7 · Antivirus et pare-feu : bien protéger vos postes et votre réseau

Module 7 · Cybersécurité : les bons réflexes

Antivirus et pare-feu : bien protéger vos postes et votre réseau

Votre antivirus est-il vraiment actif ? Votre box laisse-t-elle entrer n’importe qui ? Ces protections sont les plus connues, et les plus souvent périmées ou mal réglées. Voici comment les choisir, les régler et les vérifier, d’après les conseils de Cybermalveillance.gouv.fr.

débutant
1 h 15
10 questions
Mis à jour le 27/09/2026

Objectifs pédagogiques

Ce que vous allez apprendre

1

Distinguer le rôle de l’antivirus et du pare-feu

, et ce qu’aucun des deux ne sait faire.

2

Choisir et régler sa protection

: antivirus adapté, pare-feu actif sur chaque poste, box et réseau bien configurés.

3

Vérifier et réagir

: contrôle mensuel, conduite à tenir quand l’antivirus donne l’alerte.

Introduction

En juillet, après l’attaque qui avait chiffré son serveur, Verdier Architectes a demandé à son prestataire de regarder ses protections de près. Sur le papier, l’agence était équipée : chaque poste avait un antivirus, la box avait un pare-feu. Dans les faits, le tableau était tout autre.

Sur l’ordinateur de Julien, l’antivirus était une version d’essai expirée depuis huit mois. Celui d’Inès en avait deux, qui se gênaient ; elle en avait désactivé un parce que l’ordinateur « ramait ». Sur le poste qui pilote le traceur, le pare-feu était coupé « pour que l’impression passe ». Et sur la box, une redirection ouvrait le NAS à tout internet : c’est par là qu’étaient entrés les pirates. Le wifi, enfin, était le même pour l’équipe et pour les clients de passage, avec la clé affichée dans la salle d’attente.

L’antivirus et le pare-feu sont les protections les plus connues. Ce sont aussi les plus souvent mal réglées, périmées ou désactivées sans que personne le sache. Ce module explique ce que font ces outils et comment les choisir, les régler et vérifier qu’ils fonctionnent. Il s’appuie sur les conseils de Cybermalveillance.gouv.fr sur les virus et les rançongiciels.

1. Deux gardiens, deux rôles

L’antivirus et le pare-feu se complètent, mais ils ne font pas le même travail.

L’antivirus surveille les fichiers et les programmes présents sur l’appareil. Il repère et bloque les logiciels malveillants : virus, chevaux de Troie, logiciels espions, rançongiciels. Pensez à un vigile qui contrôle ce qui entre dans le bâtiment et ce qui s’y passe.

Le pare-feu filtre les connexions réseau, entrantes et sortantes, selon des règles. Il laisse passer ce qui est autorisé et bloque le reste. Pensez à un portier qui décide qui peut franchir la porte, sans ouvrir les colis.

Aucun des deux ne vous protège de tout. Ils ne peuvent rien si vous donnez vous-même votre mot de passe sur une fausse page, si vous payez un faux RIB ou si vous laissez un faux technicien prendre la main sur votre poste. Ils ne remplacent ni les mises à jour, ni les sauvegardes, ni la double authentification.

C’est le principe de la défense en couches : chaque protection arrête une partie des attaques, aucune ne les arrête toutes. L’antivirus et le pare-feu sont deux couches parmi d’autres, nécessaires mais insuffisantes seules.

Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA de lister dix attaques courantes contre une petite entreprise et, pour chacune, de dire si un antivirus, un pare-feu, les deux ou aucun des deux peut l’arrêter. Regardez les lignes « aucun des deux » : ce sont les autres modules du parcours.

Exemples :

  • L’antivirus bloque une pièce jointe piégée avant qu’elle ne s’exécute.
  • Le pare-feu refuse une connexion venue d’internet vers un poste de l’agence.
  • Ni l’un ni l’autre n’empêche Claire de dicter un code de validation à un faux conseiller bancaire.

2. Comment fonctionne un antivirus

Un logiciel malveillant, ou virus au sens large, est un programme qui vise à perturber un appareil ou à voler ses données, à l’insu de son propriétaire. Cybermalveillance.gouv.fr rappelle qu’il en existe plusieurs familles : rançongiciel, cheval de Troie, logiciel espion. Ils entrent par un message piégé, une pièce jointe, un lien, un site malveillant, un logiciel piraté ou un appareil qui n’est pas à jour.

Un antivirus moderne combine plusieurs méthodes.

La reconnaissance des menaces connues : il compare les fichiers à une base de signatures, mise à jour plusieurs fois par jour. Sans mise à jour, il ignore les nouvelles menaces.

L’analyse du comportement : il repère un programme qui agit de façon suspecte, par exemple en chiffrant des centaines de fichiers en quelques secondes, même s’il est inconnu.

La protection en temps réel : il contrôle chaque fichier au moment où vous l’ouvrez, le téléchargez ou le recevez.

L’analyse complète : il passe régulièrement tout l’appareil en revue, à une heure programmée.

Quand il trouve une menace, il la place en quarantaine, c’est-à-dire qu’il l’isole pour l’empêcher d’agir, ou il la supprime quand c’est possible.

Un antivirus ne vaut que s’il est actif et à jour. Une version d’essai expirée, une licence non renouvelée ou une protection désactivée « pour aller plus vite » équivaut à ne pas en avoir.

Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA d’expliquer à une équipe de bureau, avec une comparaison de la vie courante, la différence entre la reconnaissance des menaces connues et l’analyse du comportement. L’explication aide à comprendre pourquoi un antivirus doit rester à jour.

Exemples :

  • Signature : un cheval de Troie connu, caché dans une fausse facture, est bloqué à l’ouverture.
  • Comportement : un programme inconnu qui renomme en masse les fichiers d’un dossier est stoppé et mis en quarantaine.
  • Licence expirée : l’antivirus de Julien affichait encore son icône, mais ne recevait plus aucune mise à jour.

3. Choisir sa protection

Il n’existe pas de meilleur antivirus pour tout le monde. Le bon choix dépend de la taille de l’entreprise, de ses appareils et de qui s’en occupe.

La protection intégrée au système. Windows comprend l’application Sécurité Windows, qui réunit l’antivirus Microsoft Defender et le pare-feu de Windows. Elle protège l’appareil dès le démarrage, en temps réel. Les Mac disposent aussi de protections intégrées contre les logiciels malveillants. Pour un indépendant ou une très petite structure, bien réglées et tenues à jour, elles offrent une base sérieuse.

Les solutions payantes pour les professionnels. Elles ajoutent souvent une console qui permet au prestataire de voir l’état de tous les postes, des alertes centralisées, une protection de la messagerie ou de la navigation, un support. Elles facilitent la vie dès qu’il y a plusieurs postes à suivre.

Les solutions de détection et de réponse. Cybermalveillance.gouv.fr cite, au-delà de l’antivirus, des solutions dites EDR, XDR ou NDR. Elles surveillent en continu le comportement des postes, des serveurs ou du réseau. Elles permettent d’isoler une machine à distance en cas d’attaque. Elles demandent quelqu’un pour suivre les alertes : un prestataire ou un service d’assistance.

Quelques règles valent pour tous. Un seul antivirus par appareil : deux antivirus actifs se gênent et ralentissent l’appareil. Windows désactive d’ailleurs automatiquement Microsoft Defender quand un autre antivirus est installé et activé, puis le réactive si on le désinstalle. Achetez auprès de l’éditeur ou d’un revendeur connu, jamais à la suite d’une fenêtre qui annonce que votre ordinateur est infecté : c’est la technique des faux antivirus, proche de l’arnaque au faux support technique. Pensez aux téléphones : le module « Appareils mobiles » en parle.

Avec l’IA. Décrivez votre situation à un assistant d’IA : nombre de postes, systèmes utilisés, présence ou non d’un prestataire, budget. Demandez-lui les critères pour choisir entre protection intégrée, solution payante et solution de détection et de réponse. Faites ensuite valider le choix par votre prestataire et vérifiez les offres chez les éditeurs.

Exemples :

  • Indépendant sur un seul ordinateur Windows : protection intégrée, mises à jour automatiques, contrôle mensuel.
  • Verdier Architectes, six postes : une solution professionnelle avec console, suivie par le prestataire, installée partout.
  • PME de trente personnes avec serveurs : solution de détection et de réponse, alertes suivies par un service extérieur.

4. Le pare-feu de chaque ordinateur

On distingue deux familles de pare-feu. Le pare-feu logiciel est installé sur chaque ordinateur et protège cet appareil. Le pare-feu matériel est un boîtier placé entre votre réseau et internet : la box en joue le rôle de base, un équipement dédié va plus loin. Le premier vous suit partout, y compris sur le wifi d’un hôtel. Le second protège tout le réseau du bureau.

Sous Windows, le pare-feu est intégré et se gère depuis l’application Sécurité Windows, rubrique « Pare-feu et protection du réseau ». Il distingue trois types de réseaux : domaine (réseau d’entreprise géré), privé (réseau de confiance) et public (réseau non fiable, comme un café ou une gare). Choisissez « public » dès que vous n’êtes pas sur votre réseau : les règles sont plus strictes. Microsoft le rappelle : désactiver le pare-feu rend l’appareil plus vulnérable.

Sur Mac, le coupe-feu se règle dans les réglages de réseau. Vérifiez qu’il est activé. Ses options permettent de bloquer toutes les connexions entrantes, sauf celles des services nécessaires. Le mode furtif rend en plus l’ordinateur plus difficile à repérer sur un réseau.

Ne coupez jamais le pare-feu pour « faire marcher » un logiciel. Si une imprimante, un traceur ou un logiciel métier ne fonctionne pas, la solution est d’autoriser précisément ce programme, pas de tout ouvrir. C’est le rôle du prestataire ou de l’éditeur du logiciel. La fiche de Cybermalveillance.gouv.fr sur le faux support technique le résume : vérifiez que le pare-feu ne laisse passer que des applications et des services légitimes.

Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA comment vérifier, sur votre système, que le pare-feu est actif pour tous les types de réseau et quel profil est appliqué à votre connexion actuelle. Précisez le système et sa version, puis suivez l’aide officielle de l’éditeur.

Exemples :

  • Poste du traceur : pare-feu réactivé, avec une seule règle qui autorise le logiciel d’impression, posée par le prestataire.
  • Portable de Julien en déplacement : réseau de l’hôtel classé « public », partage de fichiers désactivé.
  • Mac de Sofia à la maison : coupe-feu activé, connexions entrantes limitées aux services nécessaires.

5. La box et le réseau de l’entreprise

Dans une petite entreprise, la box internet est souvent le seul pare-feu matériel. Cybermalveillance.gouv.fr le souligne : pour les petites organisations qui n’ont pas de pare-feu dédié, de premières fonctions de filtrage peuvent déjà être réglées dans l’interface de gestion de la box. Encore faut-il y penser.

Fermez les redirections de ports inutiles. Une redirection de port ouvre un passage direct depuis internet vers un appareil du bureau : un NAS, une caméra, un poste. C’est pratique pour y accéder de l’extérieur. C’est aussi exactement ce que cherchent les pirates. Pour travailler à distance, Cybermalveillance.gouv.fr recommande un VPN avec double authentification.

Désactivez l’ouverture automatique de ports, souvent appelée UPnP, si vous n’en avez pas besoin. Elle permet à un appareil d’ouvrir lui-même un passage dans la box, sans vous demander.

Changez le mot de passe d’administration de la box et gardez-la à jour. Les modules « Mots de passe » et « Mises à jour » détaillent ces deux points.

Sécurisez le wifi : une clé longue, un chiffrement récent (WPA2 au minimum, WPA3 si tous vos appareils le permettent), jamais affichée à la vue des visiteurs.

Créez un réseau wifi invités pour les clients, les visiteurs et les objets connectés. Ils accèdent à internet sans voir vos ordinateurs ni votre NAS.

Pour une structure plus importante, un pare-feu dédié permet d’aller plus loin, dans l’esprit des recommandations de Cybermalveillance.gouv.fr : n’autoriser que les machines et services utiles, refuser les connexions depuis l’étranger si elles ne servent pas, bloquer les accès extérieurs en dehors des heures d’activité.

Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA où trouver, dans l’interface de votre modèle de box, les redirections de ports, l’ouverture automatique de ports et le réseau wifi invités. Faites les modifications avec votre prestataire : une mauvaise manipulation peut couper un service utile.

Exemples :

  • Chez Verdier Architectes : redirection vers le NAS supprimée, accès à distance de Julien par VPN avec double authentification.
  • Ouverture automatique de ports désactivée sur la box ; aucun service n’en avait besoin.
  • Wifi invités créé pour la salle d’attente, avec sa propre clé ; l’ancienne clé affichée au mur a été changée.

6. Quand l’antivirus donne l’alerte

Une alerte de l’antivirus n’est pas une gêne à fermer au plus vite. C’est l’outil qui fait son travail. Cybermalveillance.gouv.fr détaille la conduite à tenir si vous pensez qu’un appareil est infecté.

Ne faites plus d’opération sensible sur l’appareil : ni banque, ni envoi d’informations confidentielles, ni connexion à un service avec mot de passe.

Déconnectez l’appareil d’internet et du réseau : câble débranché, wifi, Bluetooth ou données mobiles coupés.

En entreprise, alertez tout de suite votre prestataire ou votre service informatique.

Identifiez la source : pièce jointe, lien, site, clé USB, logiciel non à jour, port ouvert sur la box. Tant qu’elle n’est pas corrigée, l’infection peut revenir.

Évaluez l’étendue : d’autres appareils sont-ils touchés, des données ont-elles pu fuiter ?

Conservez les preuves ou faites-les conserver par un professionnel. Portez plainte selon le préjudice, avant de réinstaller l’appareil.

Nettoyez : vérifiez que l’antivirus est à jour, lancez une analyse complète, laissez-le mettre en quarantaine ou supprimer les menaces, puis redémarrez.

Changez vos mots de passe au moindre doute, depuis un appareil sain.

Restaurez ou réinstallez si les symptômes persistent : restauration du système à une date antérieure, puis réinitialisation complète en dernier recours, après avoir sauvegardé vos fichiers.

Une alerte peut parfois être une fausse alerte, qui vise un fichier sain. Ne tranchez pas seul : c’est au prestataire de décider s’il faut autoriser le fichier.

Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA de transformer cette conduite à tenir en une fiche d’une demi-page, rédigée pour un salarié qui n’y connaît rien, avec des verbes d’action. Affichez-la près des postes, à côté de la fiche réflexe du module « Faux support technique ».

Exemples :

  • L’antivirus d’Inès met en quarantaine une pièce jointe « facture » : elle débranche le câble par précaution, prévient le prestataire, qui confirme un cheval de Troie bloqué à temps.
  • Un poste affiche des fenêtres publicitaires en boucle après l’installation d’un logiciel gratuit : déconnexion, désinstallation, analyse complète.
  • Une alerte vise le logiciel de dessin après une mise à jour : le prestataire vérifie auprès de l’éditeur avant de l’autoriser.

7. Vérifier et organiser

Une protection qu’on ne vérifie pas finit toujours par s’arrêter sans bruit. Tout ce qu’a trouvé le prestataire de Verdier Architectes en juillet aurait pu se voir en dix minutes par mois.

Chaque mois, sur chaque poste : l’antivirus est-il actif ? Sa dernière mise à jour date-t-elle de moins de vingt-quatre heures ? Une analyse complète a-t-elle eu lieu récemment ? Le pare-feu est-il actif pour tous les types de réseaux ? Des alertes sont-elles restées sans suite ?

Chaque trimestre, sur la box : quelles redirections de ports sont ouvertes et pourquoi ? L’ouverture automatique de ports est-elle toujours désactivée ? Le wifi invités fonctionne-t-il ?

Organisez les rôles : qui suit la console ou fait le contrôle, qui renouvelle les licences, qui décide des exceptions dans le pare-feu. Ajoutez l’antivirus et la box à l’inventaire du module « Mises à jour ».

Pensez aux postes nomades et au télétravail : un portable qui ne revient jamais au bureau doit recevoir ses mises à jour et remonter ses alertes par internet.

Gardez en tête ce que ces outils ne remplacent pas : les mises à jour, les sauvegardes déconnectées, les mots de passe uniques avec double authentification et la vigilance de chacun.

Avec l’IA. Demandez à un assistant d’IA de transformer la liste de contrôle de l’annexe en rappel mensuel pour votre agenda, avec les étapes à suivre sur votre système. Faites le premier contrôle avec votre prestataire, puis seul les mois suivants.

Exemples :

  • Premier lundi du mois : Inès vérifie la console de l’antivirus et note les postes en retard.
  • Chaque trimestre, le prestataire envoie la liste des redirections ouvertes sur la box : aujourd’hui, aucune.
  • Le renouvellement de la licence de l’antivirus est inscrit dans l’agenda de Claire un mois avant l’échéance.

Résumé

L’antivirus repère et bloque les logiciels malveillants sur l’appareil. Le pare-feu filtre les connexions réseau. Ils se complètent, mais ne protègent ni contre l’hameçonnage, ni contre la fraude au virement, ni contre un faux technicien à qui l’on ouvre la porte.

Choisissez une protection adaptée : intégrée au système pour un poste isolé, solution professionnelle avec console dès plusieurs postes, détection et réponse pour une structure plus grande. Un seul antivirus par appareil, acheté à une source sûre. Gardez le pare-feu actif sur chaque ordinateur et réglez la box : pas de redirection inutile, pas d’ouverture automatique de ports, un wifi solide et un réseau invités.

Quand l’antivirus alerte, on arrête, on débranche, on prévient, puis on nettoie. Chaque mois, on vérifie que tout est actif et à jour.

Remplissez la liste de contrôle et la fiche de la box de l’annexe : c’est la septième page du plan de sécurité de votre entreprise.

Questions fréquentes

L’antivirus intégré à Windows suffit-il ?

Pour un indépendant ou une très petite structure, la protection intégrée, tenue à jour et bien réglée, offre une base sérieuse. Dès que plusieurs postes sont à suivre, une solution professionnelle avec console et alertes centralisées facilite le travail du prestataire. Le plus important reste qu’une seule protection soit active, à jour et vérifiée.

Peut-on installer deux antivirus pour être mieux protégé ?

Non. Deux antivirus actifs se gênent, ralentissent l’appareil et peuvent se neutraliser. Choisissez-en un seul. Windows désactive d’ailleurs sa propre protection quand un autre antivirus est installé et activé.

Quelle différence entre un pare-feu logiciel et un pare-feu matériel ?

Le pare-feu logiciel est installé sur chaque ordinateur et le protège où qu’il soit. Le pare-feu matériel est un boîtier, comme la box ou un équipement dédié, qui protège tout le réseau du bureau. Une petite entreprise a besoin des deux : le pare-feu de chaque poste et une box bien réglée.

Faut-il couper le pare-feu quand un logiciel ne fonctionne pas ?

Non. Il faut autoriser précisément ce logiciel, pas tout ouvrir. Demandez à votre prestataire ou à l’éditeur du logiciel de créer la bonne règle. Un pare-feu coupé pour dépanner reste souvent coupé pendant des années.

Que faire quand l’antivirus détecte une menace ?

Arrêtez toute opération sensible, déconnectez l’appareil du réseau et prévenez votre prestataire. Laissez l’antivirus mettre la menace en quarantaine, lancez une analyse complète à jour, cherchez l’origine de l’infection et changez vos mots de passe au moindre doute.

Termes clés

  • Antivirus : logiciel qui repère, bloque et supprime les logiciels malveillants présents sur un appareil.
  • Logiciel malveillant : programme conçu pour perturber un appareil ou voler ses données à l’insu de son propriétaire, comme un virus, un cheval de Troie ou un rançongiciel.
  • Quarantaine : isolement par l’antivirus d’un fichier suspect, qui l’empêche d’agir sans le supprimer.
  • Détection et réponse sur les postes : solution qui surveille en continu le comportement des ordinateurs et permet d’isoler une machine attaquée ; en anglais, EDR.
  • Pare-feu : dispositif logiciel ou matériel qui filtre les connexions réseau selon des règles et bloque celles qui ne sont pas autorisées.
  • Redirection de port : réglage de la box qui ouvre un passage direct depuis internet vers un appareil du réseau local.
  • Réseau wifi invités : réseau sans fil séparé qui donne accès à internet sans accès aux appareils du réseau principal.

Références

QCM (une seule bonne réponse par question)

Question 1 — Quelle est la différence entre un antivirus et un pare-feu ?

  1. L’antivirus repère les programmes malveillants, le pare-feu filtre les connexions réseau
  2. Ce sont deux noms pour le même outil
  3. Le pare-feu supprime les virus, l’antivirus bloque les connexions

Question 2 — Contre quoi ni l’antivirus ni le pare-feu ne vous protègent-ils ?

  1. Une pièce jointe contenant un cheval de Troie connu
  2. Une connexion non autorisée venue d’internet
  3. Un code de validation que vous dictez vous-même à un faux conseiller

Question 3 — Un antivirus dont la licence a expiré il y a huit mois :

  1. Protège aussi bien, puisqu’il est toujours installé
  2. Ne reçoit plus les nouvelles signatures et laisse passer les nouvelles menaces
  3. Protège mieux, car il ne ralentit plus l’ordinateur

Question 4 — Installer deux antivirus sur le même ordinateur :

  1. Double la protection
  2. Est obligatoire en entreprise
  3. Est déconseillé : ils se gênent et ralentissent l’appareil

Question 5 — Une fenêtre annonce que votre ordinateur est infecté et propose d’acheter un antivirus. Vous :

  1. Fermez la fenêtre et n’achetez rien : c’est probablement un faux antivirus
  2. Achetez tout de suite pour vous protéger
  3. Téléchargez la version d’essai proposée

Question 6 — Le traceur n’imprime plus depuis que le pare-feu est actif. La bonne solution :

  1. Couper le pare-feu du poste
  2. Faire autoriser précisément le logiciel d’impression par le prestataire
  3. Brancher le poste sur le wifi invités

Question 7 — Sur le wifi d’un hôtel, quel type de réseau choisir dans les réglages de Windows ?

  1. Privé
  2. Domaine
  3. Public

Question 8 — Une redirection de port sur la box vers le NAS :

  1. Ouvre un passage direct depuis internet vers le NAS, recherché par les pirates
  2. Accélère la connexion internet
  3. Protège le NAS contre les rançongiciels

Question 9 — À quoi sert un réseau wifi invités ?

  1. À aller plus vite sur internet
  2. À donner internet aux visiteurs et aux objets connectés sans accès aux appareils du bureau
  3. À remplacer le pare-feu de la box

Question 10 — L’antivirus signale une menace sur votre poste. Première chose à faire :

  1. Fermer l’alerte et continuer à travailler
  2. Désinstaller l’antivirus, qui se trompe sûrement
  3. Arrêter les opérations sensibles, déconnecter le poste et prévenir le prestataire
Voir les réponses et les explications

Réponses : 1→1 · 2→3 · 3→2 · 4→3 · 5→1 · 6→2 · 7→3 · 8→1 · 9→2 · 10→3

Explications.

  1. L’antivirus agit sur les fichiers et programmes, le pare-feu sur les connexions réseau.
  2. Donner soi-même un code ou un mot de passe ne passe par aucun programme malveillant ni aucune connexion suspecte.
  3. Sans mises à jour, l’antivirus ignore toutes les menaces apparues depuis l’expiration.
  4. Deux antivirus actifs se neutralisent en partie ; Windows désactive d’ailleurs le sien quand un autre est installé et activé.
  5. Les faux antivirus utilisent la même technique que l’arnaque au faux support technique.
  6. On autorise précisément un programme ; couper le pare-feu ouvre tout.
  7. Le profil « public » applique des règles plus strictes, adaptées aux réseaux non fiables.
  8. Cybermalveillance.gouv.fr recommande un VPN avec double authentification plutôt qu’un accès direct.
  9. Le réseau invités sépare les visiteurs et objets connectés des ordinateurs et du NAS.
  10. Cybermalveillance.gouv.fr recommande de cesser les opérations sensibles et de déconnecter l’appareil, puis d’alerter.

Exercices

Exercice 1 — Vérifier votre poste (15 min) Sur votre ordinateur, vérifiez les points de la première liste de l’annexe : antivirus actif, date de la dernière mise à jour, dernière analyse complète, pare-feu actif pour tous les types de réseau, alertes en attente. Notez ce qui ne va pas et corrigez ce qui prend moins de deux minutes.

Exercice 2 — Diagnostiquer l’installation de Verdier Architectes (15 min) Pour chacun de ces constats de l’audit de juillet, écrivez le risque et la correction : antivirus en version d’essai expirée sur le poste de Julien ; deux antivirus sur le poste d’Inès, dont un désactivé ; pare-feu coupé sur le poste du traceur ; redirection de port de la box vers le NAS ; ouverture automatique de ports activée ; wifi unique pour l’équipe et les clients, clé affichée dans la salle d’attente.

Exercice 3 — Réagir à une alerte (15 min) L’antivirus de Tom signale une menace dans un fichier téléchargé sur un site de textures gratuites. Classez ces actions dans l’ordre et dites qui s’en charge (Tom, Inès, le prestataire) : lancer une analyse complète avec un antivirus à jour ; débrancher le câble réseau ; prévenir le prestataire ; arrêter toute opération sensible ; chercher comment le fichier est arrivé ; changer les mots de passe de Tom depuis un autre poste ; vérifier les autres postes.

Corrections des exercices

Exercice 1 — Exemple de Sofia : antivirus actif ; dernière mise à jour il y a trois heures ; dernière analyse complète il y a cinq semaines, programmée désormais chaque vendredi à 12 h 30 ; pare-feu actif sur les profils privé et public ; une alerte ancienne restée sans suite, signalée au prestataire, qui confirme un fichier bloqué à temps. Le contrôle révèle presque toujours une analyse complète oubliée ou une alerte jamais lue.

Exercice 2 — Antivirus expiré : plus aucune mise à jour, protection illusoire ; solution professionnelle installée et suivie par le prestataire. Deux antivirus : conflit et protection affaiblie ; un seul conservé. Pare-feu coupé : poste ouvert à toutes les connexions ; pare-feu réactivé avec une règle pour le logiciel d’impression. Redirection vers le NAS : porte d’entrée de l’attaque de juin ; redirection supprimée, accès à distance par VPN avec double authentification. Ouverture automatique de ports : un appareil peut s’exposer seul ; désactivée. Wifi unique : clients sur le même réseau que le NAS ; réseau invités créé, clé principale changée et retirée du mur. Aucune de ces corrections n’a coûté plus qu’une demi-journée de prestataire.

Exercice 3 — Ordre proposé :

  1. Tom : arrêter toute opération sensible.
  2. Tom : débrancher le câble réseau.
  3. Tom : prévenir Inès, qui appelle le prestataire.
  4. Prestataire : lancer une analyse complète avec un antivirus à jour et traiter la menace.
  5. Prestataire : chercher comment le fichier est arrivé et bloquer la source.
  6. Prestataire : vérifier les autres postes.
  7. Inès, depuis son poste : changer les mots de passe de Tom par précaution.

Couper le réseau avant l’analyse empêche une éventuelle propagation et toute communication avec les pirates pendant le nettoyage.

Annexe — Contrôle mensuel et fiche de la box

Contrôle mensuel, un tableau par poste.

Point de contrôle Oui / Non Action
Un seul antivirus, actif, licence valide
Dernière mise à jour de l’antivirus il y a moins de 24 heures
Analyse complète programmée et réalisée ce mois-ci
Pare-feu actif pour tous les types de réseau
Aucune alerte restée sans suite
Exceptions du pare-feu connues et justifiées
Compte utilisateur standard au quotidien

Fiche de réglage de la box, à revoir chaque trimestre.

Réglage État Qui a vérifié et quand
Mot de passe d’administration changé
Micrologiciel à jour
Redirections de ports ouvertes (liste et raison)
Ouverture automatique de ports (UPnP) désactivée
Wifi : clé longue, WPA2 ou WPA3, jamais affichée
Réseau wifi invités pour visiteurs et objets connectés
Accès à distance par VPN avec double authentification

Microsoft, Windows, Microsoft Defender, Apple et macOS sont cités à titre d’exemple. Acadigit n’est ni affiliée, ni sponsorisée, ni approuvée par leurs éditeurs, ni par le dispositif Cybermalveillance.gouv.fr. Ce module a été rédigé avec l’aide de l’IA, puis relu, amélioré et validé par Acadigit.

Source et licence

Source : Cybermalveillance.gouv.fr – contenu adapté par Acadigit – Licence Ouverte Etalab 2.0 – source mise à jour : 17 mars 2026 (fiche réflexe en ligne, complétée par la page rançongiciels du 7 mai 2026).

Ce support Acadigit reprend et adapte des contenus publiés par Cybermalveillance.gouv.fr sous Licence Ouverte Etalab 2.0. Les adaptations et compléments sont réalisés par Acadigit.

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