

Avec l’IA. Décrivez à un assistant d’IA votre organisation de sauvegarde actuelle et demandez-lui : « Respecte-t-elle la règle 3-2-1 ? Une copie est-elle hors ligne ? Que se passe-t-il en cas d’incendie, de vol ou de rançongiciel ? » Corrigez chaque point faible identifié.

Exemples :

  • Avant : original sur le NAS, disque branché en permanence, copie mensuelle chez Claire. Deux copies seulement exposées, une seule hors site et trop ancienne.
  • Après : original sur le NAS, sauvegarde en ligne nocturne avec versions conservées trente jours, deux disques alternés chaque lundi, l’un chez Claire.
  • Indépendant : ordinateur, disque externe débranché après usage, service en ligne. Trois copies, deux supports, une hors site.

5. Protéger les sauvegardes

Les sauvegardes subissent les mêmes risques que les originaux : perte, vol, panne, piratage, destruction. La fiche demande de les protéger au même titre.

Multipliez les supports : plusieurs sauvegardes sur des supports différents, comme le veut la règle 3-2-1.

Éloignez une copie : un disque rangé dans le même bureau que le serveur brûlera avec lui.

Chiffrez si les données sont sensibles : si vous chiffrez ou limitez l’accès aux données d’origine, ou si un règlement vous y oblige, faites de même avec les sauvegardes. Un disque de sauvegarde volé dans une voiture contient tous vos dossiers.

Limitez les accès : seules les personnes qui en ont besoin peuvent consulter ou supprimer une sauvegarde. Rangez le mot de passe de la sauvegarde dans le gestionnaire, pas seulement sur le serveur sauvegardé.

Respectez le cadre juridique. La fiche le rappelle aux professionnels : les sauvegardes obéissent aux mêmes règles que les données d’origine. Quand elles contiennent des données personnelles, le RGPD et la loi Informatique et Libertés s’appliquent : sécurité, durée de conservation, accès. Votre responsabilité civile ou pénale peut être engagée en cas de manquement.

Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA comment chiffrer un disque externe avec l’outil intégré à votre système. Testez la procédure sur un disque vide, puis rangez la clé de déchiffrement dans votre gestionnaire de mots de passe. Un disque chiffré dont on a perdu la clé ne vaut pas mieux qu’un disque perdu.

Exemples :

  • Les deux disques alternés de l’agence sont chiffrés ; la clé est dans le coffre partagé du gestionnaire.
  • Le service de sauvegarde en ligne est protégé par la double authentification.
  • Les sauvegardes contenant des dossiers clients suivent la même durée de conservation que les originaux.

6. Tester et surveiller les supports

Testez vos sauvegardes. Il arrive que la sauvegarde ne se fasse pas correctement, sans message d’erreur visible. La seule preuve qu’elle fonctionne est une restauration réussie. La fiche propose de copier régulièrement une sauvegarde dans le système d’origine pour vérifier.

Un test simple prend dix minutes : choisissez un dossier au hasard, restaurez sa version de la semaine précédente dans un emplacement à part, ouvrez les fichiers, notez le temps passé. Une fois ou deux par an, faites un test plus complet avec votre prestataire : combien de temps pour tout restaurer ?

Vérifiez l’état des supports. Comme les disques d’origine, les supports de sauvegarde s’usent et tombent en panne. Surveillez leurs alertes, remplacez-les à intervalles réguliers. Soyez attentif à leur durée de vie : selon la fiche, un DVD gravé conserve ses données dix à quinze ans en moyenne. Un disque dur rangé dans un tiroir ne dure pas éternellement non plus.

Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA de rédiger une procédure de test de restauration de dix minutes, adaptée à votre solution, avec une ligne à remplir dans un journal. Ajoutez le test à votre agenda, le même jour chaque mois.

Exemples :

  • Chaque premier lundi, Inès restaure un dossier de projet au hasard depuis la sauvegarde en ligne et note le résultat.
  • En novembre, le prestataire restaure la totalité du NAS sur un disque de test : quatre heures, un problème de droits corrigé.
  • Un disque de sauvegarde signale des secteurs défectueux : il est remplacé la semaine même.

7. Sauvegarder les logiciels et préparer la reprise

Sauvegardez aussi ce qui permet d’utiliser vos données. La panne d’un appareil emporte les fichiers, mais aussi le système et les logiciels installés. Si vos données dépendent d’un logiciel, d’une version ou d’une configuration particulière, sauvegardez-les aussi : licences, paramètres, modèles, bibliothèques. Les systèmes récents proposent une sauvegarde complète du système, qui permet de le restaurer tel quel.

Écrivez votre plan de reprise sur une page :

  • Qui restaure quoi, dans quel ordre ?
  • Où se trouvent les disques, les codes d’accès, les clés de chiffrement ?
  • Combien de temps faut-il pour revenir à la normale ?
  • Qui prévenir : prestataire, clients, assureur ?

Rangez ce plan hors du système qu’il décrit : papier, téléphone, coffre du gestionnaire. Le jour où le serveur est chiffré, un plan stocké sur le serveur ne sert à rien.

Avec l’IA. Donnez à un assistant d’IA votre plan de sauvegarde, sans mot de passe ni adresse. Demandez-lui : « S’il ne restait que la copie hors site, que me manquerait-il pour tout remettre en route ? » Ajoutez chaque élément oublié à la sauvegarde ou au plan.

Exemples :

  • Les bibliothèques et modèles du logiciel de dessin sont désormais sauvegardés avec les plans.
  • L’image système de l’ordinateur du traceur est conservée sur un disque dédié.
  • Le plan de reprise de l’agence tient sur une page, imprimée et rangée chez Claire avec le disque alterné.

Résumé

Perte, vol, panne, piratage ou sinistre : sans sauvegarde, les données disparaissent. Une sauvegarde ne vaut que par la restauration qu’elle permet.

Commencez par repérer vos données, y compris dans les services en ligne. Retenez celles qui ne se retrouvent pas ailleurs. Fixez la fréquence d’après la perte que vous acceptez. Choisissez une solution et automatisez.

Appliquez la règle 3-2-1 : trois copies, deux supports, une hors site. Gardez au moins une copie déconnectée, hors de portée d’un rançongiciel. Protégez les sauvegardes comme les originaux : chiffrement, accès limités, RGPD. Testez la restauration chaque mois et surveillez l’état des supports. Sauvegardez aussi logiciels et configurations. Écrivez le plan de reprise.

Remplissez le plan et le journal de l’annexe : c’est la huitième page du plan de sécurité de votre entreprise.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la règle 3-2-1 ?

Trois copies des données, sur deux supports différents, dont une conservée hors du site. Pour résister aux rançongiciels, gardez en plus au moins une copie déconnectée ou non modifiable. Cette organisation protège à la fois contre la panne, le vol, le sinistre et l’attaque.

Le stockage en ligne est-il une sauvegarde ?

Pas toujours. Un service de synchronisation reproduit aussi les suppressions et les fichiers chiffrés par un rançongiciel. Un vrai service de sauvegarde conserve les versions précédentes pendant une durée définie. Vérifiez ce point et activez la double authentification.

À quelle fréquence faut-il sauvegarder ?

Cela dépend de la quantité de travail que vous acceptez de perdre. Si perdre une journée est grave, sauvegardez chaque jour. Les outils automatiques rendent une sauvegarde quotidienne aussi simple qu’une hebdomadaire.

Mes données sont dans un logiciel en ligne : dois-je les sauvegarder ?

L’éditeur protège ses serveurs, mais pas forcément contre une suppression par erreur, un compte piraté ou la fin du service. Lisez ce que prévoit le contrat et faites des exports réguliers, rangés dans votre propre plan de sauvegarde.

Comment savoir si ma sauvegarde fonctionne ?

En restaurant. Chaque mois, récupérez un dossier au hasard dans un emplacement à part et ouvrez les fichiers. Une ou deux fois par an, testez une restauration complète avec votre prestataire et mesurez le temps nécessaire.

Termes clés

  • Sauvegarde : copie des données conservée hors de l’appareil d’origine, qui permet de les retrouver en cas de perte.
  • Restauration : opération qui remet en place des données à partir d’une sauvegarde.
  • Sauvegarde complète : copie de la totalité des données sélectionnées.
  • Sauvegarde incrémentale : copie des seuls fichiers créés ou modifiés depuis la dernière sauvegarde, quelle qu’elle soit.
  • Sauvegarde différentielle : copie de tous les fichiers créés ou modifiés depuis la dernière sauvegarde complète.
  • Règle 3-2-1 : organisation des sauvegardes en trois copies, sur deux supports différents, dont une conservée hors site.
  • Sauvegarde hors ligne : copie des données conservée sur un support déconnecté du réseau, hors de portée d’une attaque.

Références

QCM (une seule bonne réponse par question)

Question 1 — Pourquoi sauvegarder ses données ?

  1. Parce que perte, vol, panne, piratage ou sinistre peuvent les faire disparaître
  2. Pour accélérer l’ordinateur
  3. Parce que l’opérateur internet l’exige

Question 2 — Quelles données sauvegarder en priorité ?

  1. Toutes, y compris celles qu’on peut retrouver ailleurs
  2. Celles qu’on ne peut pas récupérer ailleurs et celles qu’on consulte souvent
  3. Uniquement les photos

Question 3 — Une sauvegarde incrémentale copie :

  1. La totalité des données à chaque fois
  2. Tous les fichiers modifiés depuis la dernière sauvegarde complète
  3. Seulement les fichiers créés ou modifiés depuis la dernière sauvegarde

Question 4 — Pourquoi déconnecter le support de sauvegarde après usage ?

  1. Parce qu’un rançongiciel pourrait le chiffrer s’il reste branché
  2. Pour économiser l’électricité
  3. Parce que la loi l’impose

Question 5 — La règle 3-2-1 signifie :

  1. Trois sauvegardes par jour, deux personnes, un disque
  2. Trois copies, deux supports différents, une copie hors site
  3. Trois ans de conservation, deux mots de passe, un prestataire

Question 6 — Toutes les sauvegardes sont rangées dans le même bureau que le serveur :

  1. C’est pratique et suffisant
  2. C’est obligatoire pour les retrouver
  3. C’est risqué : un incendie ou un vol emporterait tout

Question 7 — Comment savoir si une sauvegarde fonctionne ?

  1. En restaurant régulièrement un fichier ou un dossier
  2. En vérifiant que le voyant du disque est vert
  3. On ne peut pas le savoir avant une panne

Question 8 — Vos factures sont dans un logiciel en ligne. Vous :

  1. Ne faites rien, l’éditeur s’occupe de tout
  2. Vérifiez ce que prévoit l’éditeur et faites des exports réguliers
  3. Imprimez toutes les factures

Question 9 — Un disque de sauvegarde a cinq ans :

  1. Il conserve les données indéfiniment
  2. Il n’a pas besoin d’être vérifié s’il reste débranché
  3. Il faut vérifier son état : les supports vieillissent et tombent en panne

Question 10 — Une sauvegarde contient des données personnelles de clients :

  1. Aucune règle ne s’applique à une copie
  2. Elle suit les mêmes règles de protection que les données d’origine
  3. Elle peut être stockée sans protection puisqu’elle ne sert qu’en secours
Voir les réponses et les explications

Réponses : 1→1 · 2→2 · 3→3 · 4→1 · 5→2 · 6→3 · 7→1 · 8→2 · 9→3 · 10→2

Explications.

  1. Toutes ces causes peuvent effacer les données enregistrées sur un appareil.
  2. La fiche propose de retenir ce qui ne se retrouve pas ailleurs et ce qui sert souvent.
  3. L’incrémentale part de la dernière sauvegarde, quelle qu’elle soit ; la différentielle, de la dernière complète.
  4. Une sauvegarde connectée peut être atteinte par le programme malveillant, comme chez Verdier Architectes.
  5. Trois copies, deux supports, une hors site : chaque chiffre répond à un risque différent.
  6. La copie hors site protège contre les sinistres qui frappent un lieu entier.
  7. Seule une restauration réussie prouve que la sauvegarde est utilisable.
  8. Les sauvegardes de l’éditeur ne couvrent pas tous les cas ; vos exports vous rendent indépendant.
  9. Les supports ont une durée de vie limitée ; la fiche cite dix à quinze ans pour un DVD gravé.
  10. Le RGPD et la loi Informatique et Libertés s’appliquent aux sauvegardes comme aux originaux.

Exercices

Exercice 1 — Recenser vos données (15 min) Listez vos principales données : dossiers clients, devis et factures, comptabilité, messagerie, photos, contrats. Pour chacune, indiquez où elle se trouve (appareil ou service en ligne), si elle se retrouve ailleurs, la perte que vous pouvez accepter et la fréquence de sauvegarde qui en découle.

Exercice 2 — Concevoir le plan 3-2-1 de Verdier Architectes (15 min) Données de départ : 400 Go de plans et de dossiers sur le NAS du bureau ; messagerie et facturation en ligne ; perte acceptable d’une journée pour les plans ; Claire habite à vingt minutes de l’agence. Proposez une organisation qui respecte la règle 3-2-1 avec au moins une copie déconnectée. Précisez qui fait quoi.

Exercice 3 — Faire votre premier test de restauration (15 min) Choisissez un dossier modifié la semaine dernière. Restaurez sa version sauvegardée dans un emplacement à part, sans écraser l’original. Ouvrez trois fichiers. Notez dans le journal de l’annexe : la date, ce qui a été restauré, le temps passé, le résultat, les difficultés.

Corrections des exercices

Exercice 1 — Exemple d’un cabinet de conseil de deux personnes : dossiers clients sur l’ordinateur principal, introuvables ailleurs, perte acceptable d’un jour, sauvegarde quotidienne ; devis et factures dans un logiciel en ligne, export mensuel ; messagerie en ligne, versions conservées par le service, export trimestriel ; comptabilité chez l’expert-comptable, copie annuelle des bilans ; photos d’événements sur le téléphone, sauvegarde automatique du téléphone. Le tableau fait souvent apparaître des données oubliées, comme les notes sur le téléphone ou les contrats signés reçus par courriel.

Exercice 2 — Plan retenu par l’agence. Copie 1 : l’original sur le NAS, qui n’est plus visible depuis internet. Copie 2 : sauvegarde en ligne chaque nuit, complète le dimanche, incrémentale les autres jours, versions conservées trente jours, double authentification ; elle est hors site. Copie 3 : deux disques externes chiffrés qui alternent chaque lundi ; Claire rapporte l’un chez elle et ramène l’autre ; le disque de la semaine est débranché après la copie. Services en ligne : export mensuel de la facturation par Inès. Contrôle : test de restauration mensuel par Inès, test complet semestriel par le prestataire. Trois copies, deux supports (disque et service en ligne), deux copies hors site dont une hors ligne : la règle est plus que respectée.

Exercice 3 — Exemple de journal : « 06/10, dossier « Maison Lefort », version du 29/09, restauré depuis la sauvegarde en ligne, 12 minutes, fichiers lisibles, difficulté : retrouver le bon dossier dans l’outil ; noter le chemin dans la procédure. » Le premier test révèle presque toujours une difficulté. Mieux vaut la découvrir un lundi calme qu’un lundi de crise.

Annexe — Plan de sauvegarde et journal des tests

Plan de sauvegarde de l’entreprise.

Données Où elles se trouvent Solution de sauvegarde Fréquence Copie hors ligne Copie hors site Responsable
Dossiers clients
Devis et factures
Comptabilité
Messagerie
Photos et documents de chantier
Téléphones
Logiciels, licences et configurations
Site internet

Journal des tests de restauration.

Date Ce qui a été restauré (et depuis quelle copie) Durée Résultat Difficultés et actions Par qui

Acadigit n’est ni affiliée, ni sponsorisée, ni approuvée par le dispositif Cybermalveillance.gouv.fr. Ce module a été rédigé avec l’aide de l’IA, puis relu, amélioré et validé par Acadigit.

Source et licence

Source : Cybermalveillance.gouv.fr – contenu adapté par Acadigit – Licence Ouverte Etalab 2.0 – source mise à jour : 14 septembre 2026 (fiche PDF : version V240711).

Ce support Acadigit reprend et adapte des contenus publiés par Cybermalveillance.gouv.fr sous Licence Ouverte Etalab 2.0. Les adaptations et compléments sont réalisés par Acadigit.

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