Les skills : apprendre à Claude votre façon de faire

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Module 3.4 · Organiser son travail dans Claude

Les skills : apprendre à Claude votre façon de faire

Vous réexpliquez sans cesse votre méthode à Claude ? Un skill l’enregistre une fois pour toutes : Claude l’applique de lui-même dès qu’elle est utile.

intermédiaire
1 h 10
10 questions
Créé le 03/10/2026

Objectifs pédagogiques

Ce que vous allez apprendre

1

Comprendre ce qu’est un skill

: un savoir-faire réutilisable que Claude applique de lui-même quand il est utile.

2

Créer un skill

: avec l’aide de Claude ou en écrivant ses instructions, puis le tester.

3

Utiliser les skills sans risque

: sources de confiance, relecture, partage selon l’offre.

Introduction

Début juin, chez Verdier Architectes. Julien a une méthode bien à lui pour les notices descriptives : un plan en huit parties, un vocabulaire précis, des vérifications systématiques sur les surfaces et les matériaux. Le projet « Notices » l’aide beaucoup. Mais dès qu’il travaille sur un dossier dans un autre projet, il doit tout réexpliquer.

Claire voit plus loin. « Ta méthode, c’est celle de l’agence. Quand on passera à l’offre Team, je veux que Sofia et Tom l’appliquent aussi, sans que tu passes une heure à leur expliquer. »

Claude permet justement d’enregistrer une méthode de travail une fois pour toutes, pour qu’il l’applique de lui-même dès qu’elle est utile : ce sont les skills, que l’on peut traduire par « savoir-faire ». La page « Artefacts, Docs et Slides » en a déjà montré un usage : c’est grâce à des skills que Claude crée de vrais fichiers Word, Excel ou PowerPoint.

Cette dernière page du module « Organiser son travail dans Claude » montre comment utiliser les skills fournis, créer les vôtres et les partager sans risque.

1. Qu’est-ce qu’un skill

D’après Anthropic, un skill étend les capacités de Claude en lui donnant accès à des connaissances et à des méthodes de travail spécialisées. Claude l’applique automatiquement quand il est pertinent pour la tâche.

Concrètement, un skill est une sorte de fiche de procédure que Claude garde à portée de main. Il contient :

  • un nom clair : « Notice descriptive Verdier » ;
  • une description qui dit à Claude quand l’utiliser : « À utiliser pour rédiger ou relire une notice descriptive de projet » ;
  • des instructions : les étapes, les règles, les vérifications ;
  • éventuellement des fichiers joints : un modèle de document, des exemples, une liste de vocabulaire.

La différence avec une demande type ou un projet tient en un mot : automatique. Vous n’avez pas à coller la méthode ni à ouvrir le bon projet. Quand vous demandez une notice, où que vous soyez, Claude reconnaît qu’un skill s’applique et le suit.

Autre avantage : Claude ne charge le contenu complet d’un skill que lorsqu’il en a besoin. Vous pouvez donc en avoir plusieurs activés sans encombrer vos conversations.

Essayez avec Claude. Ouvrez la rubrique des skills de votre compte, dans les paramètres de personnalisation. Notez ceux qui sont proposés et ceux qui sont activés. Si la rubrique n’apparaît pas, vérifiez que l’exécution de code est activée dans les paramètres.

Exemples :

  • Julien transforme sa méthode de notice en skill : Claude l’applique aussi bien dans le projet d’un chantier que dans une conversation isolée.
  • Inès crée un skill « Courrier de l’agence » avec le guide de ton et la signature.
  • Claire envisage un skill « Réponse à un concours » qui rassemble la méthode de l’agence pour les notes d’intention.

2. Les skills fournis par Anthropic

Anthropic fournit des skills prêts à l’emploi pour les formats de bureau les plus courants :

  • création et modification avancées de tableurs Excel ;
  • création de documents Word professionnels ;
  • création de présentations PowerPoint ;
  • création et traitement de fichiers PDF.

Ce sont eux qui permettent à Claude de vous remettre un vrai fichier, pas seulement du texte dans la conversation. Ils s’appliquent aussi dans les extensions de Claude pour Excel, PowerPoint et Word, présentées dans le module « Connecter Claude à ses outils ».

Pour les activer sur les offres individuelles, vérifiez dans les paramètres que l’exécution de code et la création de fichiers sont activées, puis ouvrez la rubrique des skills pour activer ou désactiver chacun d’eux. Sur les offres Team et Enterprise, l’administrateur de l’organisation gère ces réglages.

D’après Anthropic, les skills sont disponibles sur toutes les offres, de l’offre gratuite à l’offre Enterprise, à condition que l’exécution de code soit activée.

Essayez avec Claude. Vérifiez que les skills Word, Excel, PowerPoint et PDF sont activés. Demandez ensuite : « Transforme ce tableau en fichier Excel avec une ligne de total et une mise en forme lisible », en collant un petit tableau de votre choix, sans données sensibles.

Exemples :

  • Sofia obtient ses comptes rendus directement en fichier Word grâce au skill Word activé.
  • Claire fait convertir un tableau de suivi des relances en fichier Excel avec des totaux par mois.
  • Inès fait extraire d’un PDF de soixante pages la liste des pièces demandées, en tableau.

3. Skill, projet, consignes ou demande type : que choisir

Ce module et le précédent ont présenté plusieurs façons de donner du contexte à Claude. Chacune a son usage.

Outil Ce qu’il contient Quand il s’applique Idéal pour
Demande type Un texte de demande à compléter Quand vous le collez Une tâche ponctuelle, encore en rodage
Consignes personnelles Vos préférences générales Dans toutes vos conversations Votre style, votre métier, vos règles de prudence
Projet Documents, consignes, conversations et mémoire d’un dossier Dans les conversations du projet Un dossier ou un type de tâche avec beaucoup de documents
Skill Une méthode de travail, avec ses modèles et exemples Automatiquement, quand la tâche s’y prête Une méthode stable, utilisée souvent, dans des contextes variés

Une progression naturelle se dessine :

  1. On commence par une demande type, que l’on améliore à l’usage.
  2. Quand elle est stable, on la place dans un projet si elle va avec des documents propres à un dossier.
  3. Quand la méthode sert partout et ne bouge presque plus, on en fait un skill.

Ne transformez pas tout en skill. Un skill mal écrit s’applique là où il ne faut pas, ou pas du tout. Réservez-le aux méthodes éprouvées.

Essayez avec Claude. Reprenez votre bibliothèque de demandes et votre carte des projets. Pour chaque élément, demandez-vous s’il doit rester tel quel ou devenir un skill. Un bon candidat : une demande type que vous utilisez chaque semaine, dans des projets différents, sans l’avoir modifiée depuis un mois.

Exemples :

  • La méthode de notice de Julien, stable depuis deux mois et utilisée dans tous les projets de chantier, devient un skill.
  • Le projet « Concours médiathèque » reste un projet : il est lié à un dossier et à ses documents.
  • La relance de facture d’Inès reste une demande type dans le projet « Courriers » : elle change encore souvent.

4. Créer un skill avec Claude

Vous n’avez pas besoin de savoir programmer. Claude propose plusieurs façons de créer un skill, depuis la rubrique des skills de vos paramètres de personnalisation. Les intitulés peuvent varier selon votre version.

Créer avec Claude. C’est la voie la plus simple. Claude vous pose des questions sur votre méthode : à quoi elle sert, les étapes, les règles, ce qu’il faut éviter, des exemples de bons et de mauvais résultats. Puis il rédige le skill pour vous. Vous relisez et vous ajustez.

Transformer une conversation en skill. Après avoir travaillé efficacement avec Claude sur une tâche, demandez-lui de transformer cette façon de faire en skill. Il en propose le nom, la description et les instructions.

Écrire les instructions vous-même. Utile si votre méthode est déjà écrite, par exemple dans une procédure interne. Vous la collez et la complétez.

Importer un skill existant. Un skill peut aussi s’importer sous forme de fichier compressé. Cette option demande une vigilance particulière, détaillée au chapitre 7.

Essayez avec Claude. Choisissez la méthode que vous répétez le plus. Lancez la création d’un skill avec l’aide de Claude et répondez à ses questions. Ne l’activez pas tout de suite : le chapitre 6 explique comment le tester.

Exemples :

  • Julien crée son skill en vingt minutes en répondant aux questions de Claude, à partir de deux notices qu’il juge exemplaires.
  • Inès transforme en skill la conversation où elle a mis au point son courrier type à la mairie.
  • Claire colle la procédure écrite de l’agence pour les comptes rendus de réunion de chantier.

5. Bien écrire un skill

Un bon skill ressemble à une bonne demande type, en plus durable. Tout ce que vous avez appris dans la page « Description » s’y applique. Quelques points comptent particulièrement.

La description décide de tout. C’est elle qui indique à Claude quand utiliser le skill. Trop vague, il ne s’activera pas ou s’activera n’importe quand. Écrivez-la comme une règle : « À utiliser pour rédiger, compléter ou relire une notice descriptive de projet de construction ou d’extension. »

Des étapes claires et numérotées. La démarche que Claude doit suivre, dans l’ordre.

Des règles explicites. Vocabulaire, ton, format, interdits, conduite en cas de doute.

Des exemples et des modèles. Un ou deux documents de référence joints au skill valent mieux que de longues explications.

Les vérifications à faire. Ce que Claude doit contrôler avant de rendre son travail, puis ce qu’il doit signaler pour votre propre vérification.

Voici le skill de Julien, en version simplifiée :

Nom : Notice descriptive Verdier.

Description : à utiliser pour rédiger, compléter ou relire une notice descriptive de projet de construction ou d’extension de l’agence.

Étapes : 1. Demande le type de projet, les surfaces et les choix du client s’ils manquent. 2. Suis le plan en huit parties du modèle joint. 3. Utilise le vocabulaire de la liste jointe. 4. Termine par la liste des points à vérifier.

Règles : ton factuel, phrases courtes, aucun nom de marque sauf demande explicite, aucun nom de client.

En cas de doute : écris [à vérifier] au lieu d’inventer une surface, un matériau ou une référence.

Fichiers joints : modèle de notice en huit parties, liste de vocabulaire, deux notices exemplaires anonymisées.

Essayez avec Claude. Relisez la description de votre skill et demandez à Claude : « Dans quelles situations cette description risque-t-elle de déclencher le skill à tort, ou de ne pas le déclencher alors qu’il le faudrait ? » Corrigez-la.

Exemples :

  • La première description de Julien, « pour les notices », déclenchait le skill pour les notices de montage de mobilier : il la précise.
  • Inès ajoute à son skill la signature exacte de l’agence et la règle « Client A ».
  • Sofia joint au skill des comptes rendus deux exemples anonymisés : la qualité du résultat fait un bond.

6. Tester et améliorer

Un skill se teste avant de servir au quotidien, comme un mini-outil.

Testez le déclenchement. Faites trois demandes où le skill doit s’appliquer, puis deux où il ne doit pas s’appliquer. Claude indique en général quand il utilise un skill. Vérifiez qu’il s’active au bon moment.

Testez le résultat. Sur des cas dont vous connaissez la bonne réponse, comparez le travail produit avec ce que vous attendez. Appliquez les six questions du relecteur de la page « Discernement et Diligence ».

Améliorez à partir des erreurs. Chaque erreur constatée se corrige dans le skill, pas dans la réponse. Votre journal des erreurs indique quoi ajuster.

Datez vos versions. Notez dans les instructions la date de la dernière modification et ce qui a changé. Quand plusieurs personnes utilisent le même skill, tout le monde sait quelle version fait foi.

Désactivez ce qui ne sert plus. Un skill obsolète peut s’appliquer au mauvais moment. Faites le tri chaque trimestre.

Essayez avec Claude. Préparez cinq demandes de test pour votre skill : trois qui doivent le déclencher, deux qui ne le doivent pas. Notez dans l’annexe ce qui se passe et corrigez le skill.

Exemples :

  • Sur cinq tests, le skill de Julien s’active trois fois à bon escient et une fois à tort, pour une notice de chantier d’un autre corps de métier : description corrigée.
  • Le skill d’Inès oubliait la date d’échéance dans un cas sur trois : une étape « vérifier la date d’échéance de la facture jointe » est ajoutée.
  • Claire désactive un skill d’essai sur les publications LinkedIn, jamais utilisé en deux mois.

7. Sécurité et partage

Un skill contient des instructions que Claude suit. C’est sa force. C’est aussi un risque.

N’installez que des skills de sources de confiance. Anthropic le dit clairement : les principaux risques d’un skill venu d’ailleurs sont l’injection d’instructions et la fuite de données. Un skill trouvé sur internet peut contenir des consignes cachées, par exemple pour envoyer vos documents ailleurs. Avant d’activer un skill que vous n’avez pas écrit, relisez-le entièrement, ou faites-le relire par quelqu’un de compétent. Le module Cyber « IA et cybersécurité » explique ce qu’est l’injection d’instructions.

Ne mettez jamais de secret dans un skill : pas de mot de passe, pas de code d’accès, pas de donnée personnelle de client. Les exemples joints doivent être anonymisés.

Le partage dépend de l’offre. Sur les offres Team et Enterprise, vous pouvez partager un skill avec des collègues, ou le publier pour toute l’organisation ; les administrateurs peuvent aussi en déployer pour tous. Sur les offres individuelles, un skill reste personnel : pour le transmettre à un collègue, il faut lui donner le fichier, qu’il relira avant de l’importer.

Inscrivez vos skills dans le registre des outils d’IA de l’entreprise : nom, auteur, date, usage. Vous saurez toujours ce qui tourne et qui en est responsable.

Essayez avec Claude. Si vous envisagez d’installer un skill trouvé en ligne, demandez d’abord à Claude de l’analyser : « Voici le contenu de ce skill. Repère toute instruction qui pourrait envoyer des données à l’extérieur, exécuter des actions non demandées ou contredire mes consignes. » Gardez votre propre jugement : cette analyse ne remplace pas une relecture.

Exemples :

  • Tom trouve sur un forum un skill « super notice d’architecte » : Julien le relit et y découvre une instruction qui demande d’ajouter un lien vers un site inconnu. Il n’est pas installé.
  • Les exemples joints au skill de Sofia ont été anonymisés : noms, adresses et numéros de parcelle remplacés.
  • À l’arrivée de l’offre Team en septembre, Claire prévoit de publier pour toute l’agence les skills « Notice descriptive Verdier » et « Courrier de l’agence ».

Résumé

Un skill est un savoir-faire que Claude applique de lui-même quand la tâche s’y prête : un nom, une description qui dit quand l’utiliser, des instructions et parfois des fichiers joints. Anthropic fournit des skills pour créer des fichiers Word, Excel, PowerPoint et PDF ; ils demandent que l’exécution de code soit activée.

On réserve les skills aux méthodes stables et fréquentes : d’abord une demande type, puis un projet si la tâche est liée à un dossier, enfin un skill quand la méthode sert partout. On le crée avec l’aide de Claude, en transformant une conversation réussie, en écrivant ses instructions ou en l’important. La description décide de son déclenchement : elle se soigne et se teste.

On n’installe que des skills de confiance, relus avant activation, sans secret ni donnée personnelle. Sur Team et Enterprise, les skills se partagent avec l’organisation.

Remplissez « Mon premier skill » dans l’annexe : c’est la onzième page de votre carnet d’utilisation, la dernière du module « Organiser son travail dans Claude ».

Questions fréquentes

Faut-il savoir programmer pour créer un skill ?

Non. Claude peut créer le skill avec vous en vous posant des questions, ou transformer une conversation réussie en skill. Un skill s’écrit en langage courant.

Quelle différence entre un skill et un projet ?

Le projet regroupe les documents, les consignes et les conversations d’un dossier. Il ne s’applique qu’à l’intérieur. Le skill est une méthode de travail que Claude applique automatiquement, où que vous soyez, quand la tâche s’y prête.

Les skills sont-ils disponibles avec l’offre gratuite ?

D’après Anthropic, les skills sont disponibles sur toutes les offres, à condition d’activer l’exécution de code. Les options de création, d’import et de partage peuvent varier selon l’offre : vérifiez dans vos paramètres.

Peut-on installer un skill trouvé sur internet ?

Avec une grande prudence. Un skill peut contenir des instructions cachées. N’installez que des skills de sources de confiance, après les avoir relus entièrement.

Comment partager un skill avec mon équipe ?

Sur les offres Team et Enterprise, depuis la rubrique des skills, avec des collègues ou pour toute l’organisation. Sur les offres individuelles, transmettez le fichier du skill, que chacun relira avant de l’importer.

Termes clés

  • Skill : savoir-faire enregistré dans Claude, avec un nom, une description, des instructions et parfois des fichiers, que Claude applique de lui-même quand la tâche s’y prête.
  • Skill fourni par Anthropic : skill prêt à l’emploi, par exemple pour créer des fichiers Word, Excel, PowerPoint ou PDF.
  • Description du skill : phrase qui indique à Claude quand utiliser le skill ; elle décide de son déclenchement.
  • Instructions du skill : étapes, règles et vérifications que Claude suit quand il applique le skill.
  • Fichier joint au skill : modèle, exemple ou liste de référence associé au skill pour guider Claude.
  • Injection d’instructions : consignes cachées dans un contenu, ici un skill, pour détourner le comportement de l’IA ; en anglais, prompt injection.
  • Partage de skills : possibilité, sur les offres Team et Enterprise, de mettre un skill à disposition de collègues ou de toute l’organisation.

Références

QCM (une seule bonne réponse par question)

Question 1 — Qu’est-ce qu’un skill dans Claude ?

  1. Un modèle de Claude plus puissant
  2. Un savoir-faire enregistré que Claude applique de lui-même quand la tâche s’y prête
  3. Un abonnement supplémentaire

Question 2 — Quel élément d’un skill décide quand Claude l’utilise ?

  1. Sa description
  2. Sa date de création
  3. Le nom de son auteur

Question 3 — Les skills fournis par Anthropic permettent notamment :

  1. D’envoyer des courriels sans validation
  2. De créer de vrais fichiers Word, Excel, PowerPoint et PDF
  3. De se connecter à votre banque

Question 4 — Que faut-il activer pour utiliser les skills ?

  1. La mémoire
  2. Le mode incognito
  3. L’exécution de code dans les paramètres

Question 5 — Votre méthode est encore en rodage et change chaque semaine. Le plus adapté :

  1. Une demande type, que vous améliorez à l’usage
  2. Un skill publié pour toute l’organisation
  3. Rien du tout

Question 6 — Vous n’êtes pas développeur. Comment créer un skill ?

  1. C’est impossible
  2. En demandant à Claude de le créer avec vous ou en transformant une conversation réussie
  3. En achetant une offre spéciale

Question 7 — Votre skill s’active pour des tâches qui ne le concernent pas. Que corriger en priorité ?

  1. Le nom de l’auteur
  2. L’offre d’abonnement
  3. La description du skill

Question 8 — Avant d’installer un skill trouvé sur un forum, vous :

  1. Le relisez entièrement ou le faites relire, puis ne l’installez que si la source est de confiance
  2. L’installez tout de suite, il a beaucoup de téléchargements
  3. Le partagez d’abord avec toute l’équipe

Question 9 — Que ne faut-il jamais mettre dans un skill ?

  1. Des étapes numérotées
  2. Un modèle de document
  3. Des mots de passe ou des données personnelles de clients

Question 10 — Sur quelles offres peut-on partager un skill avec toute l’organisation ?

  1. Gratuit uniquement
  2. Team et Enterprise
  3. Aucune
Voir les réponses et les explications

Réponses : 1→2 · 2→1 · 3→2 · 4→3 · 5→1 · 6→2 · 7→3 · 8→1 · 9→3 · 10→2

Explications.

  1. Un skill est une méthode de travail que Claude applique automatiquement quand elle est utile.
  2. La description indique à Claude dans quelles situations utiliser le skill.
  3. Les skills fournis par Anthropic couvrent la création de fichiers bureautiques et PDF.
  4. Les skills demandent que l’exécution de code soit activée.
  5. Une méthode qui change encore reste une demande type ; elle deviendra un skill quand elle sera stable.
  6. Claude peut créer le skill avec vous, en langage courant, sans programmation.
  7. Un déclenchement à tort vient presque toujours d’une description trop vague.
  8. Anthropic recommande de n’installer que des skills de sources de confiance, relus avant activation.
  9. Un skill ne doit contenir ni secret ni donnée personnelle : il peut être partagé ou mal utilisé.
  10. Le partage à l’échelle de l’organisation est réservé aux offres Team et Enterprise.

Exercices

Exercice 1 — Choisir le bon outil (10 min) Pour chaque situation, choisissez entre demande type, consignes personnelles, projet et skill. Justifiez votre choix.

  • a) Votre préférence pour des réponses courtes et le vouvoiement.
  • b) La réponse à un appel d’offres précis, avec son règlement et ses annexes.
  • c) La méthode de l’entreprise pour les comptes rendus de réunion, stable depuis six mois, utilisée par tous.
  • d) Un courrier de réclamation que vous écrivez pour la première fois.

Exercice 2 — Créer votre premier skill (20 min) Choisissez une méthode stable et fréquente. Créez le skill avec l’aide de Claude. Vérifiez qu’il contient un nom, une description précise, des étapes, des règles, une conduite en cas de doute et, si utile, un fichier joint anonymisé.

Exercice 3 — Tester votre skill (10 min) Préparez cinq demandes de test : trois qui doivent déclencher le skill, deux qui ne le doivent pas. Notez les résultats dans l’annexe et corrigez le skill.

Corrections des exercices

Exercice 1 — a) Consignes personnelles : une préférence générale. b) Projet : un dossier avec ses documents. c) Skill : une méthode stable, fréquente et partagée. d) Demande type, ou simple demande : la méthode n’est pas encore éprouvée. Chaque outil a sa place ; le skill vient en dernier, pour ce qui est mûr.

Exercice 2 — Exemple d’Inès : « Courrier de l’agence ». Description : « à utiliser pour rédiger un courrier ou un courriel de l’agence à un client, une mairie ou un fournisseur ». Étapes : identifier le destinataire et l’objet, appliquer le guide de ton joint, signer « L’équipe Verdier Architectes ». Règles : vouvoiement, phrases courtes, « Client A » au lieu du nom. En cas de doute : [à compléter]. Fichiers : guide de ton, trois courriers modèles anonymisés. Un skill complet tient en une page, plus quelques fichiers.

Exercice 3 — Exemple de Julien : trois déclenchements corrects sur trois ; un déclenchement à tort sur deux tests négatifs (notice de montage de mobilier) ; description précisée « projet de construction ou d’extension » ; nouveau test : cinq sur cinq. Le test des cas négatifs est aussi important que celui des cas positifs.

Annexe — Mon premier skill

Onzième page de votre carnet d’utilisation de Claude.

Fiche de conception.

Rubrique Mon skill
Nom
Description (quand l’utiliser)
Étapes
Règles
Conduite en cas de doute
Fichiers joints (anonymisés)
Ce que je vérifie toujours dans le résultat
Date et version

Mes tests.

Demande de test Doit déclencher le skill ? Résultat Correction apportée
Oui
Oui
Oui
Non
Non

Marques, sources et usage de l’IA

Claude et Anthropic sont des marques d’Anthropic PBC, citées pour désigner le produit présenté. Acadigit est un organisme de formation indépendant : il n’est ni affilié à Anthropic, ni sponsorisé, ni approuvé par elle.

Word, Excel et PowerPoint sont des marques de Microsoft.

Module conçu par Acadigit à partir de la documentation publique d’Anthropic et de ses cours en ligne gratuits (Claude Academy), consultés le 03/10/2026. Les fonctions et les offres de Claude évoluent vite : vérifiez-les sur le site d’Anthropic avant une décision importante.

Ce module a été rédigé avec l’aide de l’IA, puis relu, amélioré et validé par Acadigit.

Module 3.4 · Travailler avec Claude

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